‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 10 sur 40 · BLESSURES DE L'ABDOMEN · texte numérisé non relu

BLESSURES DE L'ABDOMEN

es mon pérétrantes de l'abdomen. — Plaies par les armes blanches; contu—

superficielles et profondes; plaies contuses et coups de feu.

#s pénétrantes de l'abdomen, — Plaies simples, — Plaies compliquées : hé- 5 issue des viscères, Plaies des viscères : lube digestif, intestins, este et vésicule biliaire, reins, rate. Épanchements abdominaux : sang, hile,

alimentaires ou stercorales, gaz, pus. Corps étrangers. Péritonite

omen à été divisé par les chirurgiens anatomistes en un certain régions qu'il importe de connaître : en effet, à chacune de ces

ment limitées, correspondent à l'intérieur des organes

peuvent avoir à souffrir des violences exercées sur le bas-

leanvient aussi d'établir une délimitation entre l'abdomen propre-

peut bassin, bien que ces deux cavités n'en fassent qu'uneet

res de l'une et de l’autre s'influencent réciproquement. L'ab—

ur mous, comprend l'espace limité, en haut, par le diaphragme,

n plan coïncidant avec l'aire du détroit supérieur du petit

latérales et antérieures étant composées par les régions

8, d'une part, l'épigastre, l'ombilie, l'hypogastre et les flancs, de roi postérieure étant constituée par le rachis,

grande cavité se trouvent situés la majeure partie du tube di-

nn la rate, les reins, des vaisseaux artériels et veineux

système cireulatoire général, et l'origine du canal thora-

différents organes sont maintenus en place de diverses ma

art sont appendus plus où moins immédiatement à la colonne

en d’une membrane séreuse, le péritoine, qui, envelop=

ceux-ci et leur permettant une certaine mobilité, recous

ux-là, les appliquant etles fixant contre les parois, forme

xeplis et de brides. Très-irrégulièrement disposé sur la

‘à paires: Ces Lt qu | et de solidité, en raison de la disposition à

la composent.

RE ments que nous avons si souvent énumérés : armes où es tranchants, da de ST che

mic tie ébranlement ou contre-coup, des désordres p des viscères abdominaux.

Les plaies de l'abdomen sont divisées en plaies

moi pénétrantes : les plaies nou pénétrantes n'intéressent q la cavité abdominale; les plaies pénétrantes traversent comp “ parois de l'abdomen et doivent être distinguées en plaies péné + la cavité péritonéale, et en is ture cavité. À Biessures non pénétrantes de A 7 P blanches, — Les plaies non pénétrantes de T'abdonen 4 armes blanches où par les instruments piquants, ne prés

} général de gravité lorsqu'elles sont simples. Elles intér P abdominales à uné plus où moins grande profondeur, où la masse musculaire sacro-lombaire a une très-grande ép d tuellement elles n'ont qu'une seule ouverture. Lorsque l'instr < nérant est porté obliquement ou presque parallèlement a0x par \ N'abdomen, il chemine plus où moins loin dans leur épaisseur: tantd borné à foire un trajet en cul-de-sac, LlantôL il traverse Le 4 téguments de dedans en dehors et forme un séton dont la k Æ déterminée par le degré de courbure de Ia région. che Eee) be : le ventre plat, ce trajet sous-cutané ou intermusculaire peut N- partie antérieure de l'abdomen, une assez grande étendue LL: flanc à l'autre, surtout lorsqu'il suit la direction du pli de |

n existe à la hauteur de l'ombilic.

P. Faites avec des armes parfaitement acérées, ces plaies pas de vives douleurs; mais il n'en est pas de mème, lorsque | vulnérant présente une pointe plus où moins irrégulière, voit souvent dans des combats singuliers avec des fleurets d ont été simplement cassés. La douleur ne se limite pas 10

asie

PR les aines et ls partie supérieure des membres assez intense pour provoquer de la dyspnée,

du plexus lombaire, en est la cause.

les plaies de cette nature, où Les tissus ont 616 et ‘on voit surtout survenir des accidents inflammatoires ents sont plus rarement observés à la suite de plaies faites En nanonlqne des parties, composées alternatiis et aponévrotiques, l'étroitesse de la piqûre ne liquides, le frottement des vêtements les mouvements du blessé, des pansements peu méthoant de causes qui peuvent donner lieu à l'inflammation. paraît ordinairement peu de jours après la blessure, et ar une douleur plus vive, la rougeur et la tuméfaction sur | : limitée, elle ne présente pas grand danger; gagoant peut donner lieu à des fasées purulentes qui se répandent des muscles droits, soit en nappe sous les couches planes la paroi, et provoquent quelquefois la gangrène partielle nd le trajet de la plaie est voisin du péritoine, la phloborner aux parois légumentaires, retentit quelquefois séreuse et détermine tous les symptômes et les accidents Les antiphlogistiques les plus énergiques et le débridela plaie sont les seuls moyens de conjurer ces accidents. e varient beaucoup dans leur longueur, dans leur ans leur direction. La profondeur de ces solutions de con= importance : quand la plaie n'intéresse que les tégue les muscles, elle n'a d'autre inconvénient que de tement ; lorsque les couches musculaires sont divisées, é Ja plaie est plus profonde elle présente une plus grande 0, différences considérables au point de vue de son traitement ° définitifs. Les muscles de l'abdomen sont tellement disa de continuité divise les uns perpendiculaireuement ou parallèlement à leurs fibres : il en résulte le que es sa direction, est toujours accompagnée d'un : 7200 rapport avec sa profondeur.

À par instraments tranchants ont pour réa ois abdominales, en raison de la division des aponévroses, : hernies consécutives. Aussi la Heu rA RER ç = 2e élit.

i, ci ‘ 370 BLESSURES DE L'ARI ces plaies sur les parois de l’abdom l'aponévrose du grand oblique, ont-ell duction des hernies, Au-dessus et un | rencontre le feuillet profond de l'apo a contact avec le péritoine; \ * au-dessous de l'ombilic jusqu'au pobés, (le leu sponéqroique fait défaut en arrière des muscles au devant desquels il passe, et ceux-ci : sont appliqués immédiatement sur la membrane séreuse + il en résulte qu'une plaie située au-dessus de l'ombilie et divisant tous les museles, M laisse intacte l'aponévrose profonde dont la résistance maintient encore solidement les viscères en place; et qu'une plaie située au-dessous de M l'ombilic et intéressant tous les muscles, divise en DL | ' névrose qui n'oppose plus d'obstacle à la poussée des viscères dirigés par la pesanteur, par les mouvements ou les efforis du malade vers la M partie inférieure de l'abdomen. Les plaies situées au-déssous de l'om- \ Es bic sont done plus dificies à réunir et plus expasées aux heraies consé=M | cutives que les plaies situées au-dessus de cette région, Dans les piqûres des parois abdominales, le traitement DORE ment dans le repos; la petite plaie est recouverte d'une m de spa | radrap de diachylon, et le chirurgien se tient prèt à pe inflammatoires qui-peuvent survenir.

Les sujets atteints de plaies par instruments tranchants s Ja position la plus favorable au contact des bords de la nuité : tous les auteurs conseillent de rendre la coaptation d plaie plus parfaite à l'aide de bandeleues agglutinatives ; chirurgiens savent aussi que ce moyen n'est qu'illusoire et d'appareil protecteur, Si les muscles ne sont que superficielles ressés, la plaie recouverte d'un pansement simple mañotenu dage de corps peut être abandonnée à elle-même : si, au muscles ont &té profondément divisés, nous pensons qu'il fat avoir à la suture enchevillée pour obtenir une réunion aussi immédiate @ sible, Cette suture ne doit pas se borner à la peau, mais elle prendre les muscles eux-mêmes, et les anses du fil doivent | fond de la plaie. Traitée par la position, par des bandages ani bandelettes agglutinatives, une plaie profonde et étendue des p minales se comporte à peu près comme si elle était abando | même : à mesure qu'agit la rétractilité musculaire, les bouts divisé | muscles s'éloignent l'un de l’autre, et laissent entre eux un comble par du tissu de cicatrice moins solide et Éne muscles eux-mêmes, Plus petite est l'étendue de cette substance“inil æntre les bouts du muscle divisé, moindre est laiblissement

phses non pénétrantes de l'abdomen par armes L'infammation, dont nous avons déjà parlé, ea vulnérant dans la plaie ne se rencontrent guère ures par armes piquantes, et ne sont pas communément | aussi peu souvent constatée que les accidents ment extérieure dans les plaies par instruments lle dans les plaies par instruments piquants. orrhagie se fait jour à l'extérieur, elle est facilement arrêtée Ja ligature du vaisseau divisé ; si l'artère saignante se raclant dans l'épaisseur des parois du ventre, elle serait ise à nu par une légère incision. Généralement, les plaies e donnent lieu qu'à l'efusion de quelques gouttes de sang ; x que l'instrument vuluérant rencontre l'artère épigas= mammaire interne ct détermine une hémorrhagie externe "| ante, Le chirurgien peut se rendre maître de l'accident par h e de compresses imbibées d'eau froide, par la compres- ; e au moyen d'un bandage de corps, par la compression avec une bougie de gomme élastique introduite dans «| e La ligature dans la plaie suffisamment agrandie serait moyens hémostatiques s'ils restaient sans succès, Nous l eux fois l'occasion d'observer des hémorrhagies à la suite is abdominales : dans an des cas, l'artère épigastrique ée par un coup de couteau, à l'endroit où elle s'engage oit, et elle donnait lieu à une hémorrhagie que nous ne* que par la ligature dans la plaie même ; dans l'autre ess, la divisée aussi par un coup de couteau, un peu au-dessous | et supérieure, fournit une hémorrhagie secon= 4 blé pour nous engager à rechercher le vaisseau 16sé et |

est interstitielle, le sang s'épanche dans le tissu | tumeur molle plus ou moins volumineuse, ou bien | entre les couches aponévrotiques, Le sang s'arrête ‘4 il est résorbé en un temps toujours très-long; tantôt | sanguin qu'il convient de vider prématurément, | issement de l'inflammation sur le péritoine et les | , en même temps que le décollement des couches

di Due deb eee DE “déchirare-de l'artère épigastrique, existait sur le lieu frappé - pressible, elle permettait aux doigts de sentir la ei “muscle dont les deux bouts étaient rétraetés. Le malade 6 dos avait la plus grande peine à se mettre sur son obtenue sans hernie consécutive, Mais il n'en est pas toujours contusions des parois abdominales, en effet, soit qu'elles détert diatement la rupture des muscles, soit qu'elles amènent Î ont souvent pour résultat de diminuer la

de préparer l'apparition de hernies ou d'éventrat Pépciiäéribles. > Les comusions de l'abdomen ne bornent pas toujours len parois de cette cavité et s'étendent quelquefois jusqu'aux vi

produire de désordres localisés dans tel ou tel organe, elles | partir sur toute la masse viscérale; mais plus générale: les viscères solides volumineux et fixes, tels que le foie, la bien que l'estomac et l'intestin, par leur mollesse et leur mo pent facilement aux violences extérieures, ils sont néann intéressés,

Bes accidents inflammatoires -de la plus grande gravité ‘vent le résultat des contusions profondes de l'abdomen et combattus par les moyens antiphlogistiques les plus duVal-de-Grâce possède plusieurs pièces d'anatomie patholo trait à des ruptures de l'intestin grêle par des coups de pied d de cheval. Dans ces cas, bien que la paroi abdominale : festin, pincé entre la colonne vertébrale et le corps conton diatement déchiré ou se gangrène consécutivement dans une p les malades succombent à la péritonite provoquée par un € général peu considérable, de matières intestinales,

Tous les organes, les vaisseaux mêmes renfermés dan [ vent être déchirés ou rompus par les contusions profondes. À l'aorte abdominale divisée par un ne 5

ferrant qui reçut une ruade dans le ventre, à la hanteu . épanchiement rapidement mortel avait eu eu par une

malade doit rester au lit et garder le repos le plus abso sont toujours fori douloureuses et lentes à se cicatriser ons guérissent plus vite et uccasionnent moins de douleur

L'accident qu'on doit surtout redouter à la suite des pl | des coups de feu de l'abdomen, c'est l'inflammation. La mévroses et dés gaînes musculaires, les mouvements inc abdominales, le frottement presque inévitable des pièces aux effers de la contusion même, prédisposent à cet acc mätion des parois n'est pas la seule à craindre, et dans | 2 RS Eden Là aussi quelquefois à la suite de coups de feu, l l sous-jacentes et du péritoine constitue un ee: relâchement des parois de l'abdomen, l'application de. fo lientes, l'emploi libéral des saignées locales et générales, et prompte et longue incision des tissus, l'issue facile et rapide | pus, tel est le traitement qu'il convient d'opposer à cette | tion des blessures de l'abdomen par les corps contondants ou le de guerre. * Blessures pénétrantes de l'abdomen, = AS ic de diagnostiquer une plaie pénétrante de l'abdomen. Heure que des doutes peuvent s'élever sur la nature de la b point de vue de la pratique, ne réclame aucune indication. Aussi, dans les cas douteux, doit-on s'abstenir des © on se livrait jadis pour arriver à un diagnostic précis : d'une cherches restent presque toujours sans Succès; de l'autre, être nuisibles, soit en faisant une plaie pénétrante d'une plaie abdominale seulement, soit en irritant les bords de la solution “huité, soit encore en détruisant un travail réparateur déjà déplaçant un caillot el eu provoquant une hémorrhagie. Ù Jarge, il est fcile d'en reconnaître la pénétration; si elle est dt symplômes qu'elle détermine ne sont pas tellement ne puissent induire en erreur, et les rensciguements

niloaus. Toutes les plaies pénétrantes simples par Malgaigne (1). Cependant, la plupart des auer (2), et après lui, Dupuytren (3), Nélaton (4), ont Piquantes ou tranchantes et les projectiles lancés. : h après avoir traversé les paroïs abdominales, glissent ce lisse des viscères sans en atteindre aucun. Il est un instrument piquant, une épée, un fleuret, une une balle pénétrant dans l'abdomen à une certaine pro= ntéresser le péritoine sans léser les organes intérieurs, qu'ils soient, Les nombreuses observations de coups ou de coups de pointe de sabre réputés simples et omen sans léser aucun viscère ne prouvent qu'une ures ne sont pas toujours très-graves. D. 3. Larrey (5), l'histoire d'un soldat qui reçut dans le ventre un Ja balle avait entraîné au-devant d'elle une portion de la étré avec elle dans la cavité abdominale, sans paraître tres accidents immédiats que la contusion des intes= soit, la lésion viscérale n'en existait pas moins. Mais, à | me très-problématique la possibilité d'une plaie péné- . bdormen par armes piquantes ou par coups de feu, on est ! ettre celle des plaies simples du péritoine par instruments tran- | ‘on a vu quelquefois les intestins parfaitement intacts sortir à de continuité des parois abdominales. Il résulte de ces A qu'au lieu de donner le nom de plaies simples aux plaies ne que l'on suppose avoir mémagé les viscères, il re mieux de réserver cette dénomination pour celles qui nées d'aucun accident.

le tout symptôme d'ane lésion interne, les plaies étroites hes doivent être recouvertes d'une mouche de sparadrap et les coups de feu, d'un pansement simple, Les plaies par

chirurgicale, 2° édit 1859, 4H, p. 322. + il

pop VI, pe A7. | ‘orales de chinis est VI, p. 498. | pe 483.

suture enchevillée est celle qu'on ewploie de préféren la plaie libre, en rapproche exactement le fond et agit sur | de ses lèvres. On l’exécute de la manière suivante : le € — duit le doigt indicateur de la main gauche dans l'abdom bords de la plaie et attire Le péritoine au niveau des autres p dis qu'il fixe les téguments avec son pouce; de la main druîte, à une des deux aiguilles dont le fil est armé, l'introduit dans hacuis «hier épaisseur ( paroi abdominale de dedans en dehors, à une distance d'a considérable de la plaie que celle-ci est plus étendue : l' solution de continuité, saisie de la même manière, est t conde aiguille, portée comme la première. Les points de comprendre toute l'épaisseur de la paroi abdominale, y compris le toine, afin d'assurer le contact des lévres de la plaie dans toute be teur : ils sont placés à trois centimètres environ les uns des “angles de la division, où mieux en nombre suffisant pour réun dans toute sa longueur. Les extrémités des fils sont nouées sur rouleau de sparadrap de diachylon ou sur une bougie de gonam que l'on peut diviser en plusieurs morceaux pour suivre la dit bords de la plaie, lorsque ceux-ci sont anguleux. El co les fils que par une roselte simple, sans les couper, afin de pa relächer si, comme cela arrive quelquefois, le gonflement des. sues ou le gonflement de l'abdomen lui-même provoque un trop grande de la suture, On place ensuite sur la division - simple, et l'on assure le relâchement de la paroï abdominale tion du blessé, Les fils sont enlevés après huit ou dix jours: alternant d'un côté à l'autre sur des morceaux de sonde, ils simultanément de chaque côté, afin d'éviter le tiraillement et de la cicatrice encore peu solide. L'immobilité et le séjour au du ventre doivent encore être prescrits pendant une quinzainerde après l'extraetion des fils, Plaies compliquées. — L'hémorrbagie; l'issue des vi Jésés, leur étranglement et leur gangrène, leur blessure d minale qu'ils n'ont pas quittée; les épanchements pr intra ou extra-péritonéaux ; la présence des corps ét plications des plaies pénétrantes de l'abdomen.

ax r ;

#78 BLESSURES DE L'ABDOMEN PA graisseux se montrant entre les lèvres de la plaie pour une portion d'épie =

D. J. Larrey (1) conseille de laisser cetle membrane au dehors lors= qu'on n'a pa la réduire à l'instant même; Robert (2) e1 H. Larrey (3), pensent qu'il faut toujours l'abandonuer à l'extérieur dans la crainte de voir survenir de graves accidents inflammatoires. Boyer (4) a soutenu le L principe, généralement adoplé dans la pratique chirurgicale, de réduire L'épiploon toutes les fois qu'il est intact. Si cet organe est sain et qu'il ne

, Soit pos resté longtemps au contact de l'air, s'il est libre, il faut le repousser doucement et immédiatement dans le ventre, après l'avoir lavé avec de l'eau tiède s'il a été souillé par quelque matière extérieure : s'il est en= flammé, déchiré ou contus, s'il ne peut rentrer dans l'abdomen par le pas= sage qu'il a franchi une première fois, il faut l'abandonner a dehors.

L'importance de la réduction de cet organe n'est pas si grande qu'on doive débrider l'ouverture des parois abdominales pour l'obtenir, où pour qu'on s'expose, en replaçant des tissus altérés dans le péritoine, à l'inflammation de cette membrane. La réduction de l'épiploon n'est pastons jours possible, même dans les plaies larges et n'exerçant sur lui aucune constrietion : cette circonstance se présente dans les cas où l'opération, n'est tentée qu'un certain temps après la blessure et où lewentre s'ethal= lonné. 11 nous est arrivé, après avoir débridé la plaie pour faire rentrer. l'intestin et l'épiploon, de remettre facilement en place l'anse intestinale, sans pouvoir la faire suivre de l'épiploon, Cet organe n'était ui tuméfé, ni étranglé, mais il restait mollasse, flottant et fuyait latéralement sous les pressions les mieux dirigées du doigt pénétrant largement dans la canité abdominale; il demeurait obstinément à l'extérieur où je l'abandonnañ.

Librement abandonné au dehors, l'épiploon rentre quelquefois spontas nément et graduellement dans la cavité abdominale sans avoir déterminés d'accidents, En général, il se tuméfe rapidement : tantôt il reprend sa place en revenant peu à peu sur lui-même, tantôt il forme une imeur stationnaire ; souvent aussi il s'étrangle pour se Aétrir, tomber bi en gangrène el se séparer au niveau de la plaie des parois abdominalese différentes terminaisons de l'issue de l'épiploon libre, irréducuibles étranglé, permettent d'apprécier à leur juste valeur les préceptes qui êté donnés à cette occasion : emporter d'un seul coup, avec li

(4) D. 3. Larrey, Clinique ehfrurgicale, &. W, p. 407. (2) A. Robert, Mémoires de l'Académie de médecine, 4845, 1. X1, p. 668. SE H, Larrey, Bulletin de la Société de chirurgie, séance du 17 avril 850$ Æ

“a re Traité des mAlahies chirungioeles, t. VIL, p. 456.

rpm

en liant isolément les vaisseaux à mesuré manières de faire qui doivent être rejetées, La recouvrir et à protéger l'organe avec une com— ne décoction émolliente : ce n'est que dans le cas où rentrer progressivement dans l'abdomen, vient à con ces au pourtour de la plaie et à former une tumeur stale retrancher à petits coups en liant les vaisseaux les res au niveau de l'ouverture des parois abdominales, sans [er et en le laissant dans la plaie. Après la chute des ligafavoriser, par une compression légère et soutenue, la de la membrane dans le ventre, le l'épiploon ne se termine pas toujours simplement par peut donner lieu à des accidents inflammatoires et à une e. Sur la simple menace de l'inflammation, il convient par le débridement de la plaie des parois abdomiion enraye, plus sûrement que le traitement autiphlo— ts qui rétrogradent rarement ; et elle a d'autant plus ‘0 qu'elle est pratiquée plus tôt. Après le débridement, 4 Jaissé au dehors et protégé comme dans les cas pré= |

, — Une portion plus où moïns considérable de l'in- + M ] une plaie de l'abdomen : l'intestin grèle est celui | us souvent ; néanmoins l'estomac et le côlon ont été ren utrations. Quand l'organe qui fait issue est intact, il faut latement dans le ventre, alors même qu'il est fortement in, resté quelquefois plusieurs heures à l'air, est desséché, eou d'autres corps étrangers : il doit être lavé à l'eau tiède e. A cet eflct, on pratique le taxis, en ayant soin de faire “dans le ventre, les parties qui sont sorties les der= s que les intestins n'ont pas glisté entre les muscles | es et dis sont pas pincés, on les accompagne avec le doigt | ur de l'abdomen. .

Etibdiquement exécuté reste quelquefois sans succès l'intestin. L'obstacle à la réduction de l’anse intestinale compression exercée sur l'intestin par les lèvres de la on déterminée par la gêne de la circulation dans soit encore dans la distensign de l'intestin par des gaz ce dernier cas, il faut attirer au dehors une plus

- duiro d'une manière absolue le volume de ane à premier procédé est presque toujours insuffisant, le se TE D 2 Mhmmiie se px ER Avant d'arriver à une opération radicale, quelques p et pensent qu'il convient de recourir aux saignées tions émollientes et à la compression modérée et s0 dans l'espoir de voir celui-ci se réduire graduellement, d'exposer le blessé à une hernie consécutive en [ cominuité des parois de l'abdomen par un compter sur la temporisation, qui n'a d'autre rét, nombre des cas, que de faire perdre un temps p accidents resteut stationnaires ou s’aggravent : ds qu testin sorti éprouve quelque difficulté il faut agrandie abdominales. Cecte opération lève immédiatement l'éu pas beaucoup aux chances d'une hernie consécutive, lon . suivant les règles de l'art L'incision des parois abdominales n'a pas besoin d'être L permettre la rentrée de l'intestin ; la plus légère d sufût quelquefois : elle doit être dre suivant l'axe “4 tie supérieure de l'abdomen, en évitant le trajet de vaisse peut donner lieu à une hémorrhagie grave, et celui du li du foie, dans lequel la veine ombilicale n'est pas j - débridement s'exécute avec la sonde cannelée mousse et mire, ou avec le bistouri boutonné : la masse intestinale b abaissée et maintenue de la main gauche, on introduit la sous l'angle supérieur de la plaie jusque dans l'abdomen ; le pa sonde étant renversé sous la main gauche, par-dessus la mé son bec étant appliqué à l'intérieur contre la paroi n bistouri dans la raioure de l'instrument que l'on relève afin d'inciser en pressant plutôt qu'en sciant. Les € males sorties recouvrent quelquefois la sonde, se du bistouri et risquent d'être blessées : pour éviter servir de la sonde ailée de Mery. À défaut de cet boutonné de Pott on de Cooper, le bistouri boutunné un simple bistouri convexe sont employés de la mu

Is qui ne pénètrent pas dans la enié périnéale es que les autres, par la raison que les matières ne s’épana séreuse abdominale, s'écoulent au dehors, ou s'infiltrent des parois du ventre. Le côlon ascendant, le côlon ‘ont habituellement pas de mésentère et sont ‘les parois abdominales par le péritoine qui passe au devant matières alvines ne trouvent pas une issue facile am riser leur écoulement par de larges incisions. de reconnaître une blessure de l'intestin, lorsque de cet organe est sortie de l'abdomen : cependant la plaie l'être pas à l'extérieur où peut rester cachée entre les ation de continuité abdominale; c'est pourquoi il est pro vire une anse intestinale herniée sur laquelle on ne dé ie, d'atlirer au dehors une plus grande quantité de lire cr ses investigations dans une étendue suflisanté, in est resté dans l'abdomen, et que la plaie extériéhre pour permettre l'introduction du doigt, celai-ei, plongé revient quelquefois sali par les matières épanchées et assure des gaz ou des matières par la plaie des parois, la A travers une large solution de continuité, l'anse intestilaissent aucun doute sur la nature de la lésion, des plaies étroites des intestins par armes piquantes est et ne peut être immédiatement établi : en effee, l'issue inales par la plaie intérieure, et leur épanchement dans À k généralement pas lieu, Les douleurs vagues dans le ventre ] f

fortes ne sont pas des signes de grahde valeur : les vos de sang et les selles sanguinolentes se rencontrent aussi p de l'estomac que dans celles de l'intestin; la tympa= Lrégarde comme un symptôme caractéristique d'ane lésion ] ut être due à toute autre cause et manque quelquefois, La | ; l'anxiété, les sueurs froides, les horripilations, le re- | montrent dans la plupart des blessures graves, et souvent | blessures légères des grandes cavités splanchniques, Ce- l des gaz ou des matières intestinales est le seul signe re des intestins restés dans l'abdomen, la réunion d'un des symptômes que nous venons d'indiquer doit faire con comme très- probable.

u8 sont toujours graves : cependant elles gaérissent | La guérison spontanée s'observe surtout dans | les symptômes sont parfois si peu prononcés, qu'ils |

con de fe méme da de l'intestin, l'épanchement D siiin de tombe ulable qui de là cavité abdominale : tantôt les T érieure de l'intestin, sont reprises ls sent en pu où mon grande q

e l'intestin blessé est sorti de l'abdomen, nous ) 12 continuité dont 1 est atteint doit ioujouiré &$ uni la réduction de l'anse intestinale, que la lésion consiste d dans une plaie longitudinale ou transversale de peu d'i une petite échancrure on même dans une eschare peu consid pue une balle. Dans ce dernier cas, l'eschare serait enle: et la perte de substance de l'intestin réparée par un des pro allons faire connaître.

Lorsque l'intestin blessé est resté dans la cavité abdom des chirurgiens modernes recommandent d'abandonner la hature ; il s'en tiennent à ce que l'on appelle les moyens gén dep de

la blessure comme au-dessus des ressources de l'art. Quelques heureuses excusent cette manière de voir sans la justifier ; de cas funestes la condamnent,

Si la blessure a été faite par une arme piquante el mince, 0! doute compter sur les phénomènes de physiologie patholo avons signalés, pour prévenir la production d'un ép

| Aie il connlenl danses dote ion, Le doigt doit donc être introduit dans le ventreet y |

les mouvements explorateurs : # ‘il est retiré sans être impré-

intestinales, on peut supposer que la perforation de l'intestin. ile renversement dela muqueuse, par l'interposition de l'épise borner aux moyens généraux ; il ne faut pas oublier, ce= i les préthiers moments de la blessure, la contraction. Û in s'oppose à l'issue des matières liquides ou solides. peuvent s'échapper et communiquer au doigt uné odeur On maintient alors la plaie extérieure onverte, et l'on t les parois du ventre pour favoriser la sortie des gaz inale, Si au contraire le doigt revient sali par les matières be digestif, il faut dilater la plaie extérieure par une inei- Lestin au dehors, et réunir la solution de continuité par la dans une plaie de l'abdomen, le doigt rencontre souvent la immédiatement en arrière de l'ouverture faite au péri it les bouts de l'intestin divisé à la contraction spasmopare et leur donne une consistance dure et comme car=

des intestins par les coups de feu sont presque toujours mul

condition défavorable, mais qui ne doit pas faire rejêter le

us recommandons. Quand une balle traverse l'abdomen dans

par le tube digestif, celui-ci, comme le dit Baudens (2),

altéré, bien que, dans les premiers instants, l'absence

penser qu'il na pas été atteint; et neuf fois sur dix sur=

s accidents mortels dus à une péritonite suraïguë qui ne dépasse mais vingt-quatre heures.

as de lésion de l'intestin par armes tranchantes, avec épan-

es solides ou liquides,sgt dans les coups dé feu, il con-

ndir la plaie extérieure avec le bistouri, d'attirer l'in-

s, et de fermer par la suture la solution de continuité qu'il

is ont imaginé un grand nombre de satures pour réunir

des plaies d'armes à feu. Paris, 1836, p. 326, dl | 25

fait adhérer la plaie aux US VOIES

guérison.

Les plaies longitudinales et transversales de 1

un mécanisme analogne, aidé par l'interposition de l'E de la solution de continuité. Dans les plaies étendues, transversales, dans les coups de feu et même dans les en travers du calibre de l'intestin, l'épanchement des n immédiatement une exsudation de lymphe coagulable l'isole du reste de la cavité abdominale : tantôt les foyer par la partie supérieure de l'intestin, sont rieure; tantôt elles sortent en plus où moins cat extérieure et déterminent une fistule stercorale temporaire, sion complète la guérison de la blessure.

Ce mode de guérison spontanée peut avoir lieu dans toul l'intestin, quel que soit Le corps vulnérant; il est m mn et il expose à de nombreux mécomptes les chirurgiens qui, seuls efforts de la nature, s'abstiennent de toute intervention Lorsque l'intestin blessé est sorti de l'abdomen, nous penson lation de continuité dont il est atteint doit toujours être réunie p | avant Ja réduction de l'anse intestinale, que la lésion consiste: piqûre, dans une plaie longitudinale ou transversale de peu une petite échancrure ou même dans une eschare peu consid 4 par une balle. Dans ce dernier cas, l'eschare serait enlevée F et la perte de substance de l'intestin réparée par un des p allons faire connaître, .

Lorsque l'intestin blessé est resté dans la cavité abdominale, des chirurgiens modernes recommandent d'abandonner la nature ; il s'en tiennent à ce que l'on appelle les moyens gén santles honneurs du succès si le blessé guérit, et, s'il succombe, € la blessure comme au-dessus des ressources de l’art. Quelques heureuses excusent cette manière de voir sans la justifier ; un g: de cas funestes la condamnent. < Si la blessure a été faite par une arme piquante et mince, on doute compter sur les phénomènes de physiologie p ogi h avons signalés, pour prévenir la production d’un épanchement, et

k, et qu'il contient, dans ce dernier cas d'inletos

doit donc être introduit dans le ventreet y

ents explorateurs : s'il est retiré sans être impréles, an peut supposer que la perforation de l'intestin rsement de la muqueuse, par l'interposition de l'épimer aux moyens généraux ; il ne faut pas oublier, ce= les premiers moments de la blessure, la contraction stin s'oppose à l'issue des matières liquides ou sol s'échapper et communiquer au doigt une odeur

maintient alors la plaie extérieure ouverte, ec l'on

les parois du ventre pour favoriser la sortie des gaz Si au contraire Le doigt revient sali par les matières digestif, il faut dilater la plaie extérieure par une ineiaa dehors, et réunir la solution de continuité par la. une plie de l'abdomen, le doigt rencontre souvent la immédiatement en arrière de l'ouverture faite au vérinait les bouts de l'intestin divisé à la contraction spasmo=n pare et leur donne une consistance dure et comme car=

des intestins par les coups de feu sont presque toujours mul= éondition défavorable, mais qui ne doit pas faire rejêter le … recommandons. Quand une balle traverse l'abdomen dans par le tube digestif, celui-ci, comme le dit Baudens (2), altéré, bien que, dans les premiers instants, l'absence penser qu'il n'a pas été atteint; et neuf fois sur dix sur its mortels dus à une péritonite suraiguë qui ne dépasse l quatre heures.

lésion de l'intestin par armes tranchantes, avec épan= res solides ou liquides,set dans les coups de feu, il con ndir la plaie extérieure avec le bistoari, d'attirer l'inet de fermer par la suture la solution de continuité qu'il

L imaginé au grand nombre de satures pour réunir

e des plaies d'armer à feu. Varis, 1836, pe 926. D à 25 —

Les aiguilles pénètrent e can plaie, de l'extérieur à l'intérieur de réssortir par la plaie (/ig- 8), avec les fils, qué sont | autour de l'autre pour former le nœud du chirargien (fig.

Fc. 48. — Suture entrecoupée dont î Les nœwts sont faits et serrés dans de la suture p l'intestin. — Premier temps du point de suture.

est laissé momentanément entre les lèvres de la plaie et n* plus tard. Réintroduites successivement dans la plaie, après

(1) Vérien, Bulletin de la Sueiété de chirurgie de Paris, &

Os — Troisiéme temps du point de la suture précédente. rre les nœuds. A cet effet, après avoir fait rentrer

nbrane séreuse à elle-même, on tire sur les chefs il de façon à serrer le nœud, et l'on coupe ces fils au sortie.

x ligatures, ne perde pas la plus petite quantité d'air, PALRAMGEs des aiguilles, ni par la plaie réunie,

rsales et complètes du calibre de l'intestin. — La e complète ou à peu près complète de l'intestin, consiau-dessus des ressources de l'art, était abandonnée aux ï : plus tard, les chirurgiens cherchèrent à la trans us artificiel, en fixant aux lèvres de la plaie extérieure les divisé.

au moyen d'une suture directe et par affrontement, après s le canal, pour en soutenir les parois, une trachée de

ça la trachée de veau par un cylindre de carte,

pé dans l'essence de térébenthine et ensuite dans l'huile aliérable par l'humidité,

, imagina de réunir l'intestin en introduisant le

l'inférieur, et de les maintenir par deux points de

chaque et renversé également en dedans les lèvres de la plaie.

on de la plaie soit complète, les points de suture ne is les uns des autres que de 4 millimètres : dans ces assez exacte pour que, sur le cadavre, l'intestin, insufllé

cependant, et après eux Duverger, tentèrent la réu-

pe

PIN RES M 2 'VENNEN PAR ARMES [4 (CERPE.

< Cette méthode, qui fa: diversement modi- Avant d'invaginer l'intesin. ü importe de rieur du bout inférieur : les c:azrætens péristal- É & à matières iptestinales pouvant manquer «« se rencon- 4 ae bouts de l'organe, on a conseillé d'admizuæer du sirop «rs x de l'huile d'amandes douces que l'on voit ser ;ar le bout enner éa canal divisé, La partie du mésentère attenante à iiztestin fait à 'ntroduction de ses bouts l'un dans l'autre : on pezt lever cette . en incisant le mésentère sur le bout supérieur dans une étendue e Le bout inférieur de l'intestin est quelquefois tellement resset sa membrane muqueuse renversée en dehors, qu'il et impossible 1 faire pénétrer le bout supérieur : Jobert (1), pour faciliter œtte introdaction, a imaginé de traverser le bout supéricur avec un fl &e soie muni de deux aiguilles qui, portées dans le bout inférieur, le traversent de dedans en dehors; au moyen de légères tractions exercées sur le fil, le bout supérieur du canal est peu à peu attiré dans le bout inférieur.

Le plus grave reproche que les chirurgiens modernes aient adressé àla méthode de Rhamdhor est celui de mettre en contact la meinbrare œuqueuse de l'intestin avec sa surface péritonéale, deux membranes de nature différente ne pouvant que difficilement contracter entre elles des adhérences. Cette objection, dont les faits et les expériences ont démontré le peu d'importance, a donné naissance à un certain nombre de procédés destinés à mettre la membrane séreuse en contact avec elle-même et qui ! déjà ont été en partie exposés. Jobert (2) a eu l'idée d’invaginer le bout supérieur de l'intestin dans l'inférieur, après avoir renversé cdui-äe ; dedans, de manière à mettre leurs membranes séreuses en contact. Le mésentère est d'abord disséqué sur l’un et l'antre bout du canal, dans set étendue suffisante, et, en cas d'hémorrhagie, celle-ci est arrêtée par des ligatures temporaires ou par la torsion des vaisseaux. Le bout supéries de l'intestin étant bien reconnu est traversé sur sa paroi antérieure ave un fil armé de deux aiguilles à coudre ordinaires, de dedans en dehors, à 6 millimètres de la division : l’anse du fl dont les deux bouts sont con$és à un aide est laissée dans la piqûre. Un second fil est passé de la même manière dans la paroi postérieure de l'organe. On procède alors avec ks doigts ou avec une pince à disséquer au renversement du bout infériesr de l'intestin en dedans de lui-même, de manière que la séreuse se troureà la face interne. Le renversement obtenu, on y introduit le doigt indicatesr

nons

(1) Jobert (de Lamballe), Maladies du canal intestinal. Paris, 1829, 1. 1. (2) Idem, t. I, p 82.

chaque bout de l'intestin renversé es | diamètre moins considérable que les deux a |gagée dans les premières recouvertes par qe anses de fil traversant les viroles el li de 2e diamètre, rapprochent les deux grands anneaux sur xant de point d'appui, et les fixent dans cette sit n'embrasse que les viroles et ne reste pas sur la : D it pa à l'atéconr D tes 1f - d'une aiguille à chacune de ses extrémités; la premié: dedans des viroles, et la seconde, introduite et retirée p que la première, passe entre la surface externe des viroles. Unale: le fil serré et noué ne Po el ne fait que traverser les parois adossées de l'inte p des fils très-près des nœuds, axatandonné la PAT x vail éliminateur frappant de gangrène les portions repliées de l'i même temps que les fils coupent les parois, les viroles son iberlé, parcourent les voies intestinales et sont rendues par Baudens (2) proposa un procédé analogue : Un anneau d tique est engagé à 3 lignes de profondeur dans le bout supér tin, dont on renverse les lèvres en dedans, de manière que l'an placé dans l'angle qui résulte de ce pli. Une virole concave résentant ainsi un sillon destiné à recevoir l'anneau élastiq dans le bout inférieur de l'intestin à 2 lignes de profondeur, V'anneau élastique sur la virole qui lui sert de soutien et l'empêche de s'échapper; on réduit les parties, et la guérison a! même mécanisme que dans le procédé de Denans. Nous ferons remarquer que ces deux procédés n'ont encore él avec succès que sur les animaux, de même que le procédé d'A: dernier consiste à placer dans l'intestin un bouchon renilé à ses

nt À

(1) Denans, Bulletin de l'Académie de médecine, 1e, LU, pe LUS (2) Baulens, Clinique des plaies d'armes à fau, p« 338.

u out. étréints sur ligonitière € ré, et toute la portion du tube intestinal tte ligature est retranchée avec des ciseaux.

au tt or Se érences; la ligature coupe les parties qu'elle eml'intestin qui ne garde aucune trace de rétrécisse=

ps de feu. — Lorsqu'une portion plus où moins éteninale sortie à l'extérieur est frappée de mort, on peut spontanée, après l'avoir fendue afin de donner issne est la conduite généralement suivie : l'anus artificiel qui - Reis spontanément ou est traité par les moyens n peut aussi retrancher les parties sphacélées avec des portion saine de l'intestin, et en réunir les deux bouts. ne si l'organe avait été coupé transversalement par un

les blessures des intestins par coups

e ivement avec des ciseaux, dans les

ue les plaies par armes tranchamtes, Plusieurs ouver=

été faites par une balle au calibre de l'intestin : si les

pprochées, il faut enlever la portion du canal com=

réunir les deux bouts l'un à l'autre; si elles sont à une.

l'une de l'autre, il vaut mieux faire une suture aux deux.

n d'éviter une perte de substance et une dissection trop.

itintestinal (1). 11 est toujours à craindre, dans les bles-

par coups de feu, que l'une des perforations n'échappe En

lu chirurgien : aussi convient-il d'agrandir au besoin la

dominales, d'attirer au dehors les portions de l'intestin.»

Fabiets peut faire soupçonner une altération, et de ne

avoir porté ses investigations assez loin.

travaux qui ont eu pour objet de perfectionner les sutures

uecès et les revers partagés des unes et des autres, laissent

ce trois grandes méthodes de traitement des plaies de l'in- 4 cune des partisans. La première, sans contredit la »

A retenir ou à laisser la portion de l'intestin blessé au

ser la formation d’un anus anormal que les efforts de la

me

PA

(saaits d'armes à feu, p, 333,

sui do paies de l'intestin qu'à lu sn

! de l'estomac dans l'abdomen est rè-fréquent, petite et faite par une épée ou une baïonnette (1).

LD Ga l'organe par ét de poli ARS ment. 1 est quelquefois prévenu par l'issue de [a omac qui, à chaque effort de vomissement, se présente # verse au dehors une partie de son contenu; par la hernie à brane muqueuse formant bouchon entre la division des memn= ne et moyenne.

agies sont fréquentes dans les plaies de l'estomac : Jes arac sont considérables et leurs anastomoses nombreuses: ent lésées, notamment l'artère gastrique inférieure ou Tongeant la grande courbure de l'organe qui, dans l'état tricule, ohne ou était dans l'état de vacuité. k e rarement au dehors; il est quelquefois versé dans l'es= le hoquet ou des vomissements plus où moins répétés ; ans l'abdomen et donne lieu aux phénomènes des

des plaies de l'estomac varie suivant la nature de la lésion : « , l'abstinence la plus absolue des aliments et des boissons : ts être gardée jusqu'à ce que les adhérences aient eu le temps U prévenir le passage des matières dans le péritoine. armes piquantes, il faut se contenter de maintenir le sur le dos et daus l’imobilité, de recouvrir la région épi= tions émollientes, et de prévenir les accidents inflam= de provoquer le vomissement par l'émétique, comme afin de vider l'estomac et d'éviter l'épanchement des ma rie dans Le péritoine, il faut au contraire le combattre au ux de glace mis en permanence dans la bouche : L peuvent être funestes, soit en irritant le viscère, l'agrandissement de I plaie, soit en déterminant l'épan= 0 on veut s'opposer, Lorsque le sang coule dans l'esto-

de la Faculté de médecine, Paris, 1818, LV, p. 390,

En ve k etse présenter à chaque effort de vomi ou faire hernie au dehors, Si la pate de l'e des parois abdominales, le sang ou les :

d'extérieur; si les deux divisions ne sont pas en rap étendue qui permette la libre issue des matières, au dehors que par potites portions et s’épanchent . térieur; si la portion blessée de l'estomac est s0 matières s'écoulent au déhors, où restent dans 1 verture des parois abdominales, Dans le premier com as, il convient de rechercher la portion blessée de l' sant au besoin la plaie extérieure, de l'attirer au dehors, plusieurs points de suture par les procédés que nous avons. la faire rentrer ensuite dans l'abdomen, Dans le Lruisième ca tion herniée de l'estomac est réductible, il faut encore la solution de continuité qu'elle présente, et réduire l'o ärréductible, on l'abandonne au dehors sans y faire de. “vations de Laroche, de Ruhstrat et de Percy (2), les fi Hévio (3) sont plus favorables à cette active intervention : et aux moyens préventifs de l'inflammation canseillés par D Il est inutile d'ajouter qu'il faut lier les vaisseaux qui sang. ‘ Les blessures de l'estomac par les projectiles <anon sont excessivement graves : celles qui résultent de l'aci projectiles sont presque toujours immédiatement mortelles; © faites par des balles peuvent guérir, mais elles eutraînent le da mort. La gravité des coups de feu de l'estomac tient à ce qué

Coghlou, Mémoires de l'Académie royale de chirurgie, L. : Percy, Puel de la Facullà de médecine dé Paris, LV, A } Hévin, Mémoires de l'Académie royfale de chirurgie, 1. 1,/ 0-8, 48) Dupuytren, Leçous ormles de clinique chirurgicale, 4. N1,.p2

DR NT tee mnt ht en sont frappés d'impuissance. | Riessures de Ia rate. — La rate est Re l'action des violences extérieures, en raison de soi Cependant les coups, les chutes, les es 522 per tondre où la déchirer; les armes blanches et les @ l'aueindre.

Les signes des blessures de la rate sont fort obscurs, core inconnues de cet organe ne permettent pas d' sa lésion peut provoquer dans l’économie. La siti r du trajet du corps vulnérant servent à plus où moins plausibles ; une bémorrhagie. ex d

mose s'étendant dans le flanc et jusque dans la fosse de certitude au diagnostic.

Les lésions de la rate ne déterminent pas immédiate bien graves ; il est même très-présumable qu'un grand heureusement lorsqu'elles sont peu étendues. Quand ell = dérabies, la rate peut être plus ou moins désorganisée, . sang rapide et abondant peut se faire dans la cavité du feuillets de l'épiploon, et le sujet atteint, au bout de péritonite, ne tarde pas à succomber. 11 est plus que blessures soient toujours accompagnées, ainsi.qu’on l'a

Moase CAE par l’art. Quand!

envahit une partie de la cavité abdomi “apparition est signalée par un frisson ; par vomissements opiniâtres de matières por venireet des douleurs que la moindre pri père ; par la prostration des forces, la petitesse

par une soif vive, la rougeur et la sécheresse de la K pation et par la rareté ou la rétention des urines ; rapide de la face, l'altération profonde et la € mant au plus haut degré la souffrance et l'anxiété. | lement de courte durée et se termine le plus so avant, soit après la formation du pus,

Les moyens thérapeutiques les plus énergiques | contre la péritonite traumatique ; ils cousistent surto gistiques lacaux et généraux : une large saignée du pétéc au besoïn plusieurs fois dans les vingt-quatre h È en très-grand nombre appliquées sur l'abdomen, soit

fois, soit en permanence. Le ventre est couvert d'un

daus nine décoction émolliente ou narçotique, et main superposition d'une pièce de toile gommée, On peut n

un bain , s'il supporte sans beaücoup de douleur les 1m

tion assise. Lorsque la faiblesse du sujet ne permet plus d'

aux évacuations sanguines, des onctions mercurielles

ventre plusieurs fois daus la journée ct recouvertes de fome

bien un large vésicatoire couvre toutes les parois abdominales. 4

A l’intérieur, des boissons fraîches et acidulées sont admini

rive souxent que les malades refusent de boire, dis Hi crainte’

quer des vomissements; de petits morceaux de glace sont alor,

k la bouche. On provoque les évacuations alvines au moyen de | émollients ou laxatifs, et l'on a soin de veiller à l'état de vacu l plénitude de la vessie, pour la vider au besoin par le Î

L'opium pris à haute dose paraît être le moyen le plus e concourir, avec les antiphlogistiques, à prévenir et à trait

Page 1