‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 3 sur 40 · BLESSURES PAR ARMES A FEU · texte numérisé non relu

BLESSURES PAR ARMES A FEU

Cawnpore, une compagnie armée de carabines anglaises, attaquée par un

© gros de cavalerie, coucha par terre 69 assaillants en une seule décharge. — On a calculé qu'à Salamanque, sur trois mille balles tirées par l'armée anglaise, une seule balle portait; — à Solférino (1859), en vingt-quatre heures, 11 500 Français, 5300 Sardes et 21 000 Autrichiens, furent mis hors de combat, tandis que les rapports de l’armée anglaise constatent que, pendant les combats des 16, 17 et 18 juin 1815, y compris la bataille des Quatre-Bras et de Waterloo, les blessés furent au nombre de 8000, sans compter ceux du duc de Wellington.

Ces considérations ont une grande importance au point de vue de l'organisation des secours chirurgicaux dont les armées ont besoin de nos jours.

Projectiles divers. — Leurs effets. — Les balles de plomb sphériques ou oblongues sont les seuls projectiles dont l'armée fasse un usage régulier dans les armes à feu portatives. Les balles des armes à feu communes, c'est-à-dire des carabines de tir, des fusils de chasse, des pistolets ordinaires ou des pistolets dits revolvers, variables de forme et de calibre, font des blessures analogues à celles que produisent les balles de munition. D'une manière générale, on peut dire que les blessures sont d'autant «moins graves que les projectiles qui les déterminent sont plus petits.

Les plombs de chasse tirés à grande distance et agissant isolément font des blessures pen profondes et sans gravité, lorsqu'ils n’atteignent pas d'organes délicats ou importants : tirés de près, ils donnent lieu aux blessures les plus graves. Les plombs, quel que soit leur numéro, s'écartent les uns des autres, dès qu'ils sont sortis du canon de l'arme, et couvrent une grande surface : tirés à bonne portée, ils pénètrent en grand nombre et profondément; ils ont alors toute chance de blesser un organe important et de déterminer des accidents redoutables : enfin, tirés de très-près ou à bout portant, alors qu'ils ne se sont pas encore écartés, ils font des blessures d’une grande gravité. Les plaies sont quelquefois très-larges, déchirées, inégales, déchiquetées et noirâtres; d'autres fois elles ressemblent, du côté de l'entrée, à une.plaie faite par une balle. Elles sont néanmoins toujours plus larges, -s'accompagnent de perte de substance, et présentent, du côté de la sortie, une dimension et des désordres plus considérables.

La bourre des armes chargées à blanc, la poudre elle-même, peuvent jouer le rôle de projectiles et déterminer de graves blessures, lorsque les coups de feu sont tirés de près. Non-seulement les grains de poudre qui ont échappé à la combustion pénètrent, à une petite profondeur, il est vrai, les parties qu'ils frappent, mais encore le choc des gaz qui s'échappent de l'arme détermine des contusions profondes et des plaies contuses de la plus haute gravité.

e por armes à feu en plaies simples et en plaies compliquéer, des blessures par armes à feu,

2 — Les plaies par armes à feu peuvent être divisées es simples et en plaies compliquées : il est assez difficile, néanmoins, de tracer une limite précise entre les unes et les autres. Les accidents ultérieurs possibles des plaies par armes à feu, la lésion de certains organes la pénétration des cavités ont été compris sous le nom de complica= ns, avec d'autres accidents pour lesquels seuls nous croyons devoir ré= er cette qualification. Il est évident qu'ane plaie par arme à feu inté= ant des vaisseaux assez volumineux pour donner lieu à une hémorrhagie, “cordons nerveux assez considérables pour déterminer une parall où pénétrant dans one cavité splanchnique, dans une articulation, ne » ütre considérée comme simple; cependant elle n'entraîne pas toujo d'accidents immédiats et ne provoque pas nécessairement d'accidents | rieurs : tandis qu'une plaie simple, au lieu de marcher avec 1 qu'elle semble promettre, peut déterminer, à une époque plus ou éloignée du moment de la blessure, des accidents de la plus baute Ges considérations nous conduisent à distinguer dans les plaies par ar à feu, des accidents primitifs et des accidents consécutifs : aux pr f nous donnerons le nom de complications, aux seconds. idents à redouter, Les plaies simples et les plaies compliquées faites par les armes à feu, Soi, Ja plupart du temps, d'un aspect identique et ne peuvent être di … tinguées les unes desautres, lorsqu'elles ne donnent lieu à aucun syrmpt spécial, que par l'exploration,

F : " L' ! . se fait par la vue et le toucher. La vue fait constater In blessée, le nombre et la forme des plaies; elle permet d'apprécier manière générale la direction suivie par le projectile, de reconnaître normale ou la déformation des parties et leur coloration ; ont ie bar Le orçañrs qui qpt été atteints, Par Door la dureté ou la mollesse des parties blessées, leur … degré de température, la douleur plus où moins vive dont elles sont le siége, l'absence où l'existence de mouvements d'expansion où de batte= ments, de la fluctuation et de Ja erépitation. IL ne suflit pas de voir et de er la blessure et les parties voisines, il faut étendre au loin les invesons et faire en même temps un examen général et rapide du blessé, ii d'apprécier les symptômes généraux qu'il peut présenter. C'est après rempli ces indications préparatoires que le chirurgien procède à lo du trajet même de la plaie.

“Toutes Les db que l'on vent explorer le trajet d'une plaie par arme à … fn, il est de règle absolne de faire placer le blessé dans Ja position qu'il … occupait lorsqu'il a reçu la blessure, La situation du blessé relativement à l'ennemi ou à son adversaire, le mouvement qu'il exécutait, doivent être parfaitement connus du chirurgien et reproduits devant lui, si cela est pos= sible. Ces précautions préliminaires, souvent indispensables pour atrivét M aù diagnostic du trajet de la balle, sont en pathologie, comme en médecine - légale, dé la plus grande importance, Si la balle n'a pas été déviée de sa direction dans son trajet à travers les parties, elles ont pour résultat de maintenir ou de rétablir la rectitude de ce trajet; elles donnent raison des. blessures et des ouvertures multiples faîtes par un seul projectile, des bless: uniques fañes par plusieurs projectiles, Si la balle à ét£ déviée par des causes précédemment énumérées, la position affectée par le blessé au moment de l'accident peut souvent rendre compte ou mettre sur la . de la déviation survenue, en reproduisant le relâchement ou la contractiot de certains muscles, la tension des aponévroses, la situation des a tions, en faisant connaître le degré d'incidence du projectile sur les p

Les explorations doivent être faites avec ménagement, mais cependantavee là durée et l'insistance nécessaires à donner un degré de certitude convenable. sur l'état de la blessure : le danger de les prolonger ou de les pousser trop BE ihosisuit dans une cavité ou à son voisinage, soit à proximité de vai 3 celui de provoquer l'apparition ou le retour d'une

| douloureuse; quelquefois même elle ne pro me douleur, lorsque la stupeur locale émousse la sensibilité. On ma, mr lesploration, la rectitude et ln régularité plus où moins: de trajet de la balle; on apprécie la constitution anatomique des rsées, la résistance des aponévruses ou les désordres qu'elles bis; on découvre la pénétration des cavités: on reconnait les fraces et on peut s'assurer de leur extension dans les articulations, du bre et du volume des esquilles; on constate la présence de corps rs ou d'épanchements sanguins; on juge de la situation des vais= importants relativement à la plaie, de leur intégrité et de leur lésion certaine ou probable. Er Gin de compte, l'exploration donne la plupart. ” des indications d'après lesquelles on prononce sur la nature de la plaie, 1 A savoir : si elle est simple, compliquée où menacée des accidents que nous avons désignés sous le nom d'accidents à redouter; elle fournit les … bases du traitement qu'il convient de mettre en usage. Ces avantages de, … Lexploration des plaies contre-balancent, sans aucun doute, les inconvé=" mients : signalés par les adversaires de cette pratique, inconvénients qu'une main habile ec expérimentée sait toujours éviter. … Piales par armes à feu simples. — Dans une période de douze à vin: heures après l'accident, Les plaies par armes à feu simples, c'ettitél L TE les masses musculaires, deviennent le siége d'une in mation qui se traduit par un peu de gonflemeut, une sensibilité, une ration tune chaleur vive des parties environnantes, Ces phénomènes au ÿ tentent graduellement d'intensité jusqu'au troisième jour environ » s'étendent quelquefois assez loin pour déterminer la roideur des memb Alaus leur entieret produire le mêmeelfet sur des régions éloignées de la sure. La plaie laisse écouler une petite quantité de liquide séreux, rou sans odeur, ou d'une odeur légèrement sulfareuse. Vers le quatrième de cinquième jour, se dessine le sillon éliminateur des parties mort; la plaie commence à suppurer. Du huitième au douzième jour, æschares se détachent, laissant au-dessous d'elles une membrane Jeuse donnant un pus louable et assez abondant, tandis que les phé de l'infammation disparaissent progressivement pour faire place aux d h les plus faibles de l'ecchymose, A partir de cette époque, la, suppurat

u Li Du

… etindistinctement débrider toutes les plaies par armes à feu : il n'est =. ones , comme le voulait ei

L* ls patareletllà farwe de la plaie, et de convertir en ü saignante et longitudinale, une plaie ronde et contuse, afin d! favoriser la cicatrisation. La pratique du débridement préventif se pro … pose de conjurer les accidents qui peuvent être le résullat de li mation. Ses partisans appuient leur manière de voir sur les raisons sui: yantés : une plaie débridée présente un foyer plus régulier, plus étendi 1 |eLumieux disposé pour permettre le libre écoulement des liquides morbides, plaie de forme fistuleuse dont les parois comportent de nom b irrégularités ; l'écoulement du sang qui accompagne l'opération d … débridement favorise le dégorgement des parties blessées; enfin, la dif Sion des tissas fibreux et apanévrotiques prévient l'étranglement des Lies sous-jacentes, en permettant le libre développement des tissus p tuméflés par l'inflammation.

Les adversaires du débridement préventif opposent aux raisons eù sa faveur, les inconvénients de l'opération même, qu'ils considè) comme plus sérieux que ses avantages : ils pensent que les déb cm ne sont jamais que superficiels, et ils étayent leur opinion sur les i brables observations de coups de feu guéris sans avoir ÉLÉ soumis au “dement. Ils allèguent que les incisions faites par le bistouri ne di - pas essentiellement d'une plaie faite par une balle et qu'elles p » provoquer, comme cette dernière, une inflammation suivie aussi d' ln glement; que cet étranglement, nécessitant de nouvelles dilatati

* serre le chirurgien dans un cercle non interrompu d'accidents eb débridements successifs dont il ne peut sortir, Ils avancent que lines préventive est non-seulement inutile, mais encore dangereuse : parce que, dans le plus grand nombre des cas, elle se cicatrise p ment et n’atieint pas son but, parce que le canal creusé par la travers les tissus donne un espace suffisant à leur développement; reuse, parce qu'elle expose à des hernies musculaires et fait nai des infirmités incurables. Enfin, si au moment où survient l'inflamt les tissus comprimés par les aponévroses ne peuvent se tuméfier en Ni si au moment de la suppuration, une bride ligamenteuse s'oppose à l'issu

24 facile du liquide purulent, il est temps encore pour eux d'arriver bridement.

.* Les motifs mis en avant de part et d'autre ne sont pas d'égale

Er ir ae tout en ER est profonde où situ dans des régions dont les différentes couches sont séparées par de foi aponévroses, el sont ainsi exposées à l'inflammation, il fera bien de débrider se rappelant que le débridement préventif pur et simple, opéré par ail main prudente el sûre, n'a jamais causé d'accidents, et que la douleur est Je seul reproche dont il soit passible. Si la plaie, par son Gtroitesse, ne p wait être suffisamment explorée, il ne fandrait pas hésiter à la dilater par | débridement; car si la doctrine de l'abstention du débridement préventi est justifiée par un grand nombre de faits, elle peut être à bon droit accusé d'avoir fait négliger l'exploration. Tout en maintenant, en effet, l'utilité, | nécessité de l'exploration, un trop grand nombre de chirurgiens, afin de 0 pas débrider, restreignent leurs recherches, ct, méconnaissant K

cations, même dans des plaies peu profoudes, ne remplissent pas les

tions qu'elles réclament.

En résumé, nous sommes plutôt partisan du débridement prérenilf | de l'abstention, parce qu'il rend l'exploration plus facile et plus sûre, p qu'en saine chirurgie il vaut mieux prévenir un danger que de le ai naître pour le combaitre, parce que d'étranglement, moins cominum effet qu'on ne l'a dit, ne laisse pas que d'être très-fréquent, enfin, qu'il met à l'abri de préjodiciables erreurs. D'autre part, tous les chiru gièns ne sont pas également habiles, tous n'ont point acquis par une long pratique, par l'habitude de voir ces plaies d'armes à feu, la sû coup d'œil des maîtres de l'art; au milieu des péripéties du combal grand nombre de blessés, ils sont souvent dans l'impossibilité d' longuement leurs malades. Aussi, -sans condamner d'une manière des chirurgiens assez sûrs d'eux-mêmes pour négliger le débridem ] Prouvons-nous ceux que la prudence engage à y recourir dans lési Lions que nous avons indiquées. (

… Tüpiques. — Lorsqu'une plaie par arme à feu a été reconnue qu'elle a été ou non débridée, le pansement topique qu'il convient de It Pliquer consiste en un pansement sémple ou à plat, et dans des lotions fi Les pansements simples ou à plat se composent d'un linge fénêtré end de cérat, d'un plumasseau de charpie molette et d'une compresse & laire ou d'un léger appareil destiné à maintenir le tout. Ce pansement rester en place quatre où cinq jours, ou mieux, jusqu'à ce que l'appr

3 Larrey, nous paraissent devoir être abandonnés dans les cas sirmp ‘ circonstances spéciales dont nous avons déjà parlé ai es obstacles à la cicatrisation des plaies en général, et dont ous

Finies compliquées. es coplicaliaes des plaies par armes à f a pelatris étrangers dans la plaie ; la lésion des vaisseaux lieu à une hémorrhagie; les troubles da système norseux ; a des nerfs eux-mêmes; les fractures plus ou moins étendues des as. étrangers. — Les corps étrangers qui peuvent conne es RE à De tien i lentaer ou de liattars 1 = RE mtre parie popetio te corps qu'ils entraînent deutéllement avec eux; les seconds sont constitués par les res © fracturés, les débris de cartilages, de tendons ou d'aponévroses, les e et les collections sanguines.

Parmi les corps étrangers, Les projectiles sont ceux que l'on rencontre: communément; puis viennent des portions plus ou moius considér: vêtements, linge, drap, cuir, boutons d'os ou de cuivre; di l d'équipement immédiatement appliquées sur le corps, bufeterie, …. eaux de fer ou de cuivre; des objets contenus dans les poches des

… pièces demonnaie, papiers, débris de montre, bijoux, etc. ; enfin d ments de corps plus ou moins éloignés, détachés par les projectiles à leur course à l'air libre, bois, pierres, elc., transformés eux-mên projectiles par le mouvement qui leur est communiqué par les b entraînés avec elles.

Lorsqu'une plaie par arme à feu n'a qu'une seule ouverture, on a “croire que le projectile est resté dans les parties. Ce n'est cep une raison péremptoire pour l'afirmer, car la balle, ainsi que nous A dit, a pu sortir d'elle-même pendant le transport, la marche ou les. vements du blessé, ou être retirée avec les vêtements repoussés p - en doigt de gant dans l'épaisseur des parties.

Quand au contraire la plaie présente deux ouvertures, il y a lieu d

4 présumer que le projectile est sorti; néanmoins, il faut se rappeler qui

…. blessures peuvent être multiples, et que Le projectile dans son rajet à re —. vers l'économie a pu se diviser de telle sorte qu'une portion seule st …. sorie et que l'autre soit restée dans la plaie. Bien des fois nous avons Wii

remplacé par | de D! femme en argent, Le stylet où La sonde de femme, en intra le pro: — jecuile, communiquent à la main qui les guide la sensation du choc de deux métaux l'un contre l'autre. Cette sensation est plus précise avec ‘le stylet, en raison du volume plus considérable et de là

alors même qu'il est immédiat, a quelque chose de sourd et obtE qu nt avoir apprécié plusieurs fois avant d'en conserver la notion et le sou “venir exaec L'interposition de sang, de vêtements, de tissu cellulaire out — d'eschares entre la sonde et la balle, amortit complétement le choc ou 1 frottement : dans les cas douteux, les connaissances anatomiques viennent en aide au chirorgien et lui indiquent si, à la profondeur où il est par

Un profecuie qui n'a point traversé une partie d'outre en outre, s'arrê à une distance plus ou moins éloignée de la surface opposée à celle par laquelle il a pénétré : en d'autres termes, il peut s'arrêter sur Lons Its points du diamètre de la partie frappée, en parcourir le quart, le tiers, moitié ou davantage encore; très-souvent même il traverse les parties dk part en part, à l'exception de la peau dont il ne peut surmonter l'élasticit et sous laqüelle il s ‘arrête inmédiatement, Aussi convient-il, toutes les fo qu'on ne rencontre pas le corps étranger avec le doigt ou la sonde intl duits dans la plaie, de porter la main libre sur les parties opposées à werture d'entrée du projectile, pour s'assurer, par la palpation, L pression graduellement ménagée, longtemps soutenue et dirigée vers Ai Strument explorateur, qu'aucune tumeur, aucune dureté anormales tent et ne décèlent la présence d'un corps étranger; dans les volume des parties est très-considérable, et où la preséion doit être. longée, énergique et faite sur des surfaces étendues, un aide est cl l'exercer, afin de laisser au chirurgien toute la sûreté et la légèreté désirables dans ses explorations partielles,

Il ne faut pas se borner à explorer extérieurement les parties. direction du trajet rectiligne de la balle ; souvent le projectile à cupe un point plus ou moins éloigné, et il arrive fréquemment que

- promenée sur les parties dans une grande étendue, rencontre une

où une saillie formée par le projectile en un lieu tout à fait impr

lume ordinaire d'une trousse de chirurgien ; le gal= vanomètre y est remplacé par ‘un érembleur dont les vibrations dénoncent le passage du courant électrique, # Enfin Millot a proposé de reconnaître et d'extraire les projectiles en fonte avec des électro-aimants : il s’est servi, dans ses expériences, de petits électro-aimants portatifs de RubmkoriT.

Tout en reconnaissant combien ces procédés sont ingénieux, nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer qu'ils sont la plupart du temps inutiles, inapplicables à ln chirurgie en campagne, où rendus, impuissants par l'interposition de caillots, d'eschares, de tissu cellulaire, ete., entre les projectiles et le stylet ou la sonde renfermant les fils conducteurs.

Lorsque la présence d'un projectile ou d’un corps étranger a été reconnue, il est, à notre avis, inliqué d'en faire immédiatement l'extraction.

Ce point de pratique a néanmoins été résolu

mêmes, après un temps plus on moins long, tt sout-reürés ar EE restent définitivement dans Le lieu qu'ils occupent, sans compromet “&ner les fonctions de l'argane ou de la région qui les recèlent.

suffisante, et s'écartaient RENE Panus Pons, ist | + branches étaient ouvertes, Le Dee de lézard était nne pince supportée par mine canule dans laquelle glissait une tige de fer destinée à écarter où à Drop oches Les pors del'inroméat (Ep A, €) Le bec de perroquet repré

| pi

Pic. 8 — Tire-balles. Re mu a, bec de corbin. — b, bec de grue coudé. — Lés rie branches pente 28 D c, bec de grue droit. d, bec de cane. prochées par la virole mobile à

sentait assez bien la forme et le mécanisme de nos brise-pierres actuels” (fig: 11, 6). Ces deux derniers instruments étaient beaucoup plus puissaniss que les pinces précédentes,

A côté de ces instruments à peu près oubliés doivent étre rangés l'ats phonsin d'A. Ferri (fig. 9), l'organum ramificatum d'André de Groix, qui lui ressemblait beaucoup; enfin le éire-fond de Maggius, ren fermé seul ou avec des pinces à cuillers dans une canule métal instrument imité par Scultet, qui lui donna une très-grande vogue, inswuments étaient introduits seuls et directement dans les plaies, employés en même temps que des dilatatoires qui leur frayaient la voies

En 4

en

des divisions jndi-

volume du corps saisi, et peut être immobilisée sur la curette au d'une vis de pression (fig. 10).

“Le tribulcon de Percy, réunissant dans un même instrument une pince, une curelte et un tire-fond qui peuvent être employés isolément, à joui pendant longtemps d'une grande faveur (fig. 41, «, d). Mais les meilleurs tire-balles sont les pinces têre-balles. dont est pourvu l'arsenal chirurgical de notre armée: elles ressemblent, sauf la dimension, aux pinces à anneaux de nos trousses, qui peusent rendre les mêmes services, el se composent de deux liges articulées par un clou et une mortaise à l'union du tiers moyen avec le Liers antérieur de leur longueur, et se désarticulant à vo-

Aouté. Les mors de ces pinces, oblongs, légèrement eoncaves, percés à jour 14 “et creusés de rainures profondes, sont supportés par des tiges fabriquées

- dé fiçon à occuper le moins d'espace possible, même lorsqu'elles sont un n. peu écariées l’une de l'autre, Les branches sont deux fois plus longues que a partie supportant les mors, et se terminent par des anneaux; elles ne se touchent pas par le côté interne, non plus que par les anneaux, et elles sont aplaties suivant le plan dans lequel elles se rapprochent l'une de l'autre ; un peu au-dessus des anneaux, l'une est munie d'un rivet, l'autre est percée de deux trous destinés à recevoir le rivet pendant le rapprochement forcé des branches. L'articulation de ces pinces n'a point d'entablure (fig- 11, e, f).

1! résulte de ces diverses dispositions, une force de serrement des mors considérable, eu raison de la longueur des branches ct de l'élasticité dont elles sont doues : la possibilité de les fixer l’une à l'autre, au moyen du. rivet, SEA estree des tractions sans faire varier leur rapprochement, «t de s'en servir comme d'un instrument composé d'une seule pièce È chacune des tiges isolées peut servir d’élévatoire, Deux modèles de pinces sont dans nos boîtes de chirurgie ; l'un est droit et l'autre cos le premier suffit dans l'immense majorité des cas, F.

Des pinces semblables, mais articulées comme le forceps, peuvent &tre troduites dans les plaies, chaque tige isolément, et articulées après avoir. charge le corps à extraire, Cette disposition enlève peut-être un peu à l'instrus ment de sa solidité : cependant nous en avons retiré de très-bons services.

Lorsqu'on veut extraire un projectile ou un corps étranger d'une plaie qui ne présente qu'une seule ouverture, celle-ci est agrandie, si cela est. nécessaire, aussi bien que tout le trajet de la plaie, de la même manière qu'on opère un débridement, Le doigt indicateur de la main gauche étant poussé jusqu'au fond de la plaie et louchant de son extrémité le projectile

ts pan ar

1 certain effort de traction.

aussi bien aux projectiles q}

| 4 et et sh de dans Ja profondeur des parties : ees derniers, néanmoins, en raison d

“à * leur forme et de leur volume Lrès-variables et tout à fait imprévus, peuvent © Offrir plus de difficuhés à l'extraction que les projectiles réguliers ay

conservé où perdu leur forme primitive. :

Le volume des projectiles de calibre supérieur aux balles, et celui d

Colas de projectiles ereux que l'on rencontre dans les parties, est quel= quefois tellement considérable qu'on en demeure fort surpris; la surprise

— s'accroît encore, quand on voit des boulets de petit volume et des frag=

ments de projectiles creux, pesant plusieurs kilogrammes, échapper a

. premières explorations des chicurgiens, L'extraction de ces corps étran

volumineux ne saurait comporter de règles fixes : elle est en général

dans le cas contraire, les ressources pratiques et inventives du chire = doivent y pourvoir.

Les projectiles ou les corps étrangers pénétrant dans les cavités et ss tant engagés sont une des complications les plus graves des coups de f Leur recherche et leur extraction commaadent les plus grandes pré tions en raison de l'importance des organes que ces cavités reuferm les procédés spéciaux qu'elles réclament nous engagent à nous en occu] en traitant des lésions particulières à chacune des régions du corps.

© Lesballes et les corps étrangers peuvent pénétrer dans les os et ÿ

logés sans en rompre la continuité. Leur extraction présente touj

des difficultés, et quelquefois des obstacles insurmontables. Les balle > pénètrent dans les os à une profondeur variable; les balles sphérigu $

: restent Gxées, en général, que lorsqu'elles y ont engagé la majeure

de leur volume. Elles peuvent encore rester enclavées entre deux 05 pi

distants l'un de l'autre, comme les os du métacarpe et du métatarse, |

1 de l'avant-bras et de la jambe vers leurs extrémités.

; Elles demeurent fixées solidement dans le tissu compacte de la si

| de l'os, où engogées plus où moins étroitement dans le fond d'un

qu'elles se sont creusé dans la substance spongieuse. Dans le pre

Leur solide implantation résiste à l'action des pinces tire-balles, à

[ pour les ébrauler ; les balles sphériques, en particulier, se présenté

{ des conditions qui ne permettent pas de les saisir, et font glisser: les:mi

de li pince sur leur surface. Dans le second cas, les pinces ti demeurent encore impuissantes : la dimension de l'ouverture faite à lame compacte de l'os, est souvent moindre que celle du canal creusé da

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