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IN'DICAÏlONS TlUÉES DES SIDNES EXTÉHIErUS
aupai'avant était clevonue daiigereuso, ils instiliiôrent des expériences pour démontrer que, le cerveau supportant a merveille la compression, le trépan était scientifiquement condamné'.
Lorsque Tantisepsie eut rendu quelque bénignité aux interventions sanglantes en général et au trépan en particulier, on reprit l’étude de la compression cérébrale, et on ne tarda pas à se convaincre qu’elle fournissait des indications opératoires fréquentes et importantes. Si le cerveau s’accoutume souvent assez bien à la compression lente — par une tumeur du crâne, par exemple ^ — il ne subit pas sans dommage la compression brus(fue — comme l’est la compression traumatique — lorsqu’elle acquiert quelque intensité. Il faut par conséquent faire cesser cette compression, dont les agents sont au nombre de deux ; les fragments osseux enfoncés, le sang épanché entre le cerveau et la boîte crânienne, la plupart du temps à la face externe de la dure-mère.
Les indications anatomiques sont donc faciles à formuler : relever les fragments enfoncés, évacuer le sang et les caillots, arrêter l’hémorrhagie; mais en clinique le problème n’est pas toujours simple, et, à ce point de vue, il faut établir deux catégories de cas, suivant que l’indication est fournie par un signe extérieur ou par des troubles fonctionnels. Cette division n’a, d’ailleurs, rien d’absolu et souvent il y a plus ou moins d’empiétement des deux catégories l’une sur l’autre.
A. — Indications tirées des signes extérieurs.
Le signe extérieur que nous devrons toujours rechercher avec grand soin est V enfoncement avec ou sans plaie.
1. Pour toutes ces questions d'ordre historique, nous renvoyons aux deux mémoires de Delvoieet de Gallez, récemment couronnés parl’Académie de médecine de Belfjique {Méyn. couronnés, etc., 1893, t. Xll, fasc. 1 et 2). C'est surtout à Gama, à Malgaigne, que sont dues les expériences cherchant à prouver que « la compression seule n’est dangereuse que quand elle passe toute limite ». Nous nous bornons à rappeler que depuis Leyden, Pagenstecher, Diiret ont démontré d’une façon irréfutable que ces expériences n'ont aucune valeur et que, bien au contraire, la compression cérébrale est la cause d'accidents graves.
2. L’un de nous en a relaté un exemple très net à la Société anatomique, en 1884
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TUÉPANATION POUR ENFOXCUMENïS AVEC JR.AIE
1“ Enfoncement avec plaie. — S’il existe une plaie au fond de laquelle on voit des esquilles enfoncées vers la cavité crânienne', avec ou sans déchirure de la dure-mère, avec ou sans lacération du cerveau, l’indication est formelle aux yeux de tous les chirurgiens : il faut relever les esquilles enfoncées, enlever celles dont la vitalité est suspecte et suturer le cuir chevelu tout en établissant un large drainage ^ Cette pratique est indispensable pour deux motifs : elle fait cesser la compression locale exercée par les fragments; elle senle peut permettre d’assurer l’antisepsie du foyer régularisé et drainé ^ Aussi faut-il agir vite, sans laisser à l’infection le temps de se déclarer, car une fois qu’elle est installée on n’en devient que bien difficilement maître. Les interventions seront donc d’autant plus efficaces qu’elles auront été plus précoces, et l’un de nous peut mettre en parallèle à cet égard deux faits de sa pratique personnelle, tous deux relatifs à des enfants. Dans l’un, le sujet fut apporté à l’hôpital, comateux, immédiatement après l’accident; d’urgence le fragment enfoncé fut enlevé et la guérison fut parfaite, après quelques troubles transitoires de la motilité et de la parole; dans l’autre, le garçon ne fut amené qu’au bout de deux jours, alors que la plaie du cuir chevelu commençait déjà à suppurer et l’intervention ne put prévenir la formation d’un abcès cérébral que l’on dut inciser plus tard.
Observation I. — Compression du cerveau par fracture. Trépan.
Guérison (A. Broca).
Q... (Henri), six ans et quatre mois, en jouant, à 11 heures du matin, s’approche d’un cheval qui lui envoie un coup de pied. Coma
1. En cas de fracture étoilée par arme à feu, sans enfoncement apparent, il y a longtemps déjà que certains chirurgiens militaires (Voyez Andouillé, iWe'm. de f’Acad. roy. de chir., Paris, 1153, éd. in-4», t. II, p. 503) ont signalé la fréquence d’enfoncements limités à la table interne, sur lesquels, il y a quelques années, Sédillot a tout spécialement insisté (C. R. de l’Acad. des sc., 12 oct. 1814, t. LXXIX, p. 836).
2. On a discuté pour savoir s’il fallait alors parler de <■ trépanation « ou de « fausse trépanation ». Ces querelles de mots n'ont aucun intérêt.
3. Sur cette indication, que nous signalons seulement, car elle n’est pas à vrai dire « cérébrale », voyez Seydel, Münch. med. Woch., 1886, t. XXXIII, p. 681 : Qüènu, Soc. de chir., Paris, 1888, n. s., t. XIV, p. 546.