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PARALYSIES TRAUMATIQUES A DÉBUT TARDIF

dente, nous fait dmetire certains doutes sur le rdsultat détinitif cliez les opérés de Felkin, de Poore

Ces améliorations, toutefois, nous permettent de conserver quelque espoir, môme dans ces cas si médiocres, et tout en portant un pronostic peu favorable, nous croyons que le ebirurgien est autorisé à intervenir, même s’il y a quelques signes de dégénération secondaire probable. Quant aux malades chez lesquels existe une paralysie ancienne, mais restée llasque, l’intervention s’impose.

2" Les paralysies qui, sans cause connue, se produisent à échéance plus ou moins éloignée sont rares, par opposition avec ce que nous allons voir dans un instant pour l’épilepsie jacksonienne, dont les crises ne se manifestent souvent qu’après une période plus ou moins longue de calme plus ou moins complet.

Parmi les observations que nous avons compulsées nous avons trouvé les suivantes, qui rentrent dans cette catégorie :

Hammond-. Homme de trente-cinq ans, ayant reçu un coup de sabre au pariétal gauche; sept ans après, parésie de la jambe, puis du bras, parole embarrassée. Trépan sur la dépression crânienne. Amélioration immédiate, et trois semaines après le malade peut marcher.

H. Bennett ^ Homme de vingt-cinq ans, ayant subi un trauma crânien à vingt-deux ans; au bout d'un an, céphalalgie, fourmillements dans la face, puis parésie du bras gauche, et enfin de la jambe gauche. Trépanation et ablation d’un gliome; cessation des symptômes en quatre

i jours. Mort de méningite septique au vingt et unième jour.

Boinet''^. Homme de vingt-cinq ans, pris, deux mois après une frac- I tare du crâne, d’hémiplégie droite et d’aphasie. Trépanation sept mois après l’accident. Guérison.

Février®. Homme de vingt-quatre ans, ayant eu, huit ans auparavant, une fracture avec enfoncem'ent du pariétal droit; pendant quinze jours, accidents de commotion avec paralysie du membre supérieur droit. Guérison complète, en sorte que le sujet put être incorporé au régiment

I. Cil. -T. PooiiE, A case of traumatic lieiniplegia. Aeic York med. Journ., 1890, l. I, p. 124. Enfant de trois ans; à onze mois, chute sur la lôte; hémiplégie avec contracture; état mental médiocre; trépanation; amélioration progressive.

2. Ham.mo.M), Amer, neurol. Assoc., 23 septembre 1891 ; The Med. News, Pliilad., 31 octobre 1891, n« 18, p. 501, ohs. II.

3. II. Hexxf.tt, Dril. med. Journ., 10 mai 188.">, t. 1, p. 988.

4- Boixkt, Ihill. de la Soc. de chir., Paris, 1873, l. XII, p. 43.

5. Fkviueu, !hdl. et. Mêm. de la Soc. de chir., Paris, 1892, n” 5, t. Wlll, p. .590.

PAnALYSIlîS TRAUMATIQUES A DKRI T TAUDIK

six ans après. Mais un an plus lard, déJ)ul d’une parésie croissante du membre supérieur gauche, puis atrophie, anesthésie, conlraclure du biceps, et enlin parésie, fourmillements et secousses du membre inférieur gauche. Trépanation sur l’ancien enfoncement; os très hyperostosé. La dure-mère n\a pas été ouverte. Trois jours après, retour du mouvement et de la sensibilité; guérison rapide, qui se maintenait dix-huit mois plus tard.

Nous pouvons jusqu’à un certain point mettre à part l’observation de Bennett, où un gliome n’avait peut-être avec le trauma que des rapports douteux* ; celle de Ceci, qui se rapporte peut-être à une hémorrhagie remarquablement retardée par pachyméningite hémorrhagique h II n’en reste pas moins plusieurs faits nous montrant que des paralysies peuvent apparaître tardivement, très tardivement même, et guérir après la résection d’un enfoncement ancien. Parmi ces faits, celui de Février est certainement un des plus remarquables, par la longue durée de la santé parfaite — si bien que le sujet a été déclaré bon pour le service militaire — et par la guérison constatée longtemps après l’opération ; nous ferons en outre remarquer qu’on s'est borné à affranchir le cerveau d’une compression osseuse, sans inciser la dure-mère.

Chez ce malade, quelques secousses musculaires nous font saisir une sorte de transition avec l'épilepsie, avec laquelle coexistent presque toujours les autres symptômes tardifs consécutifs aux lésions traumatiques du crâne; et peut-être se fùt-elle déclarée si on avait abandonné le mal à lui-même. Nous avons néanmoins cru devoir étudier à part les indications chirurgicales fournies par les paralysies tardives, quoique ces paralysies soient rarement pures, parce qu’il y a, croyons-nous, une particularité opératoire à mettre en relief.

Lorsqu’il y a paralysie sans accidents épileptiformes, on devra tenter la trépanation — sur l’enfoncement ancien ou sur le centre du membre paralysé, selon les cas — pour délivrer le cerveau des compressions, corps étrangers et adhérences dont il peut soutTrir. Mais si au lieu de ces lésions extra-cérébrales on trouve une cica-

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