COUPS ÉTHANGCRS DU CERVEAU
13 juin. Ua papille réagi!.; le droit externe commence A fonctionner.
() juin. La vue de Uoeil droit est de nouveau abolie, et la pupille ne (t réagit plus. Mais les jours suivants cet état s’améliore, et le U2 juin le malade sort de l’hôpital, dans l’état où il était le 3 juin. A cette date, le nerf optique n’était pas atrophié. L’examen ophthalmoscopique révélait des hémorrhagies abondantes dans la choroïde et la rétine, ayant fait irruption dans le corps vitré, et y ayant déterminé des cicatrices blan- I châtres, encore teintées de sang sur leurs bords.
Le 6 juillet le malade est i*evu. L’œil droit a recouvré à peu près tous ses mouvements; au repos, la pupille droite est un peu plus élevée que la gauche. 11 y a paralysie de la sensibilité sur le territoire du nerf sousorbitaire gauche. La vision de l’œil droit reste défectueuse; cet œil est le siège de poussées douloureuses avec cécité temporaire. Le rouge et le bleu sont perçus.
Obsehv.vtion IV — Coup do revolver à la Icmpe (A. Broca).
En 1883, étant de garde comme interne à l’Hôtel-Dieu, j’eus â admettre une jeune femme qui venait de se tirer un coup de revolver dans la tempe droite. L’œil droit était saillant, immobile, la vue y était abolie, la pupille en était dilatée. Une ecchymose considérable noircissait les deux paupières inférieures. La vision de l’œil gauche était con servée. La malade avait toute sa connaissance et affirmait que le médecin appelé auprès d’elle en ville, avait enfoncé un stylet à une profondeur de 10 à 12 centimètres. Aucun trouble moteur; pas d’hémorrhagie. La malade fut placée dans le service de Léon Le Fort, d’où elle sortit au bout de quinze jours, sans avoir été opérée. Les troubles cérébraux étaient nuis; mais l’état de l’œil droit ne s’était pas amélioré.
Observation V. — Coup de revolver à la tempe (A. Broca).
P... François, âgé de seize ans, clerc d’huissier, fut admis le 13 avril 1883 à l’Hôtel-Dieu (salle Saint-Julien, n° 27), dans le service du professeur Panas, dont j’étais alors l’interne.
Il racontait avoir reçu, à la tempe gauche, par accident, un coup de revolver tiré à 1 mètre de distance environ. L’accident avait eu lieu quarante-huit heures auparavant (11 avril, à 3 heures de l’après-midi). Le blessé n’a pas perdu connaissance et a très peu saigné.
I A l'entrée, on constatait à l’œil gaucho une exophthalmie notable, i avec chémosis intense et abolition de la vision. Les douleurs étaient ' vives. A droile, ecchymose des paupières. T. 37®, 7.
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