‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 69 sur 305 · Riegner, Deut. med. Woch., Leipzig, 1893, n° 28, p · texte numérisé non relu

Riegner, Deut. med. Woch., Leipzig, 1893, n° 28, p

4. Hkusner, Délit, med. Woc/i., 1888, p. 8.61, relate nn cas où, avec un point douloureux extérieur, on constatait une parésie brachio-facialc. 'l'répanation : crâne et dure-mère intacts, épanchement sanguin à la surface du cerveau.

188 ÉPANCHEMENTS SANGUINS A l/INTEIIIEUH DE LA DUUE-.MÉHE

abondant a sul'li à assnror la gudrison, quoiqu’il y eût ccrlainemenl de la contusion cérébrale ; et, d’ailleurs, avec le sang, Kiegner a donné issue à de la substance nerveuse broyée.

S’il existe des symptômes de localisation, on trépanera, môme s’il n’y a aucun signe extérieur; et s’il y a un de ces signes, on ne se laissera pas entraîner par lui trop loin du point, préalablement déterminé, où l’on aura diagnostiqué une lésion de l’écorce.

Il est à noter que, dans presque toutes les observations de ce genre que nous avons pu réunii-, les symptômes étaient constitués, avant tout, par des troubles paralytiques ou convulsifs dans le membre supérieur et par de l’aphasie, et que, dès lors, on a été amené à trépaner sur l’extrémité inférieure de la scissure de Rolando et sur le pied de la troisième frontale. Peut-être les contusions cérébrales s’accompagnent-elles plus facilement d’une hémorrhagie notable dans cette région où serpentent la cérébrale moyenne et ses branches de premier ordre. Quoi qu’il en soit, nous relevons les observations suivantes :

Maeewen’ a soigné un enfant (pu, six jours après une contusion crânienne légère, fut pris de convulsions dans la face, puis le bras et la jambe, à gauche, ces parties étant parésiées. Une couronne fut appliquée un peu en arrière de la ligne auriculo-breginatique, à mi-hauteur entre le vertex et le méat auditif : à ce niveau, on vit l’extrémité postéreure d’une tissure crânienne; sous la dure-mère incisée on trouva du sang en partie coagulé. Guérison sans troubles fonctionnels persistants.

H. Âllingham * rapporte l’histoire d’un homme de quarante ans qui, le lendemain d’une chute, était assoupi, puis fut pris, au cinquième jour, de coma avec convulsions hémiplégiques, débutant par le côté gauche de la face. Le lendemain, trépanation sur le pied de la scissure de Rolando droite. Un vaste épanchement sanguin refoulait le cerveau, provenant d’une lacération du lobe frontal. Guérison sans troubles fonctionnels persistants.

E. Owen^ a opéré un enfant de neuf ans qui, au cinquième-jour d’une chute de voiture, présenta des convulsions d’abord dans la face, à droite, puis dans le membre supérieur; deux jours plus tard, on nota de l’aphasie. On trépana alors sur la scissure de Rolando gauclie, proba-

I. Mackwen, Brit. med. Journ., 11 août 1888, t. II, p. 303 (Obs. II).

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