AFFECTIONS DE LA PORTION MÉTACARPIENNE DE LA MAIN
La main, dans sa portion métacarpienne, est très fréquemment atteinte de traumatismes divers, d'inflammations variées et de quelques lésions organiques.
TiLLAUX. ^ Chirurgie clinique. L — *3
Traumatisme 8 de la main. — On observe à la main des
plaies, des fractures et des luxations.
Les p/aiesde la main sont différentes, suivant qu'elles atte^;Mii la face dorsale ou la face palmaire.
Les premières n'ont d'intérêt qu*en raison de la blessure de ru des tendons extenseurs, et nous avons déjà vu à propos du poipet la conduite qu'il convient de suivre dans ces circonstances.
En raison des nombreux organes qui occupent la face palmtirp, les secondes présentent un intérêt tout particulier et sont désignées en général sous le nom de plaies de la paume de la «Mt».
Un instrument piquant ou tranchant peut sans doute traverser la main, mais les plaies les plus fréquentes sont les plaies coatuses produites par la pression d'une roue de voiture, la chnte d*une pierre, par une machine industrielle, etc., ou par une tnae à ieu. L'habitude assez commune d'appliquer la main sur le boni du canon d'un fusil explique pourquoi ces dernières occopeot presque toujours le môme siège, le centre de la main, et prweotent la môme physionomie.
Les désordres que produisent ces plaies sont parfois si coasdérablesqupron peut tout de suite songer aune amputation, mais retenez bien qu'à part les cas où la main est séparée à peu près complètement de l'avant-bras, il ne faut jamais amputer primitimuent. Du moment où l'amputation n'est pas en quel'|ue *orl<» faite d'avance, il faut s'abstenir. Ce précepte domine Thiftoire des plaies contuses de la main, surtout aujourd'hui que li fùh thode antiseptique nous permet d'éviter les graves coniplicalions si communes jadis à la suite de ces plaies. Songez que la conservation du pouce seul avec un petit moignon de main sera plus utile au blessé que le meilleur de tous les appareils prolhétique^.
J'en rapporterai un seul exemple parmi beaucoup d*aulrt*>. l'ne flamme venait d'avoir la main droite prise dans un engrenaff et se présentait à l'hôpital dans les conditions suivantes : le médius, l'annulaire et le petit doigt étaient hachés, ainsi que le métacarpe (»t le carpe correspondants à ces doigts. L*inde\ était dé|»()iiillé à sa face interne; seul le pouce était intact. La pnrmière idée en voyant celle main était de pratiquer une amputation du poignet ou de 1 avant-bras, mais l'état du pouce me fit agir autrement. J'amputai dans h* poignet, mais seulement la partie correspondante aux trois derniers doigts, et conservai le |H)Uce