‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 2 sur 40 · BLESSURES PAR ANMES ET CORPS CONTONDANTS · texte numérisé non relu

BLESSURES PAR ANMES ET CORPS CONTONDANTS

troisième degré et aux plaies contuses de même gravité, sont souvent adhérentes, profondes, et compromettent par leur étendue les fonctions des parties qui en sont le siége.

Enfin, tous les accidents ultérieurs qui peuvent résulter de phlegmons circonscrits ou diffus, de fusées purulentes, de longues suppurations, de fractures graves et compliquées, s’observent en particulier dans les cas où ont eu lieu des contusions et des plaies contuses, selon les degrés ou les “complications qui les ont signalées.

qu'ils renferment.

fs louis rés, ei der pin où mou Dtou ae ee jonc pur he masse ou par la tige de Les gros projectiles agissent non-seulement par eux-mêmes, mais soul xeut encore par l'intermédiaire des corps qu'ils rencontrent sur leur pas= e, et auxquels ils communiquent une impulsion plus où moins énergique. Des morceaux de bois brisès, des éclats de pierres, des cailloux, même, peuvent être mis en mouvement par Les gros projectiles lieu à des blessures. Lorsque les bouches à feu sont chargées "5 c'est-à-dire de poudre seulement, la bourre qui maintient la pou- — dre peut occasionter les accidents les plus sérieux, Alors même que la. poudre n'est pas maintenue par ne bourre, le choc seul des gaz s'échap= pat de l'arme, détermine à petite distance des contusions et des ébranle- Æffèis des gros projectiles. — Les elfets des gros projectiles sont, ën général, proportionnels à leur force d'impuision et à leur volume. La forée d'impulsion, très-considérable au début de la course des Denon, progressivement jusqu'à ce que les projectiles deviennent Le volume des projectiles peut être moindre que celui des parties. “l'égaler, où le surpasser; les parties peuvent être frappées sous un … angle plas où moins ouvert : de là naissent de nombreuses variétés dans . lesblessures.

Ons'est beancoup occupé jadis, et récemment encore, des effets pro …. duits par le vent du boulet, Il est à peine besoin de répéter que l'air déplés cé parle. passage d'un gros projectile, n'éprouve aucune espèce de mo … fiction physique où chimique, et que son déplacement est incapable dem déterminer un choc suivi d'accidents. Les blessures attribuées au vent boulet résultent de l'action immédiate du boulet lui-même, ainsi qu J'ont prouvé l'expérience et l'expérimentation parfaitement d'accord, ic avec la théorie.

Contusions. — L'action des gros projectiles donne lieu à des M . étà dés plaies contuses de tous les degrés. Doués d'une impulsion peu considérable et frappant très-obliqu = les parties, les projectiles peuvent ne produire que des contusions Fe. … d'importance : mais, animés d'une grande quantité de mouvement, ils dé … érminent, bien que leur incidence soit oblique, l'aurition des viscères,

Bienque cel accident ne soit pas rare, il n'est cependant pas très-comn

Ja plupart du temps les membres sont fracassés et dilacérés sur la | grande partie de leur cireonférence, et restent appendus par des portio de peau ou de muscles qui, par leur élasticité où par M RE 10

(eenirale eur le trajet direct du projectile, ont échappé à la destruction

Lorsque les membres ont été littéralement emportés, la surface de Ia “plaie. qu'ils présentent est des plus irrégulières. La peau et les nus inégalement déchirés, les extrémités des cordons rence de fr tissus fibreux pendant sur une vaste plaie d'un gris noirâtre, au milieu d laquelle on rencontre des fragments d'os et les extrémités fracturées des 0 restés en place, tel est l'aspect que présentent les membres emportés parl les gros projectiles.

Ges horribles et vastes blessures ne s'accompagnent pas toujours d'u grande perte de sang; quelquefois même elles ne donnent lieu À hémorrhagie. Ce phénomène remarquable est dû à la rupture à un nivé différent des tuniques artérielles, sous l'effort de traction ou d'arrachem qu'elles subissent. La tunique interne, plus friable que les deux autres, cèdi etserompt là première; après elle vient la tunique moyenne : ces deux tunis ques se rétractent et se racroquevillent, dans une certaine étendue, 4 térieur de la tunique externe celluleuse qui se laisse distendre, s'amin s'effile, se rompt enfin beaucoup au-dessous des tuniques précédentes let, se rétractant et se recroquevillant comme elles, vient mettre obsti J'écoulement du sang. L'hémorrhagie apparait cependant quelquefois “uu.certain temps, soit par l'effort de l'ondéc sanguine, soit par la ce de la crispation des vaisseaux, soit par la fuxion succédant dans la plaie la stupeur locale.

Les fractures produites par les gros projectiles, en général, et en culier dans les cas qui nous occupent, ne se bornent pas toujours si même où l'os a été frappé; elles remontent plus ou moins haut sur fard physe et s'accompagnent quelquefois de Rlures d'une grande étendue: La manœuyre ou le tir des bouches à feu donne souvent lieu à der “accidents. Les pièces détériorées par un long usagé, présentant q défauts de fabrication, chargées depuis longtemps ou mal chargées, éclate quelquefois : leurs éclats lancés avec violence agissent comme lès écl projectiles creux les plus volumineux, brisent les affüts, en détacl fragments et blessent plus où moins grièvement les artilleurs de vice We Trop souvent encore, dans les pièces chargées par la bouche, des pai . en igoition, restées dans la pièce aa moment où l'on y introduit la poudre

| à etiles enveloppes dal lercblanc des: bottes à raitraille prétent des emidérains analogues, aus bien eur les mouvements ques ani de d'action : nous ajouterons encore que nous avons au les enveloppes des boîtes à mitrale donner lieu à des blessures en to0t | semblables à celles que font les instruments tranchants. un. de projectiles ereux peuvent ne faire que des contu- D rrruimu dus dbke impulsion ils agissent par une large sur= f. e; mais, la plupart du temps, ils déterminent des plaies cons, en raison des aspérités et de l'irrégularité de leurs bords. Les | petits fragments font des plaies dont l'aspect diffère de celui des mes à feu. et se rapproche de celui des plaies faites par des piquants mal émoulus. L'action des fragments considéra= est la même que celle des gros projectiles, sauf les différences déja. signalées, L'apparition plus fréquente des hémorrhagies dans les plaies par éclats de projectiles creux que dans les blessures par projectiles pleins, s'explique parla lésion plus facile des vaisseaux par les bords agressifs des fragments, Les corps accidentellement brisés et détachés par la rencontra de EUEE projectiles, agissent d'une manière analogue aux fragments des projec tiles creux; ils sont, comme eux, très-divers de forme et de volume, et, L “reçoivent une impulsion plusou moins considérable : cn CES véntemporter un membre en partie ou en lotalité, Les gros projectiles et les fragments de projectiles creux ne se hot= nent pas toujours à faire une seule blessure : ils peuvent atteindre où porter plusieurs membres en même temps, les deux jambes, les deux cuisses, les deux avant-bras, les deux mains. Le volume et 1! sion considérable des gros projectiles, des mouvements gyratoires ments de projectiles creux sont les causes de ces blessures Non-seulement ils peuvent blesser où emporter plusieurs membres même personne, mais ils peuvent blesser ou tuer un grand nom . dividus : des boulets ont renversé une file de dix ou quinze hommes etant chemènne rangés les uns à côté

Dr emretpmseil donne li, comme les corps cmiondats vluminens ordiais, L stupeur locale et à la stupeur générale dont nous avons parlé à p des

eus "et quelqmefiie tellement considérable que leur cicaon paraît impossible et que le blessé ne semble pas pouvoir subvenir is d'une suppuration des plus longues et des plus abondantes ; l'amalors le seul remède auquel on puisse avoir recours, Dans ces cas, l'amputation doit être pratiquée au lieu d'élection sur la continuité

ou dans la contiguïté du membre blessé.

… Lorsqu'un membre a été emporté en totalité par un gros projecüle, il de faire une amputalion régularisatrice dans le lieu même de fa plutôt que d'abandonner la cicatrisation de la plaie aux seuls en Éd mature. On évite ainsi la plupart des accidents auxquels sont exposées les plaies vastes et irrégulières, le danger des longues süppura= Wions, les fusées purulentes qui, remontant dans le moignon, peuvent en. entraîner la fonte putride ; on substitue aux déchirures des parties molles eL aux aspérités des os, une section plus nette qui permet d'oblenir des moignons mieux conformés, moins exposés aux douleurs, à la rupture des … cicatrices, aux ulcérations, et plus aptes à recevoir des appareils prothéti-

à quésappropriée,

Blessures par les balles. — Les blessures produites par les balles ne Aiffèrent pas seulement de celles qui sont produites par les gros projectiles par leur moindre étendue, mais encore par cette particularité que les acci- "dents auxquels elles donnent lieu ne paraissent pas toujours être en de gravité avec leurs causes et ne se révèlent pas toujours immédiatem Les blessures faites par les gros projectiles présentent ordinairement summum de gravité au moment même de l'accident : c'est alors q constate des contusiors et des plaies contuses plus ou moins n plus ou moins étendues, les fractures, l'attrition ou même l'ablation tale des membres, et qu'on peut en prévoir les conséquences. Î blessures par les petits projectiles, si ces corps bornent leur ‘action contusions de divers degrés, les choses ne se passent pas autrement que dans la marche des contusions en général; mais, au contraire, sils ont pénétré dans les parties et formé dans dés tissus de nature différente un canal plus ou moins long et profond; s'ils ont blessé des vaisseaux ous fraeturé des os; si, en vertu de leur malléabilité, ils se sont déformmés 0 divisës; s'ils ont entraîné avec eux des corps étrangers et qu'ils les aie abandonnés dans Les plaies; si eux-mêmes sont restés logés dans lesvpai

l'incidence du projectile. Lorsque celui-ci frappe trèsa merhcs Lrgs cl pes, vo il touche très-légèrement Le D ere moins aiguës, il donne lieu à des éraflures sou ent mdues, comme on le voit sur la partie postérieure et sur la partiefieure du tronc, ou à des écorchures très-limitées, comme aux parties: ti se ne véblinge des aréolatins. La peau, dans ces der- D ST DORE AR Le oh pas dans les elles n'est souvent intéressée qu'en partie et présente une trace râtr D iper du dose! dont la surface est meurtrie et dont les” régulièrement dessinés, sont ecchymosés dans l'étendue de quelques millimètres. Ces écorchures sont habituellement fort douloureuses. Si l'action de la balle restant toujours oblique, sous un angle d'incidence moins aigu, est plus énergique, elle entame la peau dans toute son épais= -seur, et produit de véritables sillons dont les bords s'écartent d'autant plus que les sillons sont plus profonds. Les sillons intéressent quelquefois les: aponévroses d'enveloppe et les muscles dans une petite étendue : la dou- - leur qu'ils déterminent, tout en restant vive, est moindre que dans les cas ÿ ts.

d Sütons. — Les balles frappant sur la surface du corps sous un angle plus” ouvert, sur des parties arrondies ou sur lesquelles la peau glisse et se plisse » facilement, perforent l'enveloppe extérieure, et, passant entre elle et les. parties sous-jacentes, la traversent de dedans en dehors, pour ressortir à, une distance en général peu éloignée du lieu où elles sont entrées. Onæ donné à cette espèce de blessure le nom de séton. Le trajet des sétons faits par les balles est tonjours meurtri, et la peau qui le recouvre est amincie” suivant l'étendue dans laquelle le tissu cellulaire sous-catané a été détruit, Les ouvertures de ces sétons sont assez souvent elliptiques, et leur grand diamètre dirigé dans le sens de la translation du projectilc. La peau qui, forme la paroi superficielle du trajet de la balle peut être ecchymosée, maïs le plus souvent elle ne change pas de couleur ; elle se gangrène quel Qjuefois, soit par l'inflammation, soit par la destruction du tissu cellulaire qué

rt de pr eue Le prete entraine avec lui la bourre jétements et qu'il les abandonne dans sou trajet; quand 1 AE done 5 cé de l'entrée que du côté de la sortie; la peau glisse sur des aponévroses ou sur des os; eufn lorsque la alle, à son entréc, se présente sous une surface plus grande qu'à sa sortie. Ù on éiablie par Dupuytren (1) entre les effets physiques des lancés par la poudre à canon sur les corps inertes et leurs effets rps vivants; les expériences faites, sous sa direction, par Pailrises en 1848 par Huguier, ne sont pas acceptables d'une ma olïe, et ne trouvent tout au plus leur application qu'en ce qui ! Jesblessures des os, L'examen clinique, d'une part, et, de l'autre, les expériences sur les animaux vivants et sur des cadavres, sont les seules sources où l'on doive puiser, surles effets des balles, des notions qu'une … longue pratique multiplie pour ainsi dire à l'infini, L'ouverture d'entrée des balles représente assez généralement la forme de ces projectiles, Les balles rondes font le plus souvent une ouverture d'entrée arrondie, dont les bords noirâtres sont déprimés e dirigés en. dedans : la circonférence externe de la plaie est presque toujours assez» meltement limitée par un liseré ecchymotique; la circonférence interne, régulièrement dessinée par des bords contus ou désorganisés; son centre M présente quelquefois une perte de substance; d'autres fois, il est occupé par des lambeaux de derme et de tissu cellulaire mortifiés. Du sang petite quantité, un liquide sanieux coloré en brun, s'échappent où suin de l'intérieur de la plaie; celle-ci quelquefois ne donne lieu à aug espèce d'écoulement de quelque nature que ce soit. * La couleur noirâtre de la plaie est due en partieà la contusion, et en par “tie à l'abandon par le projectile des sédiments que la poudre ou les p EN “duits gazeux de la poudre, au milieu desquels il s'est trouvé quelques: pe ont déposés à sa surface, 4 Les plaies d'entrée, et quelquefois, mais beaucoup plus rarement, les: plaies de sortie, exlalent une odeur manifestement sulfureuse, due, comme la couleur noire, à Ja présence et à la solution des dépôts sur le projeclile dela poudre enflammée.

(1) Dupuytren, Legons orales de clinique chirurgicale, &, N, p. 295 ot suivs

és l

TRE 4 NAISSANCE de temps proché, le blessé ayant gardé la même position, peuvent pénétrer par ur seule ouverture et rester dans les parties, ou ressortir par deux 0 © tures en se frayant une voie séparée,

! Les détails dans lesquels nous venons d'entrer donnent une idée de l

4 cd t général des plaies produites par les projectiles des armes à feu et dé

> on sur la peau, Quelques chirurgiens ont cru remarquer que

bivertures d'entrée faites à la peau par les balles oblongues étaient moin déchirées que celles faites par les balles ephériques, lorsque le coup.

feu était diré de près; qu'elles étaient oblongues, nettes, quelquefois linéaires, plus petites que celles de sortie : ils ont cru voir que les ouver tures dé sortie étaient plus régulières, plus longues que larges, si la balle a suivi sa direction première; irrégulicres, tès-déchirées, à bords fo ment relevés, si la balle a été déviée et qu'elle soit sortie par le u Mais nos propres observations, en rapport avec celles da plus grand noml de nos confrères de l'armée, nous ont convaincu que, si les ouvert

d'entrée et de sortie des balles oblongues présentent peut-être une variël d'aspect et de forme plus grande que les ouvertures des balles s

elles n'en différent pas essentiellement, et que leurs dimensions sont: lement soumises aux conditions que nous avous précédemment expos On a bien cité quelques cas où les balles oblongucs ont fait des

ares linéaires; mais des phénomènes analogues ont été observés. quelques chirurgiens (1) et par nous à la suite de l'action de sphériques. La forme linéaire de l'ouverture d'entrée des balles en doit être regardée comme très-rare el tout à fait exceptionnelle; Sente dans des conditions encore peu définies el qui nous p | tout résider dans la laxité et les plis de la peau atteinte du [4 flexion des articulations, lorsque celles-ci sont fortement fléchiess

Ges considérations sur les ouvertures d'entrée et de sortie oblongues en général, s'appliquent également aux ouvertures d de sortie des balles tirées dans les armes nouvelles et sur l'ac quelles nous nous expliquerons plus loin.

(1) Guthrie, Commentaries on the surgery of the war, ekc., 6° édil., ps 4e

Cependai I tension êt E La division des muscles, en o

le choc de la Le teaes « Sn d au projectile, La fibre musculaire tem D enter tan des balles que la bre musculaire tendue; il en résulte que la perforation où la perte de substance produit dans un muscle tendu, devient plus petite lorsque celui-ci est mis relächement; le contraire s'observe dans le cas où un muscle a 616 di où perforé pendant la contraction. Ces conditions, jointes à la lésion sim tanée de plusieurs muscles qui, suivant le mouvement exécuté par le bles »Sé, sont les uns tendus, les autres contractés ou relächés, et qui, à 1" de repos, ne conservent plus les mêmes rapports les uns avec les autres q pendant leur action, déterminent des sinnosités dans le wajet des bal £t peuvent en interrompre la continuité.

! Tousles autres tissus mous de l'économie cèdent à l'effort des balles; d chirés, divisés, perforés ou désorganisés, ilsse comportent selon la texture ai tomique dont ils sont doués. Les uns, fixes, ne peuvent échapper à l'actio recte ou oblique des projectiles; les autres, mobiles, s'y dérobent qu Les parties dures, c'est-à-dire les cartilages et lesos, suivant q frappés perpendiculairement où directement par les balles, subi Tésions différentes : les cartilages, par leur souplesse et leur échappent quelquefois à l'action des projectiles ; maïs ils peuvent. être contus, fracturés ou détruits : les os, en raison de leur densit -Yent résister aux projectiles; mais ils Pan aussi contus, perforés, fe fracturés et désorganisés. } Ces diverses considérations sont autant d'éléments propres à faire cier d'une manière générale la forme du trajet des balles. Dupuy! pensait qu'une balle tirée à une certaine distance fait une ouvei trée constamment plus petite que l'ouverture de sortie, admet! balle se creuse un canal plus large à mesure qu'elle chemine dansiles | ties (1). Pour lui, le trajet d’une balle est représenté par un cône di E petite extrémité correspond à l'ouverture d'entrée, et La base à f'o l de sortie. L'expérience n’est pas conforme à cette manibre de voir. | que le doigt est introduit dans le trajet d'une balle, il pénètre à | culté; serré à l'ouverture de la peau et de l'aponévrose superficielle,

L (4) Dupuyiren, Leçons orales, ete., & V, p. 803.

| urés on restés entiers, sont les causes qui font dévier les balles LE er au moment de leur pénétration.

+2 so is écrit sur les plaies d'armes à feu ci exemples de déviations singulières des projectiles : ayant pratiqué aux armées ou dans des conditi s, n'ait pu en constater de semblables. La déviation la plus 2 ire que nous ayons vue, parmi un très-grand nombre, est eell a biscaïen qui, pénétrant vers l'angle gauche de la mâchoire inférieure, at s'arrêter sous la peau entre la dernitre fausse côte et la crête de l'o îles du même côté : le militaire qui en fat atteint, à la bataille d'Ank kérmann (campagne d'Orient, 185% à 1856), avait 416 frappé deb renversé sur le coup. 11 résulte de ces faits que les projectiles s° quelquefois sous la peau, sortent à des distances considérables de où ils ont pénétré, se logent ou s'échappent dans des lieux tout impré

Selon quelques chirurgiens militaires (1), les balles oblongoes on trajet plus direct que les balles rondes : cela n'est vrai que d'une générale, et nous avons pu coustater dans les dernières campagnes, nos confrères ont également pu s'en convaincre, que les balles 0 dévient aussi très-souvent, Le cône ou l'ogive dont se compose Jeu antérieure présente des surfaces parfaitement disposées pour donn aux déviations des projectiles, lorsque ceux-ci, au lieu de É parties résistantes directement par la pointe, les rencontrent par unx des surfaces courbes où obliques qui supportent cette dernière. V

Les balles sphériques frappant obliquement sur les parois d'une ou sue le pourtour d'une articulation, ont quelquefois contourné où l'articulation sans y pénétrer, et sont venues sortir, ou se | sous la peau, dans un point plus ou moins éloigné du lieu de leur entr quelquefois même dans un point diamétralement opposé à ce‘ui-ci (2).

1) Serive, Kelation médico-chirurgicale de la campagne d'Orient, ins. — Quesnoy, Notice médico-chirurgicale sur l'armée d'Orient (| oi médecine, de chirurgfe ct de pharmacie militaires, 4857). — Mneleod, die surgery of the war ên the Crimeu. London, 1858. (2) Percy, Manuel du chirurgien d'armée, p. 99 ot 420. — Levacher, Fine darités concernant les plaies faites par armes à feu ( de l'Académie de chirurgie, 1. IV, p. 147, édit, in-8). — Lombard, CA

dre aile bien piece 20 | irrégulièrement figurées, et animées d'an mouvement bélicoïde, n°0

D une mm

P" ion et déviation des balles. — Les balles de plomb subisseni : souvent, dans leur trajet à travers nos tissus, des déformations qu en général d'autant plus considérables que les tissus qui les ont pro sout plus solides et plus résistants. Elles se divisent même en 0

… certain nombre de fragments qui ere A phsieurs plaies de sortie, tandis qu'il n'existe qu'ane seule ouver

Les tendons, au sokinage de leur implantation, et pers os, sont les agents ordinaires de la déformation et de la division des balle lorsque les os sont fracturés, ils donnent lien plus souvent encôre, p bords tranchants de leurs fragments, à la division des projectiles. e formations out pu faire croire à des observateurs inattentifs ou il mentés, que les balles avaient été mâchées ou mutilées dans le bu

rendre leurs effets plus nuisibles ; elles consistent en de simples dépre Ou en sillons à bords plus ou moins aigus; en déchirures L | forme et d'étendue ; quelquefois même en un aplaissement plus où complet du projectile. Les dépressions ec les déchirures retiennent so dans leurs anfractuosités des parcelles des tissus qui les ont produ surtout de petits fragments d'os.

Les balles s'aplatissent quelquefois en frappant sur les vêtements r vraut des parties résistantes qu'elles pénètrent néanmoins; on 4 leur face aplatie l'empreinte de la trame des lissus, lorsque ce: faits de chanvre ou de lin. En s'aplatissant contre les os, les bal riques prennent la forme d'une lame de plomb, variable en aussi mince quelquefois que la plus mince des pièces de monnañe! dont la circonférence présente des bords irrégulièrement dentelés versés,

(£) Desport, Traité des plaies d'armes à feu (observation XXVI, pm 387)

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