OPÉRATIONS U.MITÉKS AUX PARTIES MOLLES
succès. Un des plus connus est celui de l’outeau et depuis, dans la littérature déjà ancienne, on trouve sans peine d’assez nombreuses observations analogues, dues à E. Home, Guthrie, ,1. Bell, etc. Il y a une vingtaine d’années, cette pratique était encorepassablement en honneur = et personne ne s’en étonnera puisqu’à cette épo(|ue la trépanation causait souvent la mort par complications infectieuses : on se contentait donc des guérisons obtenues et on se consolait des échecs en se disant qu'au moins on n’avait pas compromis la vie du patient.
Ces raisonnements ne sont plus do mise, aujourd’hui que l’ablation d'une rondelle osseuse n’a plus, en soi, aucune espèce de gravité. L'opération limitée aux parties molles n’a d’efficacité que contre les épilepsies réflexes d’origine périphérique, possibles, par lésion de filets du trijumeau, au cuir chevelu, aussi bien que par lésion d’un nerf quelconque des membres. Mais, avec Bergmann% il faut considérer ces faits comme rares, exceptionnels même. On ne s’en tiendra à l’excision et à la libération de la cicatrice, que si cette cicatrice est nettement le point de départ de l’aura, si la pression exercée sur elle est douloureuse et provoque l’accès, si cet accès, enfin, est privé de tout signal-symptôme. De plus, le plan opératoire étant réglé comme il vient d’ôtre dit, on y renoncera au cours môme de l’intervention, si on voit sur l’os les restes d'une ancienne fracture : or, cela déjà restreint considérablement les indications, puisque d’après les relevés d’Echcverria il y a fracture du crâne 113 fois sur 145. Dès qu’il y aura un doute quelconque, on se souviendra de l’innocuité du trépan. Cela vaudra mieux que d’être forcé, comme Southam', de s’attaquer à l’os après deux échecs de l’incision simple.
2“ Trépanation ; incision de la dure-mère. — Dans la trépanation