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TUMEUR RUNCHE DU GENOU

pourra appliquer fjuelques pointesde feu etexeroor une compression ouatée.

L'appareil devra Mre ealevi? et remis, par exemple, tous les tniit jours, en appliquant chaque fois uni: série de pointes de feu.

.le suppose qu'il survienne des abcès pt^riphiTiques. il raudm les ouvrir, laver le foyer, le toucher avec la solution phéniquée forte et réappliquer un appareil. On continuera ainsi le traitement jusqu'à ce que la maladie se dirige soit vers la guérison. soit vers la terminaison fatale, et; qui donnera lieu à de nouvelles indications.

Im (unteiir blanche date déjà depuis des mois et même des années et le genou se trouve dans une position vicieuse : la jambe est iléchie sur la cuisse, !e tibia est subluxt' en arrière et en dehors. Il faut commencer par restituer au membre sa direction et, autant que possible, sa forme normales, condition sans laquelle le sujet ne pourra marcher après gui'rison (j'accepte, bien entendu, qu'il n'existe pas encore d'ankylose). Je dois, à cet égard, présenter une observation importante. Si la luxation est légère, on pourra ]>eut-t^lre la réduire en redressant le membre sous le chloroforme; si la luxation est plus prononcée, on arrivera encore à redresser le genou fléchi, mais sans rien obtenir ([uant aux rapports des os entre eux. Enlin, il faut savoir que si le tibia est fortement porté en arrière, de telle sorte que son bord antérieur a dépassé l'axe transversal des condyles fémoraux, il serait imprudent de tenter une manœuvre de réduction : celle-ci aurait, en effet, pour résultat de compl''ter Iti luxation en poussant la tète du tibia dans le creux du jarrel, au risque de déchirer les téguments ainsi que les vaisseaux et les nerfs. J'ai dit plus haut que ce dernier accident n'arrivait pas dans les luxations truumutirjues. mais il ne finit pas oublier qu'à la suite d'une flexion prolongée du genou, tes parties inoltes du jarrot sont rétractées et ont perdu une partie de leur extensibilité.

Le redressement étant obtenu dans la limite du possible, appliquez immédiatement une compression ouatée sur toute la hauteur du membre inférieur, en ayant soin de mettre entre les couches d'ouate une attelle postérieure qui s'oppose à une nouvelle tlexion. ServeK-vous d'ouate non glacée ; qiin la couche mesure au moins \'2 h i^t centimètres d'éijaisseur. ce qui vous permettra d'exercer sans danger une compression aussi forte que possible avec une bande de toili-. Attendez-vous, néanmoins,

à ce que le malade éprouve de vives douleurs pendant les vingU quatre heures qui suivront la manœuvre.

Lorsque le déplacement est léger et provoqué principalement par la contracture des muscles fléchisseurs, on obtiendra un très bon résultat de l'emploi de IVxtension continue, appliquée ainsi que je l'ai dit au chapitre de la Coxalgie, Ce sera également un excellent moyen pour calmer les douleurs, si elles existaient. Je ne verrais même aucun inconvénient à mettre en usage l'extension continue dès le début de TalTection, d'une façon en quelque sorte préventive, afin de combattre la tendance à la flexion du genou et au déplacement du tibia.

La maladie est parvenue à une période plus avancée encore et je suppose qu'elle marche vers la guérison, c'est-à-dire vers Tankylose. Le gonflement du genou a disparu ainsi que la douleur; le malade exécute sans inconvénient des mouvements dans le lit : quelle conduite convient-il de tenir ?

On peut alors permettre la station verticale et même la marche, avec des béquilles d'abord et ensuite avec une canne, mais il ne faut pas oublier que le malade n'est pas guéri et que le genou doit toujours être tenu immobilisé, afin d'obtenir lankylose osseuse. On appliquera donc un appareil inamovible silicate qui sera laissé en place pendant deux, trois ou quatre mois consécutifs.

Combien de temps ce traitement devra-l-il être continué? Il est impossible de répondre autre chose (jue ceci : jusqu'à la production d'une ankylose osseuse, et pour cela on ne saurait fixer une date, même à plusieurs années près. 11 y a là pour le praticien une question de (àionnement ; à chaque nouvelle application on constate l'état des parties, on peut laisser pendant quelques jours le genou maintenu seulement par une genouillère et on attend les événements. Si la douleur, (|ui a\ait complètement disparu sous l'appareil (j'ai vu des malades faire ainsi de longues courses et môme danser , se manifeste de nouveau, si le genou redevient chaud et sensible à la pression, appliquez un nouvel appareil, ce que les sujets sont, d'ailleurs, les premiers à réclamer avec insistance.

Quelques chirurgiens conseillent d'établir une fenêtre au niveau du f;(»nou, afin de survoilier la jointure et d'y appli(|uer quelques révulsifs de temps en temps, mais je crois celte précaution plus nuisible qu'utih*, car rien ne vaut une immobilisation absolue aidée d'une compression permanente.

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