LES INDICATIONS CLINIQUES DE LA CHIRURGIE CÉRÉBRALE
g I. — Indications générales.
Des données physiologiques qui précèdent, il résulte que le cerveau peut être divise en deux ordres de régions bien déterminées: les unes sont celles auxquelles nous venons d’attribuer des fonctions spéciales, et de là des symptômes spéciaux, lorsqu’elles seront irritées ou détruites par une lésion quelconque ; les autres, au contraire, sont capables de subir les lésions les plus complexes sans qu’il en résulte de trouble fonctionnel. Ces « zones latentes » comprennent, jusqu’à nouvel ordre, la majeure partie de l'écorce cérébrale, c’est-à-dire la partie antérieure du lobe frontal, presque tout le lobe temporal, une grande partie des lobes pariétal et occipital. On conçoit, dès lors, qu’il doive y avoir, au point de vue clinique, deux grandes classes de lésions cérébrales, suivant qu’elles s’accompagnent ou non des signes spéciaux dits de localisation. Il faut, en outre, tenir compte parfois de certains phénomènes appréciables par l’inspection et la palpation du crâne.
Soit, par exemple, un enfoncement traumatique de la voûte crânienne, avec lésion évidente du cerveau. Qu’il y ait ou non des symptômes de localisation, l’indication 'chirurgicale immédiate consistera à aflrancbir le cerveau lacéré d’une compression menaçante, de corps étrangers dangereux. On tient un compte médiocre des signes fonctionnels et on agit, suivant les règles ordinaires de la chirurgie généi’ale, sur le foyer Iraumaliquc extérieurement reconnu. De môme, c’est sur des phénomènes extérieurs tangibles et visibles que soni fondés le diagnoslic et le traitement de l’encéphalocèle.