‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 294 sur 305 · J. Güild, d’après Rev. méd., Paris, 1829, t. IV, p · texte numérisé non relu

J. Güild, d’après Rev. méd., Paris, 1829, t. IV, p

2. Echeverri\ [Arch. gén. de méd., 1878, t. II, p. 667), cite 4 cas, dus à Palmer et à J. Russell, où l’épilepsie, que guérit la trépaaation, relevait d’une exostose syphilitique.

3. Pourra-t-on aller un jour plus loin et tenir compte des auras à localisation actuellement inconnue? Certains auteurs font des recherches dans ce sens. Ainsi, Allen Starr croit qu’une épilepsie sensorielle dont le début est caractérisé par des troubles de l’ouïe, indique une irritation de la région temporale; une épilepsie sensorielle commençant par des troubles visuels, éclairs, etc., indique une irritation de la région occipitale ; enfin les troubles de l’odorat ou du goût indiquent une irritation de la région sphénoïdale. Quant à l’attaque à forme aphasique due à la suspension des fonctions des aires sensorielles du 'langage, A. Starr en admet l'existence théorique, mais n’en connaît pas d’exemple. On a enfin noté une aberration mentale temporaire, excitation maniaque ou simple égarement suivi de stupeur et' de la perte de mémoire, tous accidents dus peut-être (A. Starr) à une lésion des lobes frontaux. — Voy. aussi Pitres, Arch. clin, de Bordeaux, janvier, 1892, t. 1, p. .l.

ÉPILEPSIE ESSEMTIEIXE fiENEHAUSÉE

Nous voici maintenant acculés aux cas où toute direction fait défaut. Si le traitement médical est impuissant, le chirurgien doitil se croiser les bras? Certains se prononcent en faveur d’une thérapeutique active : en effet, disent-ils, quelques malades des catégories précédentes ont été guéris, d’autres considérablement améliorés, alors qu’en opérant on n’avait trouvé aucune lésion palpable; tâchons donc, puisque la trépanation est aujourd’hui devenue bénigne, de faire bénéficier de ces cures quelques-uns des épileptiques devant lesquels les médecins désarment; si nous réussissons, nous aurons le regret de ne pas savoir au juste pourquoi et de remercier seulement le hasard, mais ces discussions intéressent peu le patient; si nous échouons, au moins aurons nous la consolation de n’avoir pas nui. Et c’est ainsi que Lucas- Championnière — partisan d’ailleurs de la théorie de la décompression — 'conseille de mettre largement à découvert la zone rolandique, même lorsqu’il n’y a aucun symptôme moteur de localisation.

C’est le raisonnement que tient Bendandi b Cet auteur, ayant en vain cherché une tumeur corticale qu’il croyait avoir diagnostiquée, voit cesser une épilepsie jacksonienne : dès lors, il conseille de tenter le trépan dans toute épilepsie. Où est en effet la limite précise entre l’épilepsie essentielle et la symptomatique; allons plus loin, entre la partielle et la généralisée? Comme pour la folie, bon nombre d’enfants congénitalement épileptiques ne le sont-ils pas parce que le forceps leur a malencontreusement déprimé le crâne? Et quelle intensité faut-il qu’ait atteinte une violence subie par le crâne pour qu’une épilepsie puisse être déclarée traumatique?

Le point de départ de tous ces raisonnements est que la trépanation avec simple incision de la dure-mère est une opération bénigne. Il faudrait renoncera l’opération, vn la nullité fréquente des résultals thérapeutiques, si l’on devait encore compter 17 morts snr 86 comme Walsham % 50 sur 296 comme Mc Dougall ’ : mais

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