TUMEURS DU SCROTUM
testiculaire, ce que nous verrons, par exemple, pour Torchite aiguë tuberculeuse.
Recherchez ensuite si la tumeur est développée aux dépens de la peau seule du scrotum.
Recherchez si la tumeur que vous trouvez, je suppose, indépendante de la peau, est en connexion avec le testicule et Tépi- •didyme ou n'affecte aucun rapport avec eux.
Enfin, constatez si la tumeur a pris son point de départ dans le testicule et Fépididyme, ou bien fait tellement corps avec ces oi^anes qu'elle en est inséparable.
Voici donc la division qui me parait devoir être établie pour Tétude clinique des tumeurs de la région scrotale:
l"* Tumeurs de la peau du scrotum ;
2* Tumeurs des enveloppes, sans connexion avec le testicule ;
3* Tumeurs du testicule, ou en connexion intime avec cet -organe.
i° TUMEURS DE LA PEAU DU SCROTUM.
Les tumeurs développées aux dépens de la peau du scrotum «ont assez rares. On y observe surtout des kystes sébacés, une variété particulière d'épithéliome, et une affection à peu près inconnue à notre pays, Téléphantiasis.
Je n'ai rien à dire de particulier sur les kystes sébacés.
L'épi théliome du scrotum, étudié surtout par les auteurs an- •glais, a reçu le nom de cancer des ramoneurs^ en raison de sa fréquence plus grande chez les sujets qui exercent cette profession. Je n'ai, toutefois, pas souvenir d'en avoir observé d'exemple. On en pratiquerait l'ablation le plus tôt possible, car il semble que Ja marche en soit très rapide.
Uéléphantiasis du scrotum est caractérisé par une tuméfaction pouvant atteindre un volume énorme. On a vu de ces tumeurs •dépasser le poids de 50 kilos. Il me parait extrêmement probable que le siège de cette singulière affection est dans le réseau lymphatique de la peau (1). La maladie peut procéder par poussées
(1) J'ai observé, à l'HAtel-Dieu, un fait très curieux, qai me paraît être des plus 'probants à cet égard. Il s*agit d*un homme âgé de trente-quatre ans atteint de •lymphadénie. La maladie débuta par une tuméfaction des ganglions cruraux de
AFFECTIONS DES ORGANES GÉNITAUX DE LUOMSiE.
successives de lymphangite réticulaire aigui' et des phénomè: gônëraux intenses apparaissent à chaque crise ; d'autres foi c'est une lymphangite chronique d'emblée qui détermine peu peu l'L^pttississi'ment de la peau et de tous les ch-ments qu'élitcontient ; on observe des saillies verruqueuses h sa surface extérieure et une inûltration de liquide gélatineux au-dessoi d'elle.
Le changement de climat paraît avoir une inlluence sériel et favorable sur la marche de cette alTection, mais, en fait de traitement actif, l'opération seule est utile. Elle consiste à comprendre entre deux incisions curvilignes la plus grande partie du scrotum, en conservant en arrière une quantité de peau suffi! pour reconstituer les bourses et recouvrir le testicule qn' faut essayer de conserver. Cette grave opération a pu être pi tiquée avec une légère effusion de sang, mais on a aussi consi des hémorragies mortelles. La bande d'Esmarch rendrait, doute, grand service h l'avenir.
Je rapprocherai de l'éléphantiasis du scrotum une affecti inconnue dans notre pays, lit filariose. très commune à Saint-F mingue. On la désigne sous lenomdelympho-scrotum. La tumeur,^ constituée par de gros lymphatiques enroulés, ressemble à s'y méprendre à un vartcocèle ou à une hernie épiploique, d'aulaul plus que, comme ces dernières affections, elle est en partie rédi lihle.J'en ai observé un eus typiqueàla Charité, en 18y5. sur jeune homme venu d'Uaïli, Sur les conseils du D' Odain, qui a observé de nombreux exemples, je pratiquai la résection d'une large plaque éléphantiasique de la peau et le résultat fut 1res favorable, mais sera-t-il durable? Le sang renfermait une qui tité innombrable d'embryons de filairc.
f TUMKL'RS DES ENVELOPPES W SCROTUM SANS CONNEXK AVEC LE TESTICLLE.
Ce groupe de tumeurs est parfaitement net au ]»oint d clinique, car il est très facile de constater si le testicule est l bile et libre de toute connexion avec le néoplasme.
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