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DES ONDES SONORES

D'après les recherches physiologiques modernes, le centre moteur de l'appareil de l'audition siège dans la partie antérieure de la première circonvolution temporale ( Voy. fig. 5) ; en conséquence, toute lésion portant en ce point altérera plus ou moins profondément la fonction. Il est vraisemblable que bon nombre de surdi- mutités reconnaissent pour cause une atrophie ou un arrêt de développement de cette portion de la couche corticale du cerveau, il n'est cependant pas possible d'affirmer que cette infirmité ne dépende pas d'une affection primitive du labyrinthe, bien que l'absence complète de bourdonnements puisse le faire supposer. D'ailleurs, cette distinction entre la surdité nerveuse d'origine labyrinthique et la surdité d'origine cérébrale ne présente aujourd'hui qu'un intérêt purement théorique ; elle ne mériterait quelque importance que si la question de la trépanation se trouvait posée à la suite d'un traumatisme ayant directement porté sur la région temporale, et je ne pense pas que le cas se soit présenté jusqu'à ce jour.

La craniectomie, telle que je l'ai décrite plus haut, à propos de la microcéphalie, sera-t-elle appelée plus tard à jouer un rôle dans certains cas de surdi-mutité congénitale par arrêt de développement de l'encéphale? Il me parait, en tous cas, rationnel d'y songer.

CUAPITRE 11

L'appareil de la vision comprend les quatre régions suivantes : la région orbitaire ; la région palpébrale ; la région sourcilière ; la

région lacrymale. Nous étudierons successivement la pathologie de chacune d'elles.

Les maladies de Torbite sont tellement nombreuses et leur étude si vaste, qu'elles demanderaient des volumes entiers pour être décrites dans leur intégralité. N'en est-il pas de même, d'ailleurs, de toutes les partie» de la chirurgie quand on en fait l'objet d'une étude spéciale et détaillée? Il n'était pas rationnel, dans un livre de la nature de celui-ci, de suivre les errements des auteurs, c'est-à-dire de présenter la description successive de toutes les maladies de l'orbite, sans établir un lien clinique qui les rattache entre elles. J'ai pensé qu'il serait utile de les grouper dans un ordre tel que le praticien puisse arriver plus facilement au diagnostic, et, pour cela, j'ai suivi dans ma description la marche qu'il convient d'adopter dans l'examen des malades. Voici celle que je crois la meilleure :

1*" L'affection est-elle de nature traumatique? si elle est traumatique, porte-t-elle sur lorbite ou sur le globe de l'œil ?

2° L'affection est-elle de nature inflammatoire? si elle est inflammatoire, porte-t-elle sur l'orbite ou sur le globe de l'œil?

3° Si elle n'est pas inflammatoire, elle peut encore intéresser le globe de l'œil ou l'orbite. Consiste-t-elle alors :

A. En une lésion apparente, visible sans le secoufsde l'ophtalmoscope, occupant le segment antérieur du globe?

B. En une lésion profonde, appréciable seulement à l'ophtalmoscope (groupe des maladies du fond de l'œil)?

G. En une lésion organique (groupe des tumeurs de l'orbite}?

D. En un simple trouble de la vision avec intégrité des membranes et des milieux (maladies de la réfraction et de l'accommodation) ?

C*est à la solution de ces diverses questions que doit s'attacher le praticien, et je grouperai autour d'elles les maladies de la région orbi taire.

Les traumatismes de la région orbitaîre sont fréquents et offrent un grand intérêt en raison de leur gravité, et^ souvent, de la diffi-

lis AFFECTIONS CHIRURGICALES DE L'APPAREIL DE LA VISION.

culte de préciser le diagnostic. On rencontre dans cette région de& contusions, des plaies, et des corps étrangers.

A. Contusion de la région orbitaire. — La contusion peut porter sur les parois osseuses ou sur le globe de l'œil. La coiitusion des parois atteint, en général, les rebords de l'orbite et, principalement, le rebord supérieur, qui est le plus saillant. Elle détermine des accidents multiples : une section de la peau faite de dedans en dehors, comme par un instrument tranchant, une commotion cérébrale à des degrés divers, une contusion du nerf sus-orbitaire ; une cécité immédiate d'après un mécanisme qui n'est pas encore suffisamment connu ; une fracture irradiant plus ou moins loin sur la paroi correspondante ; des déchirures vasculaires, et, comme conséquence, un épanchement sanguin derrière le globe de l'œil, dans l'intérieur de la capsule de Tenon.

La contusion du globe s'accompagne de désordres nombreux qui varient, d'ailleurs, depuis un léger épanchement sous-conjonctival jusqu'à la destruction complète de l'organe. Ces désordres se produisent presque tous dans l'intérieur de l'enveloppe scléroticocornéenne, ce qu'explique suffisamment la structure duglobe. C'est ainsi que dans une contusion violente on observe : un décollement plus ou moins complet de l'iris et, comme conséquence, un épanchôment sanguin remplissant les deux chambres ; un déplacement du cristallin, qui peut se porter dans la chambre antérieure ou s'enfoncer dans le corps vitré ; un épanchement sanguin dans ce même corps vitré ; un décollement de la choroïde, de la rétine, etc.

Ces diverses lésions ne peuvent qu'être soupçonnées, car elles sont masquées par le sang qui remplit la chambre antérieure. Une ecchymose sous-conjonctivalc, véritable chémosis sanguin ; une opacité noire, complète, derrière la cornée restée elle-même transparente, et la perte totale de la vision, voilà ce qu'on observe sur un blessé atteint d'une forte contusion du globe de l'œil.

Il se produit parfois une lésion bien curieuse à la suite de ces violentes contusions, lorsque l'agent contondant présente une large surface, telle que le poing, l'angle d'un bois de lit, etc., c'est une luxation sous-conjonctivale du cristallin. Voici ce qui se passe : l'œil étant beaucoup moins protégé en dehors qu'en dedans, c'est sur la partie externe que porte principalement le choc ; la sclérotique, fortement repoussée en ce point, réagit sur

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