‹ Traité de chirurgie clinique v.2 (volume 3)Chapitre 40 sur 107 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L'appareil de l'olfaction comprend le nez et les fosses nasales. '1 me parait rationnel d'y rattacher la portion nasale du pharynx, *insi que les sinus : maxillaires, frontaux et sphénoïdaux. Nous étudierons successivement les affections chirurgicales de chacune

A. Maladies du nez. — Les traumatismcs du nez consisteL:i en contusions, plaies ou fractures.

Les concisions du nez ne présentent rien de particulier.

hes plaies doivent ôtre traitées avec le plus grand soin, de fa(:Di] à éviter les déformations ultérieures. La réunion immédiate est de rigueur; il convient mt>me de la tenter dans les plaies contuses, pourvu que les parties molles ne soient pas trop mâchées. 11 existe souvent des graviers, des poussières, qu'il faut enlever soigneusement.

Lorsqu'une portion du lobule du nez a été complètement déU* chée, réappliquez-la et suturez. Cette sorte de grefle peut reprendre vie.

Les fractures du nez portent sur les os propres et sur la branche montante du maxillaire supérieur; la cloison peut être intacte, oo fracturée en mt^me temps. Dans ce dernier cas, la déformation est beaucoup plus appréciable, car le nez est affaissé. Le tassement du nez avec une dépression profonde sur la face dorsale en peut être la conséquence.

11 est en général assez facile de reconnaître une fracture deso* du nez : le malade a perdu une notable quantité de sang parle* ] narines au moment de Taccident ; on constate assez souvent un ! peu d'emphysème sous-cutané et, si Ton saisit le dos du nez entre le pouce et l'index, on per(;oit la crépitation en imprimant à l'organe des mouvements latéraux. Cette exploration détermine une douleur vive. L'emphysème de la racine du nez est certainement un bon signe de fracture; il est utile, cependant, de se rappelerqu* la rupture du sac lacrymal pourrait donner lieu au même phénomène et s'accompagnerait également de douleur à la pression ainsi que d*hémorrhagie nasale. La crépitation est donc, avec ta mobilité anormale, le meilleur élément de diagnostic.

La fracture des os du nez a été souvent méconnue, lor^o* les signes étaient peu accusés, et surtout lorsqu'il n'existait ^ drplacem(»nt ni déformation; d'ailleurs Terreur est alors peo préjudiciable au malade, car le traitement ne consiste que d»DS l'application de quelques compresses résolutives sur le nez. î^** existait iW la déformation, si l'un des fragments faisait saillie dan» la fosse nasale, il serait indiqué de le relever. De m(>me, si la v(#' nasale était affaissée par suite d'une fracture de la cloison, *' conviendrait de U\ redresser, (»t au besoin de la soutenir penJa^* quehjues jours à l'aide d'un tamponnement.

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