‹ Traité de chirurgie clinique v.2Chapitre 125 sur 156 · I.US la · texte numérisé non relu

I.US la

mais j^^

^ TUMEUR BLANCHE DU GENOU. 79a

^ que la luxation spontanée du genou (et tous les cas se ressem-

»* blent) consécutive à la tumeur blanche se produit invariablement

• on arrière et en dehors, ce que j'explique, pour mon compte, par

I' une prédominance d'action du muscle biceps sur les demi-tendi-

I neux et membraneux.

i Que devient une tumeur blanche du genou? f Et d'abord peut-elle guérir complètement, c'est-à-dire avec le I recouvrement intégral des fonctions du membre? Oui, cela est - possible, mais très rare. Il faut alors que le sujet soit jeune, qu'il ait été très bien soigné, dès le début de l'affection, et que l'articulation n'ait subi que de légers dégâts. Lorsque la synoviale, en particulier, a été détruite par les fongosités, lorsque l'article a suppuré, on peut encore espérer la guérison, mais avec la perte des mouvements. Le praticien doit être bien prévenu de ce fait, afin d'en avertir le malade ou son entourage.

Nous appelons donc, en général, guérison d'une tumeur blanche du genou la conservation de la vie et du membre, mais avec une infirmité incurable résultant de la perte des mouvements de la jointure. Nous avons souvent beaucoup de peine dans la pratique à convaincre les malades de cette vérité, à savoir que, dans l'immense majorité des cas, l'ankylose complète du genou sera la condition nécessaire, indispensable, de la guérison de la maladie, et nous allons voir qu'en réalité notre traitement n'a pas et ne doit pas avoir d'autre but.

Si la guérison est la règle à peu près absolue dans l'arthriU* rhumatismale blennorragique, même lorsque les désordres articulaires ont été très prononcés, il n'en est malheureusement pas de môme de l'arthrite tuberculeuse. Souvent le malade s'affaiblit, s'étiole, tombe dans l'hecticité, et succombe avec des accidents pulmonaires plus ou moins avancés, ou bien en présentant la tuberculose dans divers autres organes.

Lorsque la guérison survient, voici comment procède la nature. Les abcès et les trajets fistuleux se tarissent peu à peu et se ferment. Les fongosités disparaissent et la synoviale se transforme en une sorte de tissu fibreux qui relie entre elles les surfaces articulaires ; ou bien, ce qui est de beaucoup préférable, la synoviale et les cartilages étant résorbés ou éliminés, les surfaces osseuses, mises en contact immédiat, se soudent lentement l'une à l'autre comme à la suite d'une fracture ordinaire.

AFFKCTIONS CHIBUHGICALES [lU MEMBRE INFÉRIEUR.

^^^KPans Je premier cas, l'ankylose est incomplète, fibreuse, et l»l ^^^P^iiou jouit encore de quelques mouvements; dans le second^f I l'ankylodC est osseuse. Le sujet atteint d'ankylose fibreuse i

souffre plus, peut marcher, et le genou paritit guëri, n'est qu'une guérison apparente. Sous rinlluence d'une fatigueiJ ou sans cause appréciable, les douleurs réapparaissent de tempi en temps et exigent un repos de quelques jours, si bien que. dd guerre lasse, les malades en arrivent à réclaitiiT une opératitiBJ qu'ils avaient repoussôc au cours du traitement. J'ai pratiqué, lour mon compte, bon nombre de résections du genou ou d'amputations de cuisse dans ces conditions. La guérison ne sen lonc définitive qu'avec une ankylose osseuse, et c'est, en so[nme|>4 ■vers ce résultat, qui nous est désigné par la nature elle-mâmet I ^ue doit tendre le traitement.

Je dirai tout de suite que l'arthrite tuberculeuse du genou 1 'étant toujours la manirestation locale d'un état constitutionnel défectueux, le traitement général joue un rôle essentiel dans Itll cure de cette aiïeetion, et qu'il ne doit jamais être perdu de vual

I k aucune période de la maladie. Il est bien certain que si, dès! les premières atteintes, un sujet, et de préférence un sujet jeune,

^^^^ se trouve placé dans de bonnes conditions hygiéniques, la maladie 1 ^^^L'pourra être enrayée et complètement guérie avec conservatî<A | ^^^K'des mouvements du genou. N'hésitez donc pas un instant, dès<]Mfl ^^^Hvous aurez basé le diagnostic sur de Fortes présomptions, « ^^^Vtnéme attendre la certitude, à conseiller aux parents d'emmenerl ^^^B leur enfant au soleil et à l'air sur une pluge du midi de la Francet^J ^^^V dtd'y séjourner jusqu'à disparition complète des douleurs, moyei ^^H puissant qui n'est malheureusement pas il la portée de tous^j^ ^IP Ayez, en même temps, recours à tans les reconstituants d'usage,! 1^^^ Voyons maintenant le traitement local.

Le traitement local varie suivant la période à laquelle on e appelé à intervenir, mais nous pouvous dire qu'à toutes les étape!

II de la maladie deux moyens principaux doivent être mis eu usagOM le repos et rimmobilisalîon du genou avec ou sans apparc

, compressif.

Au début, condamnez le malade au repos complet dons I

position horizontale, et fuite» des applications locales de teiotun

U d'iode, le membre étant maintenu dans une gouttière. Si Vét»

■ persisle, s'il survient un peu de gonflement de la jointure,

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