‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 74 sur 305 · Voy. chap. ii, p. 2G · texte numérisé non relu

Voy. chap. ii, p. 2G

2. Luther IIolden, St Darth. IIosp. Rep., London, 1873, t. IX, p. 96.

Ml'iM.NClTE ET ABCÈS CORTICAUX I9;i

10 murs il fut donc trépané, sur la vieille fracture, cl après issue de 5 onces de pus fétide il guérit fort bien.

Si l’on pi'enait au pied de la lettre notre classification, on devrait ranger cette observation parmi les cas d’accidents tertiaires. Mais

11 est plus logique d’oublier un pou les dates, qui importent médiocrement, pour se souvenir surtout qu’il y avait une collection purulente.

Cotte collection causait des accidents de compression cérébrale. Il en était de même dans le cas déjà cité de P. Broca, dans l’observation princeps de la chirurgie guidée par les localisations cérébrales et par la topographie crânio-cérébrale : rappelons seulement qu’un abcès situé entre l’os et la dure-mère causait de l’aphasie en comprimant le pied de la troisième circonvolution frontale gauche.

B. — Méningite et abcès de l’écorce cérébrale.

Pour étudier le traitement chirurgical de la méningite traumatique, des subdivisions sont nécessaires, car il n’y a aucune parité à établir entre un sujet atteint de méningo-encéphalite à la suite d’une fracture du rocher, par exemple, et un autre chez lequel la complication inflammatoire est le résultat d’une fracture avec plaie et enfoncement de la voûte du crâne.

Soit d’abord le cas le plus simple, celui d’un blessé qui présente des accidents de méningite consécutifs à une fracture suppuréc, ancienne ou récente. Aucun doute alors n’est permis : l’intervention s’impose, exactement comme nous venons de le voir pour les collections situées entre l’os et la dure-mère, et nous pourrions répéter mot pour mot ce que nous avons dit à ce propos du rôle préventif de la trépanation immédiate.

La premier motif pour trépaner sans retard, malgré l’opinion naguère encore classique que la lièvre le délire, et les convulsions' étaient des contre-indications au trépan, est qu’en réalité, il est souvent impossible de déterminer avec précision s’il y a bien véritablement une méningo-encéphalite ou seulement un abcès

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