‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 295 sur 305 · STATISTIQUES DIVERSES · texte numérisé non relu

STATISTIQUES DIVERSES

ces statistiques sont dressdes avec des fails épars, dont bon nombre appartiennent à la période préantiseptique. Actuellement le pronostic opératoire a changé du tout au tout et par ex omplc Dumas nous apprend que Briggs a pratiqué 30 de ces trépanations avec un seul décès.

La bénignité opératoire étant devenue presque parfaite, tout dépend des résultats obtenus. Il semble donc que la question doive être vite jugée. Les épileptiques sont assez nombreux, assez décidés à tout — eux ou leurs parents — pour que les observations suivies pendant longtemps aient pu, depuis l’avènement de l’antisepsie, être recueillies et multipliées à souhait.

Or, il n’en est rien, et nous continuons à en être réduits aux statistiques anciennes. Ces statistiques, si nous défalquons les morts, aujourd’hui négligeables, nous donnent; celle de Mc Dougall, 179 guérisons sur 246 cas; celle de Walsham, 48 guérisons, 17 améliorations et 4 slalu quo sur 69 cas.

Ce serait superbe si c’était exact ; mais alors pourquoi les asiles d’épileptiques ne nous fournissent-ils nulle part une statistique intégrale d’un aliéniste assisté d’un chirurgien? Pourquoi tous les médecins qui fréquentent les épileptiques sont-ils abstentionnistes? Parce que les malades, après avoir passé quelque temps dans la salle de chirurgie, reviennent presque tous à l’asile, aussi épileptiques qu’auparavant. Parce que les résultats sont loin de valoir, en réalité, ce qu’annoncent ces statistiques bigarrées, où sont alignées des observations disparates, dues à des chirurgiens multiples. Dans ces tableaux sont confondues toutes les épilepsies, à étiologie connue ou inconnue; et de plus aucun document précis ne nous permet d’apprécier le résultat à longue écl)éance.

Les malades, nous dit-on, ont quitté l’hôpital sans avoir eu de nouvel accès, au bout de trois, quatre semaines. C’est absolument insuffisant, même pour des malades ayant eu avant l’opération des attaques quotidiennes; des rémissions, de plus longue durée môme, ont été observées avec toutes les médications, à la suite des actions les plus diverses sur la peau, sur les muqueuses. Féré, par exemple

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