‹ Traité de chirurgie clinique v.2 (volume 2)Chapitre 94 sur 105 · AFFECTIONS DE LA RÉGION MAMMAIRE · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA RÉGION MAMMAIRE

Je mentionnerai seulement la tumeur formée par Tanévrysme de la crosse de laorte après usure du sternum, mais cette affection doit être, dans son ensemble, rattachée à la pathologie interne.

Une tumeur plus rare encore que les précédentes est la hernie du poumon^ qui succède, en général, à un traumatisme de la paroi thoracique, bien qu*il y ait des hernies congénitales. Après une contusion, une fracture de côtes, la paroi reste plus faible en ce point, et le poumon, surtout s'il est emphysémateux, la soulève, et vient peu à peu faire saillie sous la peau.

La tumeur est molle,, élastique, sonore à la percussion, réductible, et se tend fortement pendant une brusque expiration. Elle ne pourrait être confondue qu'avec un abcès de la paroi, communiquant avec la plè\Te à travers un espace intercostal, mais le plus simple examen permettra d'éviter cette erreur.

Le malade portera simplement un appareil contentif.

Affections de la région mammaire. — Nous n'avons rien à dire des traumatismes de la région mammaire. Les plaies, les contusions, ne diffèrent pas de celles des autres régions.

Le bout du sein des femmes qui nourrissent est fréquemment atteint de yet cures, de crevasses très douloureuses, qui obligent à suspendre Tallaitement, et sont la cause habituelle des abcès du sein. 11 faut les laver avec des solutions légèrement astringentes, et les recouvrir de vaseline boriquée.

11 n'est pas très rare de rencontrer au bout du sein des ulcérations syphilitiques pouvant provenir de lallaitement d'un enfant infecté. Je n'ai pas à insister ici sur les conséquences de toute nature résultant d'un semblable accident.

Je signalerai aussi l'existence fréquente de croûtes eczémateuses.

On a, plusieurs fois, trouvé dans le sein des corps étrangers pointus, tels qu'une aiguille, par exemple, sans que la malade en soupçonnât la présence. Le corps s'enkyste, et autour de lui se développe une gangue indurée pouvant faire croire à quelque lésion organique. Une tumeur petite, dure, limitée, conservant depuis longtemps le môme volume, déterminant une vive douleur à la pression, devrait faire songer à la possibilité de ce léger accident.

On observe assez souvent chez les jeunes garçons, vers la puberté, une sorte de fluxion de la glande mammaire rudimen-

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taire. Il existe une petite tumeur douloureuse^ dont les puvj s'inquiètent, mais à tort, car elle disparaît spontanément au d'un certain temps. Cependant, j'ai quelquefois vu survenir abcès.

Les affections dont est le plus fréquemment atteinte la rép^cj mammaire sont les abcès et les tumeurs du sein.

{^ Abcès du sein. — Les abcès du sein se rencontrent presqa! exclusivement chez les accouchées. Ils se développent, engénwi dans deux circonstances : la mère a commencé raliaitement, niAt pour une cause quelconque, elle a dû le suspendre, bien qotr sein soit intact; ou bien des gerçures se sont développées auboi du sein pendant Tallaitement et ont obligé à le suspendre, aumoft' de ce côté.

Le processus inflammatoire diffère dans les deux cas: dans!» premier, il se produit ce qu'on a appelé un engorgement laiteni aboutissant à la suppuration; dans le second, le point de dépa;: de Tabcès est très vraisemblablement une angioleucite.

Quoi qu'il en soit de la théorie, la collection purulente peu occuper trois points différents : la couche sous-cutanée, le parenchyme glandulaire, et la couche celluleuse rétro-glandulaire.

L'abcès de beaucoup le plus fréquent est l'abcès parenchvmateux, dont l'abcès sous-cutané n'est souvent qu'une dépendance.

h'abcès sons-cutané diffère lui-même, suivant qu'il siège aa niveau de l'auréole du sein ou bien en dehors de l'auréole. Dan? le premier cas, ce sont, en quelque sorte, de petits abcès tubéreui saillants à l'extérieur, semblables à ceux de l'aisselle, et qui ont. sans doute, pour siège anatomique les glandes sébacées de la r»*gion. Je rappelle qu'à ce niveau, la peau, adhérente par sa fa<>^ profonde, n'est pas doublée d'une couche cellulo-graisseii^* comme sur les autres points de la glande, ce qui explique Ta?pect et le mode d'évolution de ces abcès. Il en existe souvfMit plusieurs, sinmitanés ou successifs, et il n'est pas très utile de \^ inciser, car ils n'ont pas de tendance à s'étendre et les malades en souffrent peu.

Dans le second cas, lorsque l'abcès est extra-auréolaire, il ne diffère pas des abcès ordinaires, et je n'ai pas à y insister.

V abcès parenchymaleux présente beaucoup plus d'importance

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