DÉSARTICULATION DU GENOU
I Si la douleur est limitée à un point des condyles, je suppose,
1 si eUe occupe toujours le même siège, peut-ôtre s'agit-il d'un foyer
f d'ostéite et spécialement d'ostéite tuberculeuse, ot c'est une crainte
qu'il est très légitime d'éprouver. Tenez alors grand compte du
renseignement suivant : la douleur est-elle d'origine récente ou
> bien est-elle ancienne? Si la douleur persiste, par exemple, depuis
. plusieurs mois et surtout depuis plusieurs années sans quïl soit
survenu aucun ph<!'nomène de réaction locale, vous ôtes autorisé
à éliminer l'hypothèse d'une ostéite, car, ou bien le tubercule
aurait disparu, et avec lui la douleur, ou bien il serait ramolli
et aurait déterminé des accidents inflammatoires.
Par exclusion, vous serez donc conduit à déclarer qu'il s agit, sans doute, d'un point névralgique.
La douleur est diflusc et le malade n'en peut nettement préciser le siège : songez alors à la douleur du genou sympathique révélant Texistence d'une coxalgie au début: mais la douleur persiste depuis plusieurs mois et la coxalgie n'est pas apparue: cette hypothèse doit, par conséquent, être rejetée.
Ainsi donc, voilà un sujet qui soufi're violemment du genou, au point de voir son existence complètement entravée, et cependant il n'existe pas de lésion apparente ; il n'accuse ni traumatisme, ni arthrite antérieurs; ce n'est ni une ostéite, ni un phénomène sympathique. De quoi s'agit-il donc?
Lorsque le sujet est jeune et que les épiphyses ne sont pa& soudées ; lorsque la douleur est diffuse, mais semble siéger de préférence au niveau de la ligne» épiphysaire, on peut se rattacher à une ostéite de croissance ou à des accidents simplement congestifs. Mais s'il s'agit d'un adulte ? C'est alors que, poussés à bout, nous en sommes réduits à déclarer, faute de mieux, que le sujet est atteint d'une névralgie du genou.
J'ajouterai, toutefois, pour corriger la première impression laissée dans l'esprit par un diagnostic aussi vague, que cette douleur si pénible, et souvent de si longue durée, finit toujours par disparaître et que le traitement par excellence de cette affection est le massage du genou.
n. bésarliculation du genou, — La désarticulation du genou devra être substituée à l'amputation de la cuisse toutes les fois qu'elle sera possible, c'est-à-dire lorsque les téguments voisins permettront de recouvrir les surfaces articulaires. L'amputation
AFKECTIONS chirurgicales du MEMBBE ISFËHIEUR.
intracondyliennc, qui so rapproche beaucoup d'une désarticulation, devrait être préférée it une amputation dans la diapliyse, si l'étoffe pamissttît manquer pour iaconreelion d'un Inmbeau fisunt.
Le procédé de choix est le lambeau antérieur, en conservi la rotule dans son i^paisseur. Le procédé de Gritli consiste & suturer la rotule préalablement avivée avec la pouUo condylienne dont on a également détaché un fragment. Si lus tégumeni n'existaient qu'en arriére, on taillerait un grand lambeau posl rieur, en ayant soin de réséquer très linut le nerf sciatique, di la pression contre les condyles pourrait, !^<ins cette précuutii devenir plus tard douloureuse.
La méthode circulaire, également applicable au genou, inférieure aux précédentes, en raison du siège de la cicatrice, correspond alorsà l'extrémité de l'os et peutsubirdans l'appai prothélique une compression très gCnante.
Cette opération est des plus simples, et je ne crois pas dev insister sur le manuel opératoire, qui dillère peu de celui quej' indiqué pour l'amputation de la cuisse.
C. Affections du creux poplité. — a. Tniumatismes du crvux popliti-. — Los traumatismes du creux poplité sont rares et ne présentent qu'un intérêt secondaire. Une plaie de cette région n'offre de caractère spécial que si elle intéresse l'arlère poplilée et donne naissance à une hémorragie grave. Dans ce cas, la conduite & tenir serait la suivante: appliquer immédiatement à la racine de la cuisse le tubed'Esmarch ou un tubi élastique quelconque, tel qu'un gros drain, par exemple, afin suspendre nioment^inémcnl l'In-raorragie et de faciliter les nu'uvres de l'Iiémostase définitive. Il faut alors, sans plus tai aller à la recherche du vaisseau blessé et placer un III au-desi et au-dessous de la pluie. C'est h peu près lu seule circonstai pour laqui'llu il soit nécessaire de recourir fi la ligature de térv poplilée et de mettre en pratique les règles classiques cette ligature, avec cette différence encore que l'on est guidé par lecanal iiièiuedela pluie. Nousverrons, en effet, plus loin, & propos de l'anévrysme poplité. que si. dans le traitement de ci-tteaffecl " on fait choix de lu méthode de la ligature au-dessus du sac, la fémomlL- qu'il faut lier à sa partie inférieure, dans te cani troisième aildiicteur.
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