‹ Traité de chirurgie clinique v.2Chapitre 122 sur 156 · FRACTURE DU GENOU · texte numérisé non relu

FRACTURE DU GENOU

Le second eus est un peu plus embarrassanl : un sujet vient de rece\oir un coup de feu ; la peaw présente un petit orifice, mais le genou lui-mSuie paraît absolument sain, néanmoins, ïl n'y a pas le moindre doute dans votre esprit sur la péntitration du projectile dans la jointure. Faut-il recourir d'emblée à l'arthrotomie comme dans le cas précédent, ou bien surveiller de près, attendre les év('nements et intervenir éner^iquemenl à la première menace d'arthrite traumaUque? J'ai été longtemps disposé, pour mon compte, à suivre cette dernière conduite. Supposez, en effet, qu'il s'agisse d'une balle, vous avez de grandes chances de ne pas la rencontrer si elle a pénétré profondément dans les condyles, et i'arthrolomie, dans ce cas, pratiquée tout à fuit au début, semble ne répondre à aucune indication précise. Cependant, en présence des statistiques récentes, je suis aujoin-d'liui partisan de l'intervention immédiate (1).

4* Fracture du genou. — Je désigne sous le nom de fracture du genou une fracture des condyles ou de l'extrémité inférieure du fémur, disposée de telle sorte que la fracture pénètre dans l'articulation. Le genou est alors augmenté de volume, surtout élargi. Si, fixant la cuisse d'une mnin, on imprime de l'autre des mouvements à la jambe, on provoque de la mobilité latérale au niveau de lajointure et on perçoit de la crépitation. Il est donc, en général, facile de reconnaître qu'il y a fracture, mais il est plus difficile d'en préciser exactement le siège, de savoir si elle atteint un seul coudyle ou bien si les deuv condyles ont éclaté, par exemple, BOUS la pression du fragment fémoral agissant à la manière d'un roin. Dans un cas, je pus me rendre aisément compte du ce dernier mode do fracture, car le fragment supérieur, ayant abandonné les condyles fémoraux, avait traversé la peau, ce qui m'obligea à faire une incision pour le réduire et plus tard à le réséquer.

Une précision plus grande n'est pas, d'ailleurs, très nécessaire pour la pratique. Le traitement consiste h maintenir le membre immobile dans une gouttière.

(Il L'oe lUtiiUque de Itcyher Mt tri's instructif c à eet i^fnird. Elle porte «ur SI csR d« plaies pém^trinles du genou par une petite balle, le genou par.ijisnnl i peu pri's normal : U toi*, on a fait l'uribroloniie et l'antisepsie iutnifdintes.s btcs- ■es lonl morts (18 p. 100) ; les ih gui'ria ont i-onservé les uiouvemenls du genou. 40 furent trnjti^i pur l'antliepsiv secondaire, on attendit l'npparition des ncfidral* ; at moururent {BS p. 100).

Dans 13 cat, ou ne Ùl aucune autiiepsie; Hi moururent [9i p, lOi;.

Si, toutefois, on constatait une lendanco au déplaccmenl, il faudrait upplif|ut.T l'appareil à extension continue, tlécrit û propos des fractures de cuisse.

Lorsque l'un des condyles est complet r- ment détarhé des pai voisines, on a pu en constater plus tard la nécrose, cequicondu à une intervention.

S'il s'agit d'un enfant ou d'un jeune sujet, jusqu'à l'àge i dix-huit à vingt ans environ, un violent traumatisme du goni est susceptible de déterminer, non une fracture des condyle; un tlécoUement l'piphi/saire. il en résulte parfois une déformât» considéra,ble de la région par suite du chevauchement des fra mcnts, et c'est alors avec une luxation du genou que la cunfusîtj pourrait surtout l'tre faite, ce qui n'aurait, de toute manié] pas un grand incoavénientau point de vue pratique, puisqu'il fd réduire dans les deux cas. S'il s'agit d'un décollement, aw recours à l'extension continue.

y Luxation du yenou, — La luxation du genou (j'entends s lement ici la luxation traumatique) est l'une des plus rares, siE la plus riire, parmi les luxations des grandes jointures; j'enffl vu, pour mon compte, trois exemples dans ma vie, et dans un 6 j'ai pu faire un examen analomique complet (1). On a p6i

(1) Il s'ngil d'un hi>ui[iie l\«â de Irenle-fiualre ans qui fut apporté di vic« à motel'Uieu le 3 janvier I8S7. Il Huit tciuibé du quatrième Ëla{;«. Jvo l'eviilence d'uuc luxaliun complète du guuou droit, en arrit're et en debora^fl lut tocilement réduite. Le blesié, atteint ca uiiuie temps d'une rraclure du c succombait \a Jendeuiain, et vuici l'autopsie du jjcdou, rédigée soui ma dîetAaiJ M- Barraud, iiiteruc du service :

Extérieurement, ou constate au-di^ssous de la jointureet àlaparlieaaUro-eiy de la jambe une ecchymose lous-cutanée con^dérable.

L'incision de la peau montre le tcudon et I» lîtrauient rotuliens absolumestM sans aucune éraillure.

Ka lithon existent des désordres trts (gravas. L'aileron de In rotule, le U latéral externe, préieiileut une déchirure roiupl<-te qui peruiet des n latâraui étendus. Cvllo di^chlrure si«ge au aivMu de l'insertion du ligament «j péroné qui n'a pas cfdâi il n'existe de fracture en aucun point, mais la faCAM citerne du tibia est h nu, le pûrioitH est décoUû i cit niveau. Toula cttte r#gl du reste, le i\l-ge d'une vaste eccliymuse qui a envahi les dilTi^renls plans.

En drdani ka tondons de la palie d'oie sont coiuervés ; l'aileron de la n ligament latéral interne, sont intacts.

Ourerture de la jointure. L'articulation ne contient pas de taag: limple o

tiun rosi>e des lurfacnii. Le cnrtiloBe lumi -lunaire cxlemc est d<>tacbé de ta il

tious otiKrO' externes ; 11 est rétracté dam la Jointure et n'adtiùrc plus que pi

ntrémlti! poulrro- interne. Le carUloge lemi-lunnirc interne c^l intact.

Le ligament adipeux eit conacrvé. Le* ligoment* croises sont complète

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