INDICATIONS ODER AÏOI UES
Championuiiire de Gussenbauer % où il y avait des vcrlujes très nets.
Quant aux céphalalgies accompagnant l’épilepsie jacksonienne, elles ne sont qu’un épiphénomène de ce dernier symptôme. Mais nous noterons ici que la cessation ou la grande diminution des douleurs est un résultat souvent obtenu en opérant dans les cas de ce genre.
Le lieu où il convient d’opérer est d’ordinaire facile à déterminer. La plupart des malades, en effet, ont eu une plaie et c’est à la cicatrice que siègent surtout les douleurs. Quelquefois, cependant, la céphalalgie occupe un point et la cicatrice en occupe un autre. Ainsi chez un malade de Hammond ^ il y avait une cicatrice frontale à droite et une douleur occipitale. La détermination peut alors être délicate à prendre. Le plus sage sera sans doute d’agir comme Hammond, qui a guéri son malade en trépanant sur la cicatrice; il serait d’ailleurs aisé d’aller au point douloureux si la première opération restait inefficace. S’il n’y a pas de cicatrice, on trépanei’a bien entendu au niveau du maximum de la douleur, comme Terrillon dans le cas cité plus haut.
Les résultats fournis par l’opération dans la céphalalgie traumatique pure, sans accidents cérébraux, sont, la plupart du temps,
I très satisfaisants L Cela se comprend bien, car il semble que le plus
1. LucAS-CiiAstPioNMÉtiE, liull. et Mém. de la Soc. de chir., Paris, 31 mai 1893, n. s., t. XIX, p. 379. Chute, deux mois auparavant. Céphalalgie et vertiges. Trépanation; incision de la diire-mère intacte. La surface du cerveau est grisâtre, comme en cas de méningo-encéphalite traumatique. Cessation des douleurs ; mais le malade est présenté seulement trois semaines après l'opération. On ne saurait donc conclure à la guérison, car dans une autre observation du même auteur (Dumas, Th. de
j docl., Paris, 18S9, p. 62), après une amélioration considérable, le malade, un homme i de cinquante-six ans, dut être trépané à deux autres reprises; entre la deuxième et ■ la troisième trépanation, il. est resté guéri pendant près d’un an. (Date des opérai tiens, 19 août 1886, 27 mars 1887, 28 janvier 1888).
2. Gusskndaueh, Soc. des méd. ail. de Prague, 24 fév. 1893, Prag. med. Wocli., ' p. 99, obs. 1. Plaie, paraissant simple, du cuir chevelu; suppuration légère. Quehiues ‘ jours après, céphalalgie et vertiges. Echec du bromure de potassium, glace sur la
tête. Aggravation des accidents, et enfin fièvre à 39», 6. Trépanation ; os épaissi ; incision de la dure-mère injectée; cerveau sain. Guérison.
3. IlAMMonu, Med. News, Philad., 31 octobre 1891, t. 11, p. iiOli, obs. Vil.
! 4. Nous renverrons aux observations suivantes de céphalalgie traumatique traitée
j par la trépanation : Houtie» (2 obs.), Peyhot, Dutl. et niéin. de la Soc. de dur., P.tris, 1890, n. s. t. XVI, pp. 308 et 309. — Stanc/.yk, lieilr. z. Cas. und Iiidic. der secundârer
unocA et maudrac.
ir.
C li P U A L A M ; I li T R A L’ M A T I(J U K
souventla cause des symptômes soit, comme le dit llorsley, une ostéite condensante des os du crâne. L’absence de toute lésion ' cérébrale capable de compromettre le succès est mise en évidence par les cas où la douleur est consécutive à un coup sur l’apopliyse mastoïde, qu’en trépanant on trouve éburnée, sans que d’ailleurs il y ait eu otite moyenne ; et cette trépanation est très el'ficace. C’est la mastoïde que trépanèrent Peyrot, Iloflmann'. L’un de nous a eu l’occasion de guérir ainsi une fillette atteinte d’ostéite condensante traumatique de l’apophyse mastoïde ^
Observation XL — Ostéite traumatique condensante et douloureuse de l’apophyse mastoïde. — Trépanation. — Guérison (A. Bkoca).
Lam.... Jeanne, neuf ans, entrée le M décembre 1892 à l’hôpital i Trousseau, salle Giraldès.
Fille unique de parents bien portants, cette enfant est de bonne santé i habituelle, malgré la coqueluche à quatre ans et la scarlatine à six ans. f Depuis trois ans, à la suite d’un coup qu’elle s’est donné contre un bec i de gaz, elle ressent une douleur nettement localisée à la pointe de l’apo- i physe mastoïde droite ; cette douleur, vivement exaspérée par la près- j sion, se manifeste quelquefois spontanément sous forme d’élancements, i
Outre la douleur à la pression, l’examen local révèle que du côté droit i la saillie mastoïdienne est un peu plus volumineuse qu’à gauche. i Aucune rougeur, aucune modification de la peau et des plans sous- i cutanés.
Le il décembre 1892, trépanation au lieu d’élection. L’apophyse est f dure, éburnée, ne contient pas de cellules. Réunion sans drainage, pan- i sement aseptique. I
18. — Ablation des fils : réunion parfaite. L’enfant quitte l’hôpital, i
Depuis, elle a été revue à plusieurs reprises, et en particulier nous a été ramenée sur notre demande le 30 décembre 1893. La cicatrice est à ; peu près invisible. L’apophyse est absolument indolente, spontané- i ment et à la pression ; l’audition est excellente ; l’état général est parfait.
Trej)an, Greifswald 1883.— M’Gl'tchon, New-Orl. m. a. Surg. Journ., 1881, n. s., t. I.\, p. 2Ü9. — PicK, Lancet, 28 nov. 1891, t. H, p, 1221, obs. 11. Des succès sont rap- i portés, dans leurs mémoires d'eusemble déjà cités, par Rayes .Vg.nkw (1 succès sur 'i 5 cas), 'Seydel (4 succès).