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LÉSIONS OSSEUSES

OU intellecliielles de rcncéiiluilc. Du côlé du mouvement, aux paralysies, aux contractures, se joignent des convulsions épileptiformes, des accès d’épilepsie typique. Du côté de la sensibilité générale, on observe à distance des fourmillements, des engourdissements, des analgésies plus ou moins étendues ; mais le symptôme le plus important est la persistance d’une céphalalgie quelquefois atroce. Certains sens spéciaux peuvent être amoindris ou abolis. L’intelligence, elle aussi, est atteinte ; le blessé perd la mémoire, subit une perversion dans ses qualités affectives, devient inapte au travail, imbécile, dément même, et parfois paralytique général. Si l’on ajoute à cela la possibilité de la polyurie, de la glycosurie, on voit combien la situation est critique dans les cas où plusieurs de ces troubles se combinent entre eux.

La première question qui se pose est de savoir quelle est la nature exacte des lésions qui servent de substratum anatomique aux accidents observés, de façon à déterminer si, dans leur essence même, ces lésions sont chirurgicalement curables. Cela établi, nous pourrons étudier les indications symptomatiques.

A. — Lésions anatomiques.

En dépouillant les observations où l’état local a été étudié, soit à l’autopsie soit au cours d’une trépanation, on constate d’abord que les lésions, abstraction faite de la cicatrice cutanée, adhérente ou non, peuvent porter soit sur le crâne, soit sur les méninges, soit sur le cerveau lui-même.

Du côté des os du C7'dne, qu’il y ait eu ou non fracture, avec ou sans enfoncement, on peut trouver une ostéite entretenant une fistule suppurante ou bien tout étant cicatrisé, qu’il y ait eu fracture ou simple contusion, il se forme une hyperostose plus ou moins nette de l’os épaissi et éburné. Le plus souvent cette hyperostose est localisée au niveau de l’ancien foyer traumatique, et quelquefois môme elle est presque bornée à la table interne, sous forme d’une énostose, due peut-être â une fracture limitée à celte table. Chez certains malades, l’épais-

L Voy. l’observation de Gras, nos deux observations personnelles, p. 26o, 2i3 et23ü.

ACCIDENTS TUAUMATTQIj’ES TERTTAIHES

sisscmenl cl rébumalion de l’os s’élcndcnl plus ou moins loin.

Il est beaucoup plus rare, au contraire, que l’os soit aminci, réduit cl une coque papyracée et, à cet égard, nous ne pouvons guère citer que deux laits, dus à Cliavasse’ et àBcrgmann ; chez le malade de Bergmann, le symptôme prédominant lut une céphalalgie rebelle et tenace.

Dans ce cas, après trépanation, il s’échappa une grande quantité de sang brunâtre, compris enti'e l’os et la dure-mère, comme si la lésion initiale avait été un épanchement sanguin. C’est que ces épanchements peuvent être longs à se résorber, et en 1862 Legouest a vu une masse pâteuse à la face externe delà dure-mère, chez un soldat blessé à Solférino en 1859. Beach également a trouvé une poche kystique entre l’os et la dure-mère. On conçoit qu’il puisse y avoir là une cause d’irritation permanente de la dure-mère, une fois la résorption parvenue à un degré suffisant pour que les accidents de compression aient cessé.

Nous n’insisterons pas davantage sur ces lésions superficielles, fort intéressantes pour l’opérateur, mais bien connues depuis longtemps. Ce qui nous importe davantage, c’est la connaissance exacte des altérations plus profondes, de celles que le trauma engendre au niveau des méninges, de la substance cérébrale.

Une première catégorie de faits est constituée par ceux où il existe un foyer de pachyméningite hémorrhagique , que ce foyer soit le reliquat direct de la lésion initiale ou qu’il résulte de modifications inflammatoires plus ou moins lentes, consécutives à cette lésion. Bergmann en cite plusieurs exemples, dus à Birch-Hirschfeld S à Silvestrini^ à Cecih Nous pouvons y ajouter les suivants ;

1. Chavasse, Arch. de me'd. et de pharm. milil., septembre 1892, t. XX, p. 2i3. Homme de -vingt-et-un ans, atteint d’épilepsie à aura visuelle, trois mois après un trauma. Trépané sur la cicatrice. La dure-mère iTest pas incisée. Guérison (constatée au bout de trois mois).

2. Il s’agit d’une fracture remontant à l’accouchement, et constatée à 1 autopsie, à l’âge de six mois (cité par Bergmann, p. 179).

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