‹ Traité de chirurgie clinique v.2Chapitre 10 sur 156 · IIS · texte numérisé non relu

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|ms une preuve contraire, car on ne les trouve que dans ; hydaliiles fertiles, et les kysles dits acéphalocysles n'en renfa ment pas.

En interrogeant avec soin les malades, vous apprendrez sauvej qu'ils ont été atteints à une époque antérieure, déjà as<;ez dloignâi d'un traumatisme de la rt'gion du foie. C'est qu'en effet le traui tisme, ainsi que je l'ai signal).^ le premier, constitue presque t jours la cause déterminante, la cause d'appel dukystc. Lesli du Tspnia echinococcus qui cheminent à ce moment dans les v seaux s'échappent au niveau de la partie lésée et s'y greffent.

Ces kystes se développciil, eu général, avec lenteur. Plusieui Années sont souvent nécessaires pour leur permettre d'acquérir un volume notable. Ils restent pendant longtemps presque indolents et gênent surtout les malades par la compression qu'ils exercent sur les organes voisins, mais de graves accidents sur^ viennent à une période ultérieure, ainsi que nous le verronil dans un instant.

Au résumé, une tumeur faisant corps avec le fuie, ï. lière, rénilente, fluctuante, indolente, à marche lente, est presque" certainement un kyste hydatiquc. L'existence du frémissement ou l'issue d'un liquide cristallin par la ponction exploratrice constitueront une certitude.

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Le praticien a grand intérûtà savoir ce que devient un kyste liydi tique du foie abandonné à lui-même. Le kyste peut, à un certain moment, cesser de s'accroître et subir même une période régressive. On trouve de temps en temps, au cours des dissections et par hasard, des résidus de vieux kystes hydatiques qu'on n'avait ïiians doute pas soupçonnés pendant la vie. La poche adventice s'épissit, se rétracte, subit une transformation crétai hydatidesiie représentent plus qu'une sorte de bouillie graisseui de couleur jaunâtre ; elles ont perdu toute espace d'élasticité. Ce en somme, une sorte de guérisou spontanée.

iJ'autres fois, le kyste ne cesse de s'agrandir; de nouvel poches se forment dans les diverses parties de l'organe, débord<<nt, et finissent pur occuper la plus grande partie da I cavité abdominale. Ce n'est plus qu'une grosse masse irrêgulî^ h bosselures multiples, dont il devient fort difIJcile de saisir I point de départ, à moins d'en avoir suivi l'évolution. Les maladi

KYSTE HYDATIQUE DU FOIE. il3

éprouvent alors des accidents sérieux du côté du tube digestif ; ils souffrent constamment, peuvent à peine marcher, maigrissent, s'affaiblissent progressivement, et succombent cachectiques.

Enfin, le kyste peut suppurer. Le liquide cristallin se transforme en un liquide épais et jaunâtre. Les malades éprouvent de vives douleurs, des accidents fébriles, s'amaigrissent rapidement, et ne tardent pas à succomber.

Le kyste hydatique suppuré du foie se comporte de temps en temps comme les abcès du parenchyme, c'est-à-dire qu'il peut s'ouvrir dans la plèvre, dans les bronches (et cette dernière solution est relativement favorable), dans le péricarde, l'estomac, l'intestin ou le péritoine, ce qui entraine des accidents immédiats, faciles à deviner.

Un kyste hydatique du foie constitue donc une maladie grave qui, abandonnée à elle-même, finit presque toujours, après un temps plus ou moins long, par déterminer la mort du sujet.

Le traitement des kystes hydatiquesdu foie est difficile ; un grand nombre de procédés ont été employés, et le praticien éprouve quelque difficulté à faire un choix ; voici ma conduite dans cette circonstance.

Dès qu'on a reconnu l'existence d'un kyste hydatique, il faut pratiquer une ponction h l'aide de l'appareil aspirateur de Dieulafoy , et l'évacuer en totalité. Compression et immobilisation pendant quarante-huit heures. Je suppose que le liquide est sorti clair. Il est possible, à la rigueur, qu'il ne se reproduise pas, Thydatide subissant un travail de régression.

Si le kyste reparait, nouvelle ponction, et ainsi de suite tant que le liquide reste limpide, à moins toutefois que la santé générale du sujet ne subisse une altération manifeste. Faut-il, à la suite de l'évacuation de la poche, pratiquer dans le kyste une injection parasiticide (Mesnard de Bordeaux, Debove) soit avec la liqueur de VanSwieten, soit avec le naphtolou toute autre solution pouvant remplir le même but ? La méthode est certainement recommandable et semble avoir donné de bons résultats, bien que la ponction simple en ait également à son actif. Je n'ai pas eu, jusqu'ici, occasion de l'employer, mais je suis d'avis qu'il faut user avec beaucoup de discrétion de la liqueur de Van Swieten, susceptible de provoquer de graves accidents.

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Lorsque le kyste est suppuré, il n y a plus de doute, il faut ouvrir largement la poche.

Avant d'ouvrir, les chirurgiens se sont préoccupés, avec raison, d'établir des adhérences entre la paroi du kyste et la paroi abdominale, alin de s'opposer à l'issue du liquide dans la cavité péritonéale : mais, comment établir ces adhérences ?La destructine successive, à Taide des caustiques, de toutes les parties molles jusqu'au kyste est certainement un moyen ingénieux et qui a réussi, mais il est long, douloureux, et surtout il peut manquer son but.

Deux conditions sont à réaliser : obtenir à coup sûr des adhérences péritonéales ; pratiquer à la poche une large ouverture qui favorise la sortie rapide, en quelque sorte immédiate, de son contenu.

Voici comment on peut remplir ces deux indications.

Endormez le malade; divisez successivement sur la partie culminante de la tumeur, mais autant que possible en dehors du grand droit de l'abdomen, les diverses couches de la paroi abdominale avec le bistouri, dans Tétendue de 4 à 5 centimètres, opération qui nous est très familière depuis que la laparotomie est de pratique courante en chirurgie (j'avais d'abord employé le caustique de Vienne pour exécuter ce premier temps de l'opération, mais je n'y vois, en somme, aucun avantage). Arrivez ainsi jusqu'à la couche cellulo-graisseuse sous-péritonéaie, qu'il faut respecter; introduire ensuite rapidement, comme si c'était un trocart, une flèche de pâte de Canquoin dans le kyste, à une profondeur de 4 à 5 centimètres, et la laisser en place. La flèche doit présenter une longueur d'environ 10 centimètres, une largeur de 15 millimètres dans la partie la plus large; elle sera dure et résistante ; l'extrémité qui pénètre dans le kyste doit être effilée et pointue.

La flèche ainsi introduite fait bouchon et empoche la sortie du liquide ; des adhérences s'établissent rapidement autour d'elle et une escarre se produit. Après quelques jours, Tescarre se détache spontanément et tout le contenu du kyste s'échappe en bloc par une large ouverture. Dans les trois cas que j'ai guéris de cette façon, et qui étaient de très gros kystes, je me contentai d'appli- <|uer un pansement extérieur et n'eus pas besoin de faire le moindre lavage dans la pociic, ni de drainage.

Je dois déclarer toutefois que, dans un quatrième cas, la paroi

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