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TUMEURS DU PIED

bain, en prenant soin de ne pas intéresser le derme. On évite de la sorte la pression sur les papilles du derme, et la douleur disparaît jusqu'à ce qu'une nouvelle accumulation d'épiderme la reproduise. L'épiderme étant hygrométrique, le cor se tuméfie pendant les temps humides et devient plus douloureux.

L*acide salicylique parait exercer une action très favorable sur les amas d'épiderme. On a imaginé de la gutta-percha salicylée; j'emploie volontiers un mélange de 15 grammes de collodion pour 1 gramme d'acide salicylique. Ce traitement combiné avec l'emploi de chaussures convenables peut amener la disparition des cors.

Lorsque l'hygroma qui constitue Toignon est volumineux et gêne la marche, on peut l'ouvrir largement, toucher la séreuse avec de l'iode ou du chlorure de zinc à S p. 100, ou même le réséquer.

Lorsqu'il est suppuré, il faut également l'ouvrir. On agirait de même pour guérir la fistule.

Si la saillie osseuse qui supporte et produit l'oignon est considérable, dévie fortement le gros orteil, on en peut faire l'abrasion h laide du ciseau et du maillet.

Ces diverses opérations n'amènent aucun accident, mais à une condition, c'est que le sujet ne soit pas diabétique. Dans le cas contraire, l'intervention peut être suivie de phlegmon gangreneux du pied.

On observe quelquefois à la face plantaire une petite tumeur du volume d'un pois, située dans l'épaisseur même du derme et de nature probablement fibreuse. Elle occasionne des douleurs souvent très vives, et apporte uu sérieux obstacle à la marche. Il ne faut pas hésiter à l'enlever complètement en la cernant h l'aide d'une incision circulaire, lorsque divers petits moyens palliatifs, tels que les rondelles perforées à leur centre, par exemple, sont impuissantes à soulager le malade.

b. Exostose sous-ungiieale, — L'exostose sous-unguéale est, de même que l'ongle incarné et la tarsalgie, une afTection propre à la jeunesse, napparaissant que pendant la période de développement du squelette. Elle occupe constamment (à part une ou deux exceptions) la phalangette du gros orteil et de préférence la face uuguéale. On l'observe, cependant, aussi sur les faces latérales, et môme sur la face inférieure.

Cette petite tumeur présente une certaine tendance à la réi> dive, ce qu'avait indiqué Gosselin en la désignant sous le noiD d'exostose rebelle. Le fait s'expliquerait par les recherches à MM. Cornil et Ranvier, qui comparent cette affection aux époln et en font un sarcome ossifiant, notion importante dont not» devrons tenir compte dans le traitement.

Il suffit de voir Torteil, et surtout de le toucher, pour constater la nature de la maladie : saillie dure, soulevant l'ongle en partie détruit, et adhérente à la phalangette.

L'ablation est le seul mode de guérison. Je dispose les parties ainsi que je l'ai dit à propos de l'ongle incarné, et fais ranestht»>k* locale à l'aide des pulvérisations d'éther. Il ne faut pas se cudtenter d'abraser la tumeur au ras de la phalangette, sinon la récidive est à peu près certaine. L'exostose s'enfonce dans le centre de l'os sous la forme d'une sorte de clou composé de tissu spongieux rougeâtre, qu'il faut soigneusement enlever avec la gouge

10* Difformités du pied. — Je ne m'occuperai ici que desdiffor mités du pied susceptibles d'un traitement chirurgical et d< guérison. Il en existe trois : Yhallux valgus, V orteil en marteau ei le pied bot.

a. Hallux valgus. — L'hallux valgus consiste en une déviatioD du gros orteil en dehors, déviation variable pouvant aller jusqu'à l'angle droit avec les autres orteils. Il en résulte une saillie plu: ou moins considérable de la tête du premier métatarsien et par fois la production de bourses séreuses accidentelles (oignon] sus ceptibles de s'enflammer et de suppurer.

Si cette difformité apporte un obstacle à la marche, et si le malades désirent en être débarrassés, on peut pratiquer une ope ration ayant pour but de redresser le gros orteil, de le replace dans le rang.

L'opération de choix est la résection de la tête du métatarsiei avec section des tendons qui s'opposeraient au redressetnenl On conservera les os sésamoïdes afin de donner un point d appu à l'extrémité du métatarsien réséqué. On a aussi pratiqué l résection cunéiforme du col du premier métatarsien.

Dans un premier degré, l'hallux valgus est seulement repr« sente par une saillie plus grande de la tête du premier meta

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