PHIMOSIS
la verge peut être atteinte d'ulcérations secondaires, de plaques muqueuses qui affectent sur le gland Tapparence d'érosions superficielles. J'ai plusieurs fois observé le fait suivant : un homme a été affecté de chancre induré, et l'accident primitif remonte à une année, je suppose. Il est complètement guéri en apparence et «e marie en toute sécurité et de bonne foi. Peu de temps après, la jeune femme est infectée à son tour, et l'on ne constate du €Ôté du mari que quelques érosions du gland attribuées à l'ardeur des premiers temps du mariage. En conséquence, lorsqu'un «ujet syphilitique se décide à se marier, il doit attendre la lin de la période secondaire, c'est-à-dire au moins deux ans après le début du chancre.
4* Balanite et halano-posthite. — On observe sur la verge des inflammations phlegmoneuses et érysipélateuses comme dans les autres régions, et nous avons déjà vu plus haut qu'elles reconnaissent généralement pour cause l'infiltration d'urine. Les seules inflammations spéciales à cet organe sont celles des muqueuses du gland et du prépuce.
Le plus souvent occasionnées par un phimosis qui fait obstacle aux soins de propreté, elles peuvent succéder a la masturbation. L'important est de ne pas les confondre avec une blennorragie, dont elles se distinguent aisément par l'absence de douleur en urinant. Quelques injections astringentes, pratiquées entre le gland et le prépuce, en viennent rapidement à bout. Il sera bon, dans certains cas, de conseiller la circoncision.
S** Phimosis, — Le phimosis est caractérisé par l'impossibilité de découvrir le gland. Cette disposition du prépuce est presque toujours congénitale, mais elle peut aussi résulter d'une balano-posthite occasionnée elle-même par des causes multiples, -entre autres le diabète, les chancres mous, etc. Il faut donc traiter l'affection qui occasionne le gonflement du prépuce et, au besoin, enlever cet organe, ainsi que je l'ai dit précédemment. Prenez toujours soin de rechercher si l'urine contient du sucre.
Le phimosis congénital n'affecte pas toujours la même disposition et présente des degrés divers. Il peut consister en une simple atrésie de l'orifice préputial sans hypertrophie, ou bien en un allongement considérable du prépuce, ce qui n'est pas sans influence sur le choix du procédé opératoire.
«96 AFFECTIOMS DES OHGANES GÉNITAUX DE L'HOMME.
Bien que, dans tous les cns. le prt^puce soit trop étroit pour ëtrf rnmené en arrière de la couronne dugland, l'orilicc estcependanL sufnsamment large, en giinéral, pour que lu miction s'efTectuol normalement ; parfois, cet orifice présente les dimensions d'uni tète d'épingle, et l'urine s'écoule difHcilement.
Le phimo^iis entraîne un certain nombre d'accidents, 11 exposa, sans doute, à la balano-posthite, mais ce serait un motif iusuffi-A »aat pour proposer la circoncision, car cette petite complicaUoiLJ eat tr6t< rare, relativement au/ nombre d'enfants dont le gland rtist»tj constamnii<nt couvert. Les sécrétions sont peu abooduntâs et l'urine suffit à en balayer le produit. Les sujt-ts y sont toutefois., très prédisposés, pour peu que survienne une cauae iStraagËre d'irritation.
Une conséquence plus sérieuse du phimosis est le paraphimosis; la circoncision me paraîtrait suflisummcnt justifiée, ii» fût-ce que pour mettre à l'abri do cet accident douloureux et quelquefois très désagréable (j'ai été appelé pour cette complication survenue une premii^re nuit de noces).
Lorsque rorilice prépulial est très étroit, plus étroit que le méat uriiiaire, la miction s'opt>rc en quelque sorte eu deux temps : une partie do l'urine s'accumule dans la cavit^^ préputiale, la distend, et s'écoulu ensuite sans force en souillant les vêtements.
L'éjaculation s'opère dans les mêmes conditions : aussi, [asgujt'ts atteints de pbimosts avec atrésie de l'orifice préputial ontils grande chance d'être inféconds.
Pour peu que le sujet présente une disposition à la formaliou. des calculs, ceux-ci peuvent se développer dans la cavilc préputiale et provoquer une violente inflammation suppurative.
La compression permanente exercée sur le gland entraîne une { certaine atrophie de cet organe.
M. A. Revordin a publié un cas très curieux o(t dos symptûmes i de coxalgie au début chez un onfnnl Agé de neuf ans, et datant J de plusieurs mois, disparurent comme par enchantement h la suitfl do la circoncision.
Le môme auteur a \*u la circoncision produire une heureuM influence sur l'état psychique du suji't, corriger la tendance ) l'hypocondrie. On aurait ainsi guéri des sujets atteints d'hys-*'fl térie et mémo d'épilepsiv.
Le» sujets circoncis paraissent moins exposiïa à la coolagioa. J syphilitique.