‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 22 sur 40 · MÉTHODES ET PROCÉLÉS D'AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

MÉTHODES ET PROCÉLÉS D'AMPUTATIONS

loin d'être prouvée; mais il est avéré que cette opération a souvent des résultats définitifs déplorables se traduisant par la conicité du moignon, la rétraction des parties molles en arrière ct l’ulcération de la cicatrice. Afin d'éviter ces inconvéuients, attribués à la méthode circulaire, on a conseillé de pratiquer cette amputation en faisant un grand lambeau postérieur : les faits n'ont pas encore suffisamment justifié cette modification opératoire. Quoi qu'il en soit, dans la chirurgie d'armée, l'amputation sus-walléolaire double ne doit jamais être pratiquée ; simple, elle doit être réservée pour les cas exceptionnels où la position sociale des opérés ne leur impose ni marche, ni travail.

La mortalité de l’amputation de la jambe est environ de 49 pour 100.

Genou. — La désarticulation du genou est uno mauvaise opération, plus grave que l'amputation de la cuisse dans la continuité, et qui doit être

:. rejetée de la pratique. Elle a donné jusqu'à présent une mortalité supérieure

de 13 pour 100 à celle de l'amputation de la cuisse. Si néanmoins on croyait pouvoir yÿ recourir, c'est encore la méthode circulaire qu'il con-

k viendrait d'employer.

Cuisse. — La cuisse peut être amputée à toutes les hauteurs : elle doit être enlevée en général le plus bas possible. La meilleure condition serait que le fémur fût coupé immédiatement au-dessus du genou, dans sa portion épiphysaire, sans ouvrir le canal médullaire; elle est malheureusement irréalisable dans l'immense majorité des cas, et la section de l'os porte généralement sur la disphyse. Les méthodes qui nous ont semblé les mcilleures sont : l'amputation circulaire pour le tiers inférieur du membre, l'amputation à un seul lambeau antérieur pour les deux tiers supérieurs. Cependant, il est bon d'être prévenu que l'amputation à lambeau, bien que donnant plus de facilité à recouvrir l'extrémité da fémur et à affronter les bords de la plaie, à la partie supérieure de la cuisse, ne met pas toujours à l'abri de la conicité du moignon ; nous avons même vu l'extrémité de l'os perforer la partie moyenne d’un lambeau convenablement épais, et venir faire saillie au dehors. Toutes les amputations de la cuisse sont très-graves, et leur danger est d'autant plus grand qu'elles se rapprochent davantage de la partie supérieure du membre.

On rencontre quelquefois, selon les circonstances, des séries heureuses, mais toujours assez restreint, d'amputations de cuisse : la moyenne de la mortalité de cette amputation est en général de 74 pour 100.

Salleron pense que lorsque les blessés sont dans de mauvaises conditions

- physiologiques et que l'ostéomyélite est fréquente, il vaut mieux amputer

plus haut que plus bas, qu'il faut même remonter jusqu'au tiers supérieur,

afin d’éviter d'ouvrir le canal médullaire au niveau où il présente les plus

à l'amputation.

» En général, ans de ed aa par am

minant des accidents tout à fait chroniques, des séquestres dans le cal, Le réseon enoplas de l'Hé TT parie 0e Les tr patio RES

résumé, les résections jnodate ul con st PR utiles, les résections médiates sont rarement indiquées et les résections ullrieures sont plus souvent réclamées et su avantageux. , )

Lrèrent les avantages. Aujourd'hui, la en France et surtout à l'étranger, est de sul lation dans les cas de lésions des jointares, ps thoracique. :

La substitution des résections aux ampu principe, dans la chirurgie d'armée, qu'a opérations seraient reconnus supérieurs à © considérable de faits relevés en campagaos Les résections sont, en général, des opérat

qu'il faille encore tenir compte des circonstances | | lation matérielle insuflisshte, du grand nombre dé disparaît complétement dans les ambulances EE ! pitaux.

| Sous le rapport des pansements, le plus grand per: nécessitent des soins longs et difficiles, et l'emploi d dire spéciaux à chacune d'elles, appareils auxquels, Ÿ du chirurgien peut en partie suppléer. Au point devue de/layra guérison, elles guérissent toujours lentement; enfin, elles. comme les autres opérations, aux accidents consécauifs, I semble, à priori, que les lésions traumatiques ‘dés os, l'armée, doivent plus souvent indiquer les résections, et 0 chances de succès que les lésions organiques rencontrées à taux, qui sont généralement mal limitées, et traduisént présqu une altération générale de la constitution des sujets. Mais il

(1) P, F. Moresu, Olneruations gite relatives à la divx ayfectées de envie, Thèse de Paris, 1803. — Esraiaur l'érn] des og dans le traitement de plusieurs arlicalations à/feéléér 0 Duc, 1816.

{2) Champion, Tenité de la récertion des 04 carids, ele: Thèse de!

LS croire

“et toutes les privations, que leur santé générale « | souvent à

s. Leurs résultats doivent être appréciés au triple point Tr de cette mortalité comparée et à celle qui résulté de la conservation des n o ‘enfa de l'utilité de ces derniers, lorsqu'une de leurs : & e. Dans ce dernier orère d'idées, trois choses

e une pseudarthrose pl sée; 0 À be site ibito l'une et dle l'autre, » mobile dan tons les sens £t ballotante la x

rose : Mbtjours il s'efforce de conjurer une mobilité qui rend s0 ombres conservés inutiles, si elle ne les rend pas génants. Li eutrent dans l'appréciation des résections sont, on le vo bmplexes, qu'il n’est pas possible de poser à ce sujet des pol aukylose, dans tous les cas, peut être considérée comme un réit de l'opération sinon tonjours satisfaisant, au moins relativement heuix. La pseudarthrose dans de bonnes conditions est un résultat désirable certaines réseclions, Quant aux membres ballotants, consertés an Drix de dangers comparables à ceux de l'amputation, il n'est pas Un Opéré jui à ne regrette de n'en pas avoir fait le sacrifice, si ce n'est pour ' "supérieurs; encore faut-il que ces re pareils qui leur restituent une partie de leur utilité, rs > L'époque elle-même où doivent être pratiquées les résections, est loin encore déterminée : certaines résections semblent réussir mieux sont faites primitivement ; certaines, quand elles sont faites conent.

conservation du périoste, dans les résections articulaires, jou ble impor ji qu Lol ti à Ole pc PTE

4) DR Trail expérimental et clinique de In régénératian des 01, ë

ion de l'os avec le doigt introduit par la blessure p re, dans la majorité des cas, si la résection est possible; d'autres ire préalable de l'articulation est nécessaire pour arriver à u En général, lorsqu'une balle a frappé la tête d'un os, elle ÿ | ction, et les fentes ou les éclats s'étendent peu sur la diaphyse ; au contraire, elle a atteint l'os au-dessous de son renflement LH des fractures qui, non-seulement intéressent l'article, e se prolongent sur la diaphyse dans une certaine étendue. Ces dec Don mi tronc si a uw

&t6 produits. C’est là un point important eo chirurgie d'armée, où urés sont souvent beaucoup plus étendues qu'on ne le suppose. que possible, les incisions seront dirigées de façon à permettre de tituer l'amputation à la résection, si pendant le cours de l'opération,la erte de lésions graves modifiait les indications. Avant de disséquer » it les os et d'en faire la section, il faut toujours ouvrir N'arti=… ati Me pes Chercher à l'enlever en masse en sciant les os au-dessus au-dessous d'elle, comme on le fait quelquefois dans les exercices opéeg à l'amphithéâtre. Cette dernière manière de procéder augmente coup les difficultés de l'opération, sans avantage ni utilité. Le périoste. eaux seront autant que possible conservés. La section des os paper au delà des limites de la fracture. Copendant ses

tégularisatrice; mais le plus souvent, lil vaut mieux

articulaires péuvent être réséquées ou enlevées dans eur a il s6Mic Ia plopart du temps d'extraire simplement les por= c et de régulariser les fragments. Plus souvent encore

e prendre cette dernière précaution, et l'immobilisation con> le traitement, Les doigts sont alors plus ou moins raccourcis, tou ankylosés, mais ils rendent néanmoins encore d'utiles services, la fee palmaire de ces organes est compromise au point de ne pas ter une wilité manifeste, il vaut peut-être mieux les enlever : ce= voit si souvent guérir les blessures les plus graves de la main et que leur conservation, avec ou sans opération, doit être la règle

des métacarpiens ne réclament habituellement que l'extracésquilles, L'ablation d'un métacarpien en totalité est raree, et constitue toujours une opération délicate et souvent

a éclats. Lorsque le doigt correspondant au métacärpien brisé à

ent inférieur du métacarpien.

d'esquilles et les résections des phalanges et dès méta= ot Loujours être faites par la face dorsale dé la main, à moins. spéciales ; 5 et il faut prendre la précaution, en les pratiquant, tendons et même de les réunie par une suture s'ils ont LL) jectile.

du poignet, — Dans le cas où une balle vient à fracturer grands désordres, on peut se borner à enlever les esquilles extraire soit une portion de la surface articalaire du soit la tête du cubitus séparée du corps de l'os. Si de plus mécessitaient la résection complète des deux os de l'avant= s. qu'il vaudrait mieux recourir à l'amputation et, à plus le pensons-nous encore, si les os du carpe brisés en même être enlevés en plus ou moins grand nombre, bien que quelsoient favorables à la résection dans ces circonstances. du poignet sont encore peu nombreuses et les résultats

raison de la communication de son articulation supérieure avec »

du carpe, L'extraction de la portion articulaire supérieure

Is doit étre autant que possible évitée ; et celle de la portion gienne ne doit être faite que si la tête de l'os est fendue

ialtraité, on est souvent conduit à l'enlever en mire PUIS l

enlève tout d'abord la tête du cubitus

fee 1 itent que l'extraction de quelques esquilles provenan Chut soit du cubitus ou du radius : des portions d'os même ï comme l'un des condÿles de l'humérus, l'olécräne ou la tête. pu être enlevées sans qu'on ait pratiqué une résection pro= Quad les lésions sont plus graves, «Îles nécessitent pr la résection : cette dernière opération a été moins grave dans circonstances que l'amputation du bras, Dans d'autres cas, au elle a &é suivie d'une mortalité plus considérable, Si la gravité me entre l'amputation et la résection, nul doute que ectte der “ à la condition toutefois que les résultats au point fonctions du membre soient cependant favorables. 616 à même d'observer quelques résections du ronde qui ne. rtainement pas l'amputation du bras : l'avant-bras était ballo= n ne pouvait rendre quelque service qu'autant que la solidité ements de flexion et d'extension du coude étaient restitués par d'appareils aussi compliqués que coûteux. C'est pourquoi que la résection ne peut être faite avec avantage que lors= dé l'hümérus doit rester au-dessous des insertions du Tong ur, ét lorsque celle des os de l'avant-bras doit respecter les insor= . al antérieur où du biceps. Dans des conditions différentes, si l'on est obligé d'enlever une plus grande étendue des 05, us l'ammputation comme préférable à la réscetion. ‘ vu, en revanche, des résultats très-satisfaisants de la résece, soit qu'on ait oblenu une réunion osseuse, soit, qu'après dans les conditions que nous venons de détérminer, où ait articulation artificielle aidée d'un appareil simplement con \ ce dernier cas l'avant-bras ne s'étend guère sur le bras que 4 poids, mais il se Aéchit souvent avec force et peut même, supporter de lourds fardeaux, donc considérer la résection du coude au point de vue de la part, et, de l'autre, au point de vue des services que peut bre. = ne, il semble avoir été établi en principe que la mortalité résection da coude est moïndre que la mortalité consécution du bras; on à même été plus loin, et la résection du avoïr été faite préventivement en quelque sorte, c'est-à-dire médiatement à l'extraction simple des esquilles (1). Cepen= eck, fee der die Schussfracturen der Gélenke und fre Bchand- à

ns sans aucun dérangement ; l'avant-bras et la main sont 1 Situation entre la pronation et la supination, alin que l'ankylose produire, la main soit fixée dans la position qui lui permet

plus de services. de d'épaule. — Les lésions de la tête de l'huméros avec ure du col, réclament généralement la résection : lorsque ln nd assez loin sur la diaphyse pour obliger à scier l'humérus T des iusertions des muscles grand rond, grand dorsal el graud à Àl faut préférer l'amputation à la résection. Lpas douteux qu'on puisse tenter la conservation du membre pan simple des esquilles, lorsque la fracture est simple et les frag= volumineux; néanmoins les exemples de conservation de l'érares dans ces conditions mêmes, et montrent les graves dangers s les blessés sont exposés.

stiques que nuvs avons citées précédemment sont à l'appui de . Pendant la guerre de la sécession des États-Unis d'Amés " la mortalité donnée par la conservation a été de 4h, celle la résection de 32,4 pour 400 ; dans les guerres des duchés Holsteio, la mortalité consécutive à la conservation a dépassé consécutive à la résection de 25,9 et de 34,8" pour 100; in semble donc moins dangereuse que l'extraction simple des elle l'est encore moins que la désarticulation du bras. La morta= désartieulation de l'épaule a été de 61,7 et celle de la résection j, dus l'armée française, pendant la guerre d'Orient ; dans l'armée | e, elle a été de 33,3 pour la désarticulition et de 14,2 pour 400 on. Dans la guerre des duchés, la désarticulation à donné lité de GO pour 100 ; la résection, une mortalité de 51,4 pour 100, nt la guerre de la sécession des États-Unis d'Amérique, la mor: désarticulation s’est élevée à 39,2 pour 100, et celle du la résecpour 400, à la mortalité de la désarticulation excède la mortalité de la H de l'épaule, dans la proportion de 37,5 pour 100. Ï Luombre de procédés ont été donnés pour pratiquer la résec= » de l'humérus : celui de Malgaigne, qui consiste à faire en ion une longue incision verticale, parlaut du suwitnet du ticulaire et disisant du méme coup tous les tissus jus

humérale de Lisfranc, ou au procédé de beaux latéraux, résultant de la combinaiso la méthode à lambeaux,

Quelques chirurgiens se sont préoccupés de la du biceps; elle n'a aucune espèce d'impo la nécessité de ménager le nerf circonfiexe, d l'innervation du muscle deltoïle : bonne en soi, toute la valeur qu'on lui suppose.

Les résultats définitifs de celte opération pas faite au delà des limites que nous avons sois: la main et l’avant-bras conservent tous se raccourcit, mais il peut être porté dans une pi en arrière, sans quitter le tronc ; il a perdu €

1 d'abduction. Le manque de point d'appui solide à |!

, de l'humérus est la cause de ce phénomène, plutôt du deltoïde dont la contraction est très-sonvent co ua

de faire remonter le bras vers l'épaule, 4

Nous doutons fort qu'après l'ablation de la tête de l'humét e puissent jouir de mouvements de l'articulation | l 4 pour manier leurs armes aussi bien qu'avant l'op Baudens de l'an de ses opérés qui, sans doute, tion de l'acromion. Tous les sujets que nous

Dbdrenrie puisse Een:

, consiste dans une écharpe embrassant le coude et l'avantflans un bandage do corps comprenant le bras, le tronc et | uverte par un pansement approprié, se cicatrice la partie inférieure de l'incision ; elle reste au contraire long leuse vers la partie supérieure, en regard de la cavité glénoïde. | ons du membre inférieur. Pied. — Les résections des phalonges ne sont généralement pas usitées, Les résections des métatarat utiles qu'autant qu'elles sont appliquées au premier de ces: rvalion du gros orteil rend alors de bons services dans la martrès-souvent d'extraire les csquilles, et nous ne pouvons que "ici les mêmes règles que celles que nous avons indiquées à osdes fractures des métacarpiens. Les procédés applicables à ces opédoivent toujours ménager la plate du pied.

traomatiques et, plus souvent, la carie consécutive des os ont fait recourir à leur extraction. Nous avons enlevé le preme avec succès ; le calcanéum a été souvent réséqué en par= it en totalité. Vanzetti a rapporté à la Société de chirurgie (4), d'une abiation du calcanéum faite sur un jeune garçon la plupart des opérés ont pu marcher avec plus de un n'était en droit de l'espérer, és opératoires pour l'ablation des os de la première rangée e ne peuvent être souinis à aucune règle spéciale, Mais si à enlever le calcanéum, il faudrait faire un lambean latéral ère, limité en bas par le bord du pied, en arrière et en l'étendue de l'os, afin de conserver la possibilité de pratiquer on dans l'articulation ibio-tarsienne au cas où elle serait recon-

mdr ds opérations particiles du pied nous dispense

pie sur l'importance et la nécessité de conserver au membre d'utiles “nausin'acceptons qu'avec réserve les résections isolées des os

le même que la résection partielle du calcanëum replicé par Ja

ée au-dessous du tibia, connue sous le nom d'opération de

nous pensons qu'elles ne doivent prendre qu'une place tout à

dans la chirurgie d'armée. ,

de lu Socidté de chirurgie de Paris, novembre 4862, M — 2e pdt, 37

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