ANKYLOSE DE LA BANCHE
drc à remettre les os en position lorsque le diagnostic est établi en temps opportun. Roser dit avoir observé des luxations spontanées de la hanche dues à une distension extrême de la capsule par du liquide, luxations qui se produisaient avec la plus grande facilité. En présence d'un de ces cas, que je n'ai jamais rencontrés, il faudrait maintenir le membre dans une extension continue pendant le temps suffisant.
Quant aux déplacements consécutifs à une arthrite chronique, à la coxalgie, je suis d'avis qu'il ne faut jamais chercher à les corriger. Tout ce que l'on peut faire, c'est, ainsi que je l'ai dit au traitement de la coxalgie, de restituer au membre la meilleure position possible, ce qui, d'ailleurs, présentera le plus souvent des difficultés insurmontables sans le secours d'une opération dont nous parlerons plus loin.
E. Ankylose de la hanche. — Lorsque tous les mouvements sont abolis dans l'articulation coxo-fémorale, notre premier soin sera de savoir s'il s'agit d'une ankylose vraie ou d'une simple raideur par contracture musculaire, et l'anesthésie par le chloroforme permettra seule de résoudre la question d'une manière certaine. Quant h reconnaître si l'ankylose est osseuse, c'est-à-dire résulte de la soudure entre elles des surfaces articulaires, ou si elle est due à l'existence de jetées fibreuses ou osseuses, ou simplement à la rétraction des muscles périarticulaires, cela est le plus souvent impossible, à moins qu'on ne puisse encore imprimer quelques légers mouvements à la jointure.
Une fois le diagnostic d'ankylose établi d'une manière générale, il convient de se préoccuper des variétés cliniques de l'affection, ce qui présente d'autant plus d'importance qu'elles doivent servir de base à notre thérapeutique. Ce sont les suivantes :
Ankylose rectiligne unilatérale sans déplacement articulaire ;
Ankylose rectiligne bilatérale sans déplacement articulaire ;
Ankylose avec attitude vicieuse sans déplacement des surfaces osseuses ;
Ankylose rectiligne uni ou bilatérale avec luxation ;
Ankylose avec attitude vicieuse et luxation de la hanche.
Supposons d'abord le cas le plus simple: un sujet présente une ankylose de la hanche d'un seul côté, le membre inférieur est dans une bonne position, les surfaces articulaires sont en
filace, la inurchc est possible et le malade n'éprouve qn'un tain nombre d'inconvi'iiienls, légors en somme, et qui n'entntv^ eo rien l'existence. Faut-il. dans ce «as, essayer de ramener mouvements dans la jointure?
Si l'ankylose parait osseuse et ne peut être %'aincue qu'i d'une opt^ration st-^rîeuse. noD, sans doute, il ne faut rien teni Mais si quelques légers mouvements persistent encore entre )e*^ surfaces articulaires, est-it permis d'en augmenter l'iimplilud« par des maoa>u\Tes souvent répétées, avec ou sans chiurofoi Cela dépend de la cause première de l'affection : est-elle dentelle, comme un traumatisme, une blennormgie, un
cliement? Il n'y a aucun inconvénient à accorder celle satisfaction au malade, s'il le désire, car, en définitive, le pis qui puisse arriver, c'est que vous n'obteniez qu'un résultat nul ou insignifiant. Mais, si l'anlcylose est consécutive à une coxalgie, gardezvous bien de recourir aux plus légères tentatives de mobilisation qui pourraient déterminer le retour offensif d'une maladie di on est trop heureux d'avoir arrêté la marche, même a» prix d' ankylose permanente de la hanche.
Supposons que l'ankylose soit bilatérale, et ce cas est faeui sèment tr^ exceptionnel. Le sujet se trouve alors dans une condition des plus pénibles; il marche à grand'peine et surtout ne peut s'asseoir. J'estime que, dans cette circonstance, il fai essayer de mobiliser l'une des deux jointures, de créer une darthrosc par un des procédés que je vais indiquer tout à ffaei Les réflexions qui précèdent s'appliquent également aux d'ankylose rectilïgne avec luxation de la hanche. L'iaGrmité alors plus sérieuse, sans nul doute; les malades boitent et déhanchent en marchant, mais, en dérmitivi*. ils marcfaeni, l'on diiil se contenter de conseiller des chaussures approprii L'ankylose s'est effectuée dans une attitude vicieuse du niei bre. et nous savons ([ue cette altitude consiste toujours en ui flexion plus ou moins prononcée de la cuisse sur le bassin v abduction ou adduction du membre. Le sujet ne peut porter li pied sur le sol qu'en imprimant au torse une énorme cambrure postérieure et latérale, et il n'y peut même réussir dans les cas les plus prononcés. La marche s'effectue ti l'aide de béquilles ou d'uu pilon adaptf- au pied. Il n'est pas douteux que le chirurgien doit tout faire alors pour restituer au membre une altiUide sensiblement normale. Nos devanciers hésitaient à pratiquer
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