‹ Traité de chirurgie clinique v.2Chapitre 67 sur 156 · RÉTENTION D'URINE CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

RÉTENTION D'URINE CHEZ LA FEMME

dans ce cas. D'autres sont douloureuses, quelquefois même très douloureuses, sans qu'il soit facile d'en indiquer la raison. Les malades souffrent en marchant, en urinant ; la tumeur provoque des contractures douloureuses du col vésical et des spasmes de t'urètre. Certaines femmes sont atteintes de rétention complète d'urine, et le cathétérisme peut même présenter de réelles difficultés, ainsi que le démontre l'observation résumée dans mon Traité d'anatomie topographique (p. 879, 9* édition).

Ce fait prouve encore la ténacité que mettent souvent ces papiliomes à se reproduire, puisque, chez cette malade, ils sont revenus, même après la cautérisation au fer rouge.

Je suis d'avis, toutefois, que ce dernier moyen doit être employé avec prudence, car il en pourrait résulter un rétrécissement. L'excision avec les ciseaux, l'abrasion à l'aide d'une curette et la cautérisation au nitrate d'argent, sont les moyens qu'il convient, en général, de mettre en usage, et le plus souvent ils suffisent.

Si la contracture douloureuse du col persistait après l'extirpation des polypes, on dilaterait le sphincter en suivant le procédé que j'ai indiqué plus haut.

L'urètre de la femme peut être atteint d'épithélioma ; lorsque l'affection est bien limitée et n'est pas l'extension d'une lésion de même nature développée sur la vulve ou dans le vagin, il en faut pratiquer l'extirpation en fendant, au besoin, le canal pour bien dépasser les limites du néoplasme.

Page 1