TUMEURS SANGUISES DE L'AI.NE- 7J
Noos recherchons alors si l'aiiévrysme est arti?riel ou artOrio-veineux. et je rappelle que dans le premier ca^ lu bruit de souffle est intermittent, taudis qu'il e&t continu avec redoublement dans le second. De plus, dans l'aniivrysrae arti'rio-veiiieux, on perçoit an toucher un fri^missemeut spécial, le iftrilt.
L'anévrysme cirsoïde présentera les munies signes : battements, bruits de souffle, mais il sera constitué par un pclotonnement d'artères enroulées sur elles-mf^mes et faciles à reconnaître au toucher. On l'observe, d'ailleurs, sur le trajet des capillaires et non sur celui du tronc principal.
Une tumeur érectile présente les marnes caractères que dans les autres régions.
Quant à la dilatation de la veine saphène interne, elle ne pourrait être confondue quavec une hernie crurale, et jo m'en suis déjà occupé en étudiant cette hernie.
La tumeur ne présente ni battement, ni bruit de souHle; ce n'est donc pas un anévrysme.
S'agit-il d'un kyste ou d'un abcès froid? Recherchons alors avec soin l'un des caractères cliniques les plus importants des tumeurs liquides de l'aine, la réductibilUé. Lorsqu'on exerce une pression sur la tumeur et que celle-ci disparaît et rentre dans la cavité abdominale, le doute n'est pas possible, c'est bien un abcès froid par congestion. Appliquez une main sur la fosse iliaque, vous sentirez un second foyer se distendre à mesure que vous refoule/ le foyer crural et vous pourrez de lu sorte renvoyer le liquide alternativement d'une poche dans l'autre. Tout au plus, pourrait-on songer alors îi une hernie crurale, mais il existe tant d'autres signes difTérentiels que l'erreur supposerait un manque d'examen sufflsuiitou d'instruction. I,a réducUbilité franche d'une tumeur du pli de l'aine est donc un signe pathognomonique d'un abcès par congestion.
Mais la tumeur nest pas réductible : serait-ce un kyste? Disons qu'avant tout examen les probabilités sont en faveur d'un abcès froid, en raison de la rareté extrême des kystes; c'est à peine si j'en ai observé deux ou trois dans le cours de ma pratique.
En ne s'en rapportant qu'aux seuls signes objectifs, il est impossible de difTéponcier un kyste d'une collection purulente, mais la marche de la tumeur et l'état général du sujet fourniront des arguments sérieux en faveur de l'une ou de l'autre de ces aiïections.
TUMEURS SANGUINES DE L'AINE. ^^K^ÊTf^tm
3/abcès local scssiie sera ouverl, gratW, lavé, suturé, dniiné. Je ane suis il^'jà expliqué sur le traitement des abW-s par congestion «?n étudiant le mal de Fott.
Lorsqu'un kyste est superficiel, vous pouvez, sans crainte, l'ouvrir, le laver avec la solution phéniquée forte, toucher avec le chlorure de zinc à a p. 100 ; suturer et drainer. Si l'extirpation est possible, elle sera préférable.
Lorsque l'on suppose que le kyste occupe la bourse du psoas, le cas demande réOexioD,car il ne faut pas oublier que cette cavité communique souvent avec la séreuse articulaire à travers un orifice de la capsule fibreuse. L'affection ne présentant par ellemême aucune gravité, je suis d'avis de n'intervenir que si le sujet éprouve une gène sérieuse et réclame du soulagement. C'est encore h l'ouverture directe qu'il convient de recourir.
L'extirpation des anévrysmes de la fémorale au pli de l'aine a éti"' proposée par M. P. Dclbet, mais c'est une tentative assez hasardeuse ; je préfère, jusqu'à nouvel ordre, la ligature de l'iliaque externe. Celte ligature convient également si l'on se propose d'extirper un anévrysme cirsoïde de la racine de la cuisse.
Ligature de l'arlère ilin<fue externe. — Tirer une ligne partant de l'ombilic pouraboutir îi la partie moyenne de l'arcade crurale. A un bon travers de doigt environ au-dessus de l'arcade, pratiquer une incision perpendiculaire à cette ligne et la débordant d'une quantité égale en dedans et en dehors. Divisez successivement les divers plans de la paroi abdominale jusqu'au fascia transversalis exclusivement. Décoller ce fascia à l'aide du doigt, le repousser en hnut, afin d'entraîner dans le même sens le péritoine. Porter le dnigt dans la plaie, chercher le relief du psoas comme premier point de repère ; faire glisser le doigt de dedans en dehors, et rechercher les battements de l'artère, que l'on trouve aisément en déprimant légèrement les parois du vaisseau. Les lèvres de la plaie étant bien écartées, on dénude l'artère avec une sonde cannelée, manœuvre beaucoup plus facile à exécuter sur le vivant que sur le cadavre, en raison de la surface arrondie du vaisseau ; passer au-dessous de l'artère un til de soie à l'aide de l'aiguille de Deschomps, en chargeant de dedans en dehors, afin de mieux ménager la veine. Soulever l'artère avec l'anse de fil, et bien s'assurer que tout battement disparaît alors dans la tumeur; serrer le fil jusqu'à ce que l'on sente la tunique moyenne céder sous la
FRACTIIKES DE CUISSE.
Ji' noterai eucore le bourrelet très dur ((iii ne tard ili^velopper au pourtour de la tumeur.
La compression doit coustituer tout le traitemeul.
Il faut distinguer les fractures de cuisse chez l'enfant et aux autres âges de la vie.
Chez l'enfant, en elîet, le périoste qui entoure l'os constitue une membrane épaisse, résistante, élastique, peu adhiirenle au tissu osseux, dont on la sépare facilement, une véritable gaine qui contribue non seulement k ta nutrition, mais eDcore à la solidité du fémur. Il en résulte que la fracture s'accompagna souvent de l'intégrité du périoste et peut, eu conséquence, très bien passer inaperçue, si on n'y prête une sérieuse attention. Le membre est, en effet, à peine déformé, car il ne saurait se produire de déplacement suivant la longueur ;la crépitation fait également défaut, les surfaces étant maintenues eu contact et ne trottant pas l'une contre l'autre. Le signe à peu près unique de fracture est la mobilité anormale. Soulevez le petit membre avec la main appliquée à plat sur sa face postérieure, vous le verrez s'inlléchir au point fracturé. Vous obtiendrez le même résultat eu exerçant un mouvement sur le genou, la hanche étant immobilisée. 11 est bien entendu que l'enfant manifestera de la douleur et sera frappé d'une impuissance complète du membre.
La fracture de cuisse chez l'adulte se révèle, au contraire, par un enseiuble de signes tellement évidents, que le diagnostic s'impose à première vue. La cuisse a changé de forme: elle est raccourcie et comme tassf>e ; souvent, elle décritune courbureà convexité externe très accusée en forme de crosse. Le membre, réduit à une impuissance absolue, repose sur le lit par sa face externe ; le pied est en rotation en dehors. Passez alors la main h plat entre la cuisse et le plan du lit et soulevez le membre, vous Je verrez aussitôt s'infléchir on un endroit qui correispond au point fracturé ; c'est le signi' puthognoraonique de la fracture. Peull'^tre percevrez- vous une crépitation plusou moins bruyante, mais ce signe n'est pas nécessaire pour établir le diagnostic, et. d'ailleurs, vou» ne l'obtiendrez pas si les fragments se sont corapJèt«ment abandonnés et se correspondent par leurs faces latérales. Il vaut mieux vous ea passer que de l'obtenir au prix do vives souf-
AFFECTIONS CHIRURGICALES liU MKMURE LNFEllIEUIl.
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les premiers succèdentle plus souvi-nt fiunecaricvertébrnleoudM os du bassÏQ; ce sont desubcèâ purcuiigtïstion. Ils suivent orJiimiremeiil la gaine du pi^oas et viennent fairif saillie à la face interne de la cuisse au niveau du petit troohanter ; ou bien ils sortent dti bassin avec les vaisseaux rdmoraux. et c'est alors snrtoutqu'ils peuvent être l'occasion d'erreurs de diagnostic, ou encore pi entre les deux copines iliaques avec la branche fémoro-cul du plexus lombaire et font, dans ce cas, saillie à la face ex de ta cuisse.
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B, Kystes de l'aine. — Les kystes de l'aine sont inl nient plus rares que les abirès. Ils reconnaissent trois origine» principales : une bourse séreuse accidentelle, produite à la suite du port prolongi^ d'un bandage herniaire ; la bourse s<!'reuse noiv maie, située entre la face profonde du iimscle psoas et lu tfti fémur (Anat. lopogr., fig, 2H, 'J* édition), ou bien un ancioai herniaire. Je ne parle pas des kystes sébacés, qui ne préseni ici rien de spécial, mais il faut songer à la possibitito d'un kyste hydatique. Un kyste pourrait se développer au sein d'unsarcome ; il ne constitue alors qu'une partie accessoire de la maladie prû eipale.
C. Tumeurs sanguines de l'aine. — On rencontre l'aine : des bosses sanguines, suite de contusion; — des «utfvrysmes dilTus consécutifs; — des anévrysmes vrais portant soit sur l'artéro fémorale, soit sur la fin de Titiaque externe : — des anévrysmes artérîoso-veineux; — des anévrysmes cirsoïdes; ^ des tumeurs érectiles, des tumeurs veineuses dues k la dilatalion de ta veine saphène interne à son embouchure dans la fémorale.
Les anévrysmes se reconnaissent, en général, aux battei nu thrill, au bruit de souffle. Ils sont parfois réductibles, res signes peuvent être masqués ou même manquer complète) lorsque des caillots, par exemple, oblitèrent la poche.
Telles Bonl donc les diverses affections auxquelles devra soM lo praticien en présence d'une tumeur liquide du pli de l'a
IJuelle marche suivre pour arriver au diagnostic ?
lin premier caractère nous frappe tout d'abord : la tumeu» ou n'est pus accompagnée de phénomènes inflammuloires.