‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 36 sur 305 · Navhatil, Beilr. z. Uirnehirurgie, Stuttgart · texte numérisé non relu

Navhatil, Beilr. z. Uirnehirurgie, Stuttgart

8. Vo3'cz sur ce sujet, les Abcès, p.artie spéciale, ch. Il, § 2 et ch. 111.

llKMOSTASli DES SINUS DE I.A DUUE-MÈUE HA

Cliampionuiôre : avec lo doigt on enduit la surlacc de section osseuse de cire vierge qu’on a ste'rilisée j)ar la chaleur et qu on niainlient à une température ou elle reste malléable.

L(is vaisscaiix de l(i dure-mère, lors([ue cette membrane est lar- ■>ement fendue en croix, peuvent toujours ôlre saisis dans une pince à pression, puis liés, en passant an besoin 1e (il avec 1 aiguille de lleverdin, de façon à faire au-dessous do la pince une sorte de ligature en masse. Ces petits vaisseaux';, en somme, sont presque uégligeablcs. 11 n’en est pas de môme des sinus de la dure-mère'. Ici, au danger de riiémorrbagie se joint celui do l’entrée de l’air . dans les veines, à laquelle Yolkmann a dû la mort d’un de ses opérés*. Les dispositions anatomiques nous expliquent comment il ne saurait guère être question que du sinus longitudinal supé- I rieur pour les opérations portant sur la voûte du crâne et du sinus latéral pour celles qui portent sur la région mastoïdienne. Contre une plaie du sinus longitudinal supérieur, la ligature, si elle est possible, est certainement le procédé de choix; elle a donné des : succès à Bergmann, à Weir, à Navratil, à F. Terrier®. Dans un cas J où Kammerer** l’a pratiquée, le patient est mort rapidement, avec 1 des symptômes d’excitation motrice, de la céphalalgie intense, de 1 la dépression mentale, de l’assoupissement et enfin du coma. Mais ■ est-il juste d’attribuer ces accidents, comme le veut Fauteur, à la I ligature du sinus avant tout? Il est permis d’en douter et, en tout i-cas, on n’en saurait conclure que les autres procédés d’hémostase soient supérieurs à la ligature, car eux aussi ne peuvent agir que I par une thrombose au moins partielle du sinus, et on sait, d’ail- ' leurs, que la ligature est le procédé d’hémostase qui oblitère : les vaisseaux sur la plus petite longueur F C’est donc seulement

1. Voy. Menzei,, Die operalive EroB'nung der Schadclhôhle. Inaug. Diss., Berlin, 1881. — Ge.nz.veh, Exstirpation eines faustgros.sen Fungus duræ matris todtlich verlaufend I durch Lufteintrilt iu den geolTnellen Sinus longitudinalis. Cojigr. de la Soc. ail. de I chir., t. VI, p. 32; et Arcli. f. klin. Chir., Berlin, 1877, t. XXI, p. 664. — Ce sujet a été étudié expérimentalement par FEaiuai, Arch.p. le Se. med., Torino, 1888, Xll, p. 36ü. i 2. F. Tereier, Epithélioma de l’os frontal, etc. Bull, de l’Acad. de méd., Paris, 1 1891, 3« s., t. XXVI, p. 184, et Mercredi méd., 1891, p. 38o.

I 3. Kammerer, a case of sarcoma of the dura mater; ligation of tlie longitudinal I sinus. Med. Bec., New-York, 1889, t. II, p. 669. °

4. A cet égard, cependant, elle est inférieure à la suture, qui peut n’oblitérer nul-

BllOCA ET MAUBRAC.

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