TRÉPANATION POUR ENFONCEMENTS AVEC PFAIE
immédiat, sans paralysie ni stertor : l’enfant criait mais ne parlait pas. Le ^20 novembre 1892, à 2 h. 1/2, on l’apporte à l’hôpital. Plaie verticale de 5 centimètres de long, à peu près sur la ligne biauriculaire, c\ mi-chemin entre l’oreille gauche et le vertex. Hématome sous le muscle temporal; hémorrhagie notable, issue de matière cérébrale. Lorsqu’on pince l’enfant, il retire tous les membres en poussant quelques cris, mais pas de paroles.
A 4 heures du soir, on débride la plaie en haut et en bas avec fente transversale de la lèvre postérieure. On relève un lambeau comprenant le muscle temporal et le périoste.
Une esquille osseuse est enfoncée, recouverte par un caillot et par de la matière cérébrale. On fait basculer l’esquille avec un élévateur et on la retire avec une pince; immédiatement la dure-mère reprend sa rondeur; elle est déchirée sur le bord antérieur de l’esquille : le doigt pénètre dans la substance cérébrale. Suintement sanguin venant de la profondeur. Drain dans l’angle supérieur. Pansement compressif. Chloroforme facile.
Sort guéri le 25 décembre.
Le 2 janvier, état général excellent; marche bien, se sert des deux mains et ne présente aucun trouble du côté de l’appareil locomoteur. Mais il parle moins bien qu’avant l’accident et ne peut pas toujours prononcer ce qu’il voudrait. Cicatrice très bonne. Pas d’encéphalocèle. On voit et on sent une dépression ovalaire, à grand axe vertical, de 5 centimètres de long sur 1 centimètre de large. Elle est animée de battements.
L’enfant a été revu quelques mois après, à l’occasion d’nne poussée d’impétigo du cuir chevelu. État général et local excellents.
Observation II. — Enfoncement du pariétal. Issue de matière cérébrale.
Aphasie et monoplégie brachiale. Trépanation tardive. Abcès cérébral.
consécutif (A. Broca).
D... (Raymond), âgé de trois ans et demi. Le 15 octobre 1892, l’enfant reçoit sur la tête une grosse barre de fer ; le médecin appelé constata l’issue de matière cérébrale par la plaie.
Le 22 octobre on l’amène à l’hôpital et là on constate sur le pariétal gauche, un peu en arrière de la ligne biauriculaire, à un travers de doigt de la ligne médiane, l’existence d’une plaie contuse déjà recouverte d’un peu de pus. L’os est enfoncé à ce niveau; en outre, l’enfant qui jusque-là parlait bien, ne prononce plus aucune parole et se fait comprendre par gestes. Le bras droit est parésié, la jambe correspondante ne paraît présenter aucun trouble et la marche est restée, facile.