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4. Jakeway, Journ. of ment, and nerv.dis., New- York, 1886, t. XI, p. 224. Il s’agit dun abcès occipilal avec hémianopie.
TRAITEMENT DES ABCES J'ROFONDS DU CERVEAU
par le trocaii qu’après avoir cessé de faire agir Je vide, la ponction étant restée blanche jusque-là. Bergmann, Navratil, déclarent même que l’exploration au bistouri est la plus probante, et, par exemple, Obalinski’ a vu du pus sortir de la sorte après que la ponction avait été infructueuse.
Lorsqu’on est arrivé dans le foyer, on débride le long du trocart laissé comme conducteur; si on a ponctionné au bistouri, on agrandit simplement la plaie. Puis, avec la pince de Lister, on introduit un drain de gros calibre.
Résultats. — Les suites immédiates de cette intervention sont le plus souvent favorables ; les accidents cérébraux cessent avec une rapidité variable, les symptômes paralytiques et convulsifs s’amendent. Quant à la suppuration, elle diminue vite, et bientôt elle est réduite à quelques gouttes insignifiantes. Trop volontiers, on croit alors qu’on peut mettre un drain de plus en plus court et de plus en plus étroit, et, en effet, il n’en résulte d’ordinaire aucun inconvénient immédiat. Mais trop souvent, après la suppression de ce drain, la plaie extérieure ne se ferme pas complètement, il reste une fistulette qui laisse sourdre un peu de pus, en quantité minime; puis, au bout de quelques semaines, on voit les accidents cérébraux éclater de nouveau, d’abord légers et intermittents, puis graves, et l’on est contraint à une deuxième intervention pour remettre en place ce drain trop tôt supprimé. Il peut en être absolument de même, la plaie extérieure étant bien cicatrisée, et certains sujets présentés comme guéris à diverses sociétés savantes n’ont pas tardé à mourir de leur abcès récidivé.
Le drainage doit donc être très prolongé, d’autant plus qu’on ne peut souvent pas l’établir au point déclive de la poche. C’est pour cela que Horsley a conseillé le drainage prolongé avec un tube d’argent. Même de la sorte, il ne faudrait pas trop compter sur
1. Obamnski, Wien. med. Woch., 1882, p. 1297. Homme de quarante-cinq ans ; sept semaines après une plaie contuse, paralysie faciale, puis hémiplégie, avec contracture du membre inférieur. Trépanation sur la zone motrice ; pas de lésion osseuse, dure-mère saine. Après une ponction exploratrice qui ne fournit pas de liquide, Obalinski plonge le bistouri et voit s’écouler du pus mêlé de débris de substance cérébrale. Amélioration progressive des symptômes. Guérison en ueuf semaines.