‹ Traité de chirurgie clinique v.2 (volume 3)Chapitre 71 sur 107 · TUMEUR BLANCHE DU COUDE · texte numérisé non relu

TUMEUR BLANCHE DU COUDE

angle droit et surtout à. angle «aigu il rend encore de grands services. Si le bras est allongé au moment de votre intervention, et que vous ne puissiez le fléchir sans provoquer de vives douleurs, «ndormez le malade.

Sil s'agit d*une arthrite infectieuse d'origine rhumatismale ou lilennorrhagique, comportez- vous ainsi que je Tai dit à propos de Tépaule : proposez Tarthrotomie afin d'évacuer le liquide, et de désinfecter la jointure en touchant les surfaces articulaires avec la solution phéniquée forte. Vous pourrez, dans ce ibut, faire une incision des parties molles en dedans et en dehors de Tolécràne. Si rexpérienoe démontrait que ces incisions sont insuffisantes pour toucher toutes les parties de la synoviale (cette opération n'ayant pas encore été pratiquée très fréquemment), on y réussirait en sciant Tolécràne à sa base, quitte à suturer ensuite les fragments.

ISctrthrite tuberculeuse ou tumeur blanche du coude ne présente pas de caractères cliniques spéciaux sur lesquels je doive m'arrôter. Si, au début, il est permis de se faire illusion et de croire à une artlirite simple, la marche de la maladie ne tarde pas à fixer le diagnostic, et vous observerez les signes ordinaires des tumeurs blanches.

Le praticien est souvent embarrassé sur la conduite à tenir dans ce cas. Voici comment, à mon avis, il faut procéder :

Je suppose TafFection au début : il existe un certain empâtement du coude, si la synoviale est le siège primitif de la maladie, ou bien un point douloureux au niveau d'une des saillies articulaires, si le tubercule s'est d'abord développé dans le tissu osseux. Faites une application de pointes de feu et immobilisez le bras sans plus tarder avec un appareil ouaté. Maintenez votre appareil une quinzaine de jours environ ; nouvelles jpointes de feu et nouvel appareil.' Continuez ce traitement pendant un temps variable, suivant la marche de l'affection, en mettant un intervalle plus ou moins :grand entre la levée de chaque c^ppareil. Opposez-vous, .pendant tout ce temps, à l'usage du .bras. Mais le coude va s'ankyloser, vous objectera-t-on à chaque instant. Bienheureux lorsqu'une arthrite tuberculeuse est guérie au prix d'une ankylose dans une bonne position!

Inutile de dire que pendant tout ce temps vous prescrivez les

016 AFFECTIONS CHIRURCilCALES DU MEMBRE SUPÉRIEUR.

reconstituants sous toutes les formes et le séjour au bord de la mer, si cela est possible.

Mais, malgré un traitement rationnel, la maladie a fait des progrès incessants : il est survenu des abc^s autour du coude. J»** trajets fistuleux se sont établis, le stylet pénMre sur des surfact^ osseuses cariées. Bien qu'à cette période la guérison puisr? encore s'obtenir, surtout lorsque le malade n*a pas été Initiconvenablement jusqu'alors, je pense toutefois que le plus saj:«? est de recourir à la résection du coude, car il y a beaucoup pla> de cbances pour que la maladie augmente encore, vi celle op»^ ration, peu grave par elle-mi'^nie, donne de si bons résultat^ fonctionnels qu'il me parait préférable d'y recourir plulùl que Ji* tenter les chances douteuses d'une guérison spontamV, ne tM^^ que pour soustraire le malade aux dangers de l'opuiscraenl el Jr la généralisation.

Enfin, plus tard encore, le coude est tout entier «lésorgani«'*: les ligaments latéraux sont détruits, on obtient des niouvemeoU anormaux et il se produit de nombreux craquements dans la joiin ture. La résection s'impose alors, à moins même qu'il ne soillrrtf tard et <iu'une amputation du bras ne soit devenue la seulressource.

(Juel <jue soit Tûge du sujet, la résection «lu coude, quand ell»' est possible, iloit toujours être préférée à Tamputalion: être pncepte est en règle absolue applicable aux enfants.

(l'est également surtout chez les enfants que M. Lannp|«^n|:ii'' a obtenu des résultats importants avec les injections dechlrtnir»* de zinc pratiquées au pourtour de l'articulation.

Voi<i le procéda» qu'il convient «le suivre pour pratiquer U rrsf'f'fiftfi du cotttle :

Pour que cette belle opération donne tous ses fruits, deux conditions opr»ratoires sont né<:essaires : la première est decnnseniT le tendon du triceps, afin que le malade puisse jouir plus lard ii(*^ mouvements actifs d'extension, résultat, jusqu'à M. Ollier, considéré c<»mnie inipossibh' : la seconde est de conserver le nerf rubilal

Je résumerai brièvement les divers temps opératoires qui doivent se succéder.

Le mahule est «'ndornii, la bande d'Ksmarch appliqutV. Lr bras repose par sa fac<' interne sur un plan résistant, à hauleur convenable pour que l'opérateur soit assis.

Page 1