‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 90 sur 305 · Hoffmann, Deut. med. Woch., 1888, u° 20, p · texte numérisé non relu

Hoffmann, Deut. med. Woch., 1888, u° 20, p

2. Sur les ostéites èburnantes de l’apophyse mastoïde et leur traitement par la

trépanation, voyez Broca et F. Lubet-Barbon, Les masloïdiles et leur Iraileineiil, !' Paris, 1893, p. 19. '

PAUALYSŒS TRAUMATIQUES TARDIVES

2“ Paralysies. — Les paralysies laialivcs consécutives aux Iraumas crâniens peuvent porter sur la motilité, la sensibilité, les sens spéciaux. 11 convient de leur adjoindre l’apliasie, (|ui est manilestenient un phénomène d’ordre paralytique.

Les paralysies de la sensibilité générale n’ont pas d’importance pour le chirurgien. Quand on note une anesthésie plus ou moins étendue, elle est presque toujours associée à des troubles moteurs desquels résulte la vraie indication c hirurgicale '. Restent donc les paralysies motrices et sensorielles.

Deux cas sont à distinguer : 1° Les paralysies qui ont débuté au moment môme de l’accident ; 2“ les paralysies qui, sans cause connue, se produisent à échéance plus ou moins éloignée.

t“ Les paralysies qui ont débuté au moment même de V accident sont une indication opératoire; pour détailler cette indication, nous n’aurions qu’à répéter ce que nous en avons dit à propos du trépan immédiat. Le seul point qui nous intéresse actuellement est le suivant ; jusqu’à quel moment la lésion est-elle encore curable ? En théorie, la réponse est vite donnée : tant qu’il ne s’est pas produis de dégénération secondaire®; mais en pratique, les éléments d’appréciation ne sont pas toujours très nets.

Le temps écoulé doit être pris en considération, et par exemple au bout de quekpies semaines seulement on peut presque parler encore de trépan primitifs Mais d’ordinaire il ne fournira que des données incertaines : on a vu guérir complètement des sujets opérés

1. Voyez par exemple des observations de VKnrrv, d’après Cenlr. p. ü7i; de Blrkiiaudt, üeut. Zeit. f. Chir., 1881. t. XV, p. ü82. Il y a une observation que CuENiEt'x ide Limoges) a adressée à la Société 'de cliiviirgie et où on vit cesser I de l’anosmie et de l’hyperestliésie de la partie antérieure du cou et de la poitrine,

: sans troubles moteurs, après extraction d'un corps étranger (éclat de fusil), logé ) dans le lobe frontal; le lualade est ultérieurement devenu épilc[)tique (rapport de I CiiALVEE, Didl. et Mém. de la Soc. de chir., 1890, p. 268).

I 2. Les travaux expérimentaux sur ce sujet sont résumés dans la thèse de L. Heili.e,

I' Th. de docl., Bordeaux, 1893-1894, n“ 99.

r 3. Mackay, Edinhurgh med. Journ., 1887, t. X.XXIl, p. 12:i; homme de soixantc- I trois ans; trauma crânien à gauche, suivi de paralysie de la jambe droite; trépanation h au bout de sept semaines ; guérison. — Uosexiîehg, Soc. ail. de chir., 1890, t. 11. p. 04, Cenlr. f. Chir., suppL, p. 32; sujet de cinq ans, aphasique et amimique depuis six semaines â la suite d’un enfoncement crânien. Trépanation. Amélioration commen- 1 çant le cinquième jour; guérison en vingt-doux jours.

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