‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 60 sur 305 · COMPRESSION CÉRÉRRALE PAR ÉPANCHEMENT SANGUIN · texte numérisé non relu

COMPRESSION CÉRÉRRALE PAR ÉPANCHEMENT SANGUIN

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csL d’accord sur J’urgencc de la trépanation; sans elle, le blessé succombe, ou une paralysie incurable le rend définitivement infirme C

D’une manière, générale, les paralysies localisées sont une indication plus importante que les convulsions. D’ailleurs, il est rare que les convulsions localisées s’observent, à titre d’accident primitif, indépendamment de toute paralysie. Elles méritent pourtant d’être signalées, car il n’y a pas longtemps encore il était classique de les considérer comme l’indice d’une méningite au début, contre-indiquant toute intervention opératoire. Dès 1874, Lucas- Championnière a fait voir qu’il n’en était rien, et depuis les observations se sont assez multipliées pour qu’il soit aujourd’hui inutile de les relater ici en détail.

II. Compression cérébrale par épanchement sanguin ^ — C’est surtout à propos de la compression par les épanchements sangnins intracrâniens qu’ont été soulevées les discussions sur le trépan immédiat après les lésions traumatiques du crâne. Nous avons déjà dit comment, à la fin du siècle dernier, la réaction commença à se faire contre les doctrines interventionnistes jusqu’alors prédominantes; et comment, grâce aux efforts surtout de Desault, de Gama, de Malgaigne, il devint classique d’enseigner ; 1° que l’on avait à tort attribué à la compression des accidents presque toujours dus à la commotion ou à la contusion; 2° qu’à supposer réelle la compression cérébrale, il était à peu près impossible, malgré les assertions de J.-L. Petit en particulier, de la différencier, en clinique, de la commotion ou de la compression; 3“ qu’à supposer diagnostiquée une compression cérébrale par épanchement sanguin, il n’en faudrait pas moins s’abstenir, en raison de l’im-

1. Nous citerons à titre de documents quelques observations de fractures du crâne, avec ou sans plaie, accompagnées de signes paralytiques localisés : Axgk Düval,

Bull. Soc. chir., Paris, 1864, p. 51 (aphémie). PéniEH, Bull. Soc. anlhrop., 1864,

t. V, p. 362 (aphémie). — Singeh, Praq. med. Woch., 1887, p. 41 (aphasie et monoplégie). — MoacAN, Bril. med. journ., 188.5, t. I, p. 1155 (aphasie et hémiplégie brachiale surtout). — J. Bruno, Th.inaug., Greifswald, 1885 (monoplégie brachio-faciale). — Lunz, Deut. med. Woch., 1888, p. 377 (paraplégie par coup au vertex). — Tillky, Journ. of lhe Am. med. Ms.s., 11 octobre 1890, t. XV, p. 525 (hémianopie).

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