‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 70 sur 305 · Allingham, Lancet, London, 20 avril 1889, t. I, p · texte numérisé non relu

Allingham, Lancet, London, 20 avril 1889, t. I, p

3. E. OwEN, B7'it. med. Jown., London, 13 oct. 1888, t. II, p. 817.

ÉPANCHEMENTS SANGUINS A l.’INTÉHIEUH DE UA DUHE-MEHE 180

blement un peu li'op haiil, pui.S(jue après avoir mis à nu un volumineux caillot, il fallut a|?randir la hrèclie en bas. Evacuation du caillot et suture. Mais les accidents ne cédèrent pas, si bien que deux jours après I il fallut ouvrir de nouveau la plaie pour donner issue à du sang accumulé dans la cavité arachnoïdienne. Guérison sans troubles fonctionnels persistants.

Mac Burney* a observé un médecin de quarante ans qui, ayant fait une chute de voiture, eut au bout de quelques heures du délire et du coma, et le lendemain futpris d’hémiplégie droite avec aphasie motrice. Huit jours après la connaissance revint, mais les troubles paralytiques persistèrent, et, au bout de trois mois, on se décida à trépaner. Après ablation d’un caillot qui occupait le pied de la troisième frontale et l’extrémité inférieure de la scissure de Rolande, parole, intelligence et mouvement se rétablirent; au bout de deux mois, la guérison était complète.

Lépine^ a fait opérer par Jaboulay un alcoolique de vingt -neuf ans, déjà un peu épileptique, qui tomba dans un escalier, et, à partir de ce moment, resta dans le coma pendant quatre jours. Le malade sortit du coma, et on put alors constater qu’il existait de l’aphasie, avec parésie de la face et de la langue, à droite; puis survinrent quelques crises d’épilepsie jacksonienne, à début facial. Jaboulay, au dixième jour, trépana sur l’extrémité inférieure de la scissure de Rolande gauche, donna issue à 23 grammes environ de .sang, situé sous la dure-mère, et fit un tamponnement iodoformé. Le lendemain, le tampon fut retiré, et le malade put parler.

Duret^est intervenu chez un homme qui fit une chute le 17 juin, conserva de la céphalalgie, puis fut pris d’aphasie avec parésie de la face à droite, le 30 juin. Le 7 juillet, sous la dure-mère incisée, la troisième frontale gauche était refoulée par un épanchement sanguin non coagulé. Après avoir été très bien pendant vingt jours, l’opéré abusa de l’exercice et de l’estaminet : brusquement il fut pris de coma et de contractures, et en vingt-quatre heures il mourait. L’autopsie démontra qu’il n’y avait ni méningite, ni compression, ni contusion corticale.

Bremer et Carson^ ont publié l’observation d’un garçon de onze ans, qui put rentrer chez lui après une chute, mais le lendemain fut pris d’assoupissement, de céphalalgie, de vomissements; au huitième jour, chute avec perte de connaissance temporaire. Puis se déclara de

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