‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 23 sur 40 · INDICATIONS DES RÉSECTIONS DANS LA CONTIGUITÉ · texte numérisé non relu

INDICATIONS DES RÉSECTIONS DANS LA CONTIGUITÉ

ation du genou. — La résection du genou a été faite un assez dure de fois pour cause de carie. Giraldès (1) en a rapporté, Baswell, 161 observations, dans lesquelles on trouve 39 morts, après l'amputation consécutive de la cuisse, L'amputation a &t£ © fois consécutivement à la résection. Les guérisons après la résec- "sont au nombre de 422 : des résultats tellement supérieurs à ceux de uiation de la cuisse en particulier, et des amputations en général, l'étonnement.

Ln'en est malheureusement pas de même de la résection du genou ée pour une case traumatique, et notamment à la suite de coups

plaies pénétrantes par coups de feu de l'articulation du genou nécesnb presque toujours l'amputation : il serait fort à désirer que la résecpüt être substituée à une opération aussi grave que celle de l'amputa-

ituée d'one manière générale à l'amputation de la cuisse, dans gie d'armée. L'amputation est si grafe en elle-même, la mutiqu'elle détermine est si fâcheuse, que nous n'hésiterions pas à ÿ pour recourir à la résection, dans de bonnes conditions, c'est-hue les désordres sont peu considérables, lorsque le blessé est

Horsqu'il peut être placé seul dans un lieu salubre et entouré de . | lesréssources matérielles, chirurgicales et hygiéniques. Ces condi- | Lt malheureusement bien rares en campagne, et l'impossibilité de ütrer éloïgnera probablement toujours la résection du genou de la de guerre.

l'époque où nous exprimions celte opinion, un certain nombre ons de résection da genou pratiquées en campagne sont venues à celles que nous connaissions déjà et confirmer ce que nous ancé. Dans un travail intéressant (2), Spillmann a relevé les cas on du genou par coups de feu ; il en a fait avec raison deux sta= es séparées : l'une, afférente aux faits de guerre; l'autre, aux faits | liqué ordinaire. Sur 19 observatiohs de réseclions du genou faites (| à la suite de coups de feu, on ne trouve que deux succès

fa dé la Société de chirurgie, L 11, 2 série, p. 248, hs De la résection rl genou de cause Hraumatique (Archives géné:

médecine, juin 1865).

Fort (1) en a rassemblé 97 observations, qui ont donné une pro= 38 guérisons p. 100; les résections pour plaies de guerre, au A; comprises dans ce travail, n'ont donné qu'une guérison, (2) paraît être le premier chirurgien qui ait fait la résection, he à la suite de coup de feu, dans l'expédition des Russes contre en 4829. Seutin, au siége d'Anvers, en 1832 (3), répéta cette: On trouve dans le tableau de Textor une résection de la hanche, en 1847, pour une carie consécutise à un coup de feu, Schwartz, ut la guerre des duchés en 1849, Baum, en 1854, et plusieurs chianglais, dans la campagne d'Orient, en 1855, firent des résections e à la suite de plaies par armes à feu.

ces derniers opérés, celui d'O'Learv, chirurgien au 66° d'infan= bre, fut seul amené à guérison : il subit la résection le 17 août 1855, rois mois après, et quitta Sébastopol le 16 janvier 1856. À ceue. } Ja plaie était solidement cicatrisée ; deux petits points fistuleux don " une légère quantité de pus. Le blessé recouvrait graduellement la œdu membre ; il avait perdu cinq pouces du fémor; il pouvait féchir, petite étendue, la jambe sur la cuisse et la cuisse sur le bassin, ait un raccourcissement de quatre pouces et une lrès-légère ven dehors : la santé générale était excellente. À l'arrivée du Chatham, on constata que le membre était seulement de deux ceset demi plus court que l'autre; il pouvait supporter une grande du poids du corps, se balancer et se purter en avant; le genou ne Mléchir; la rotation était très-limitée et douloureuse, En avril eétait tout à fait guérie, et le militaire fut réformé (h). urgiens américains, pendant la guerre de la sécession des États= 61 résections de la tête du fémur : ces opérations, rapportées oùc donné six guérisons, soit une mortalité de 90, 60 p. 100. nous l'avouous non sans un vif sentiment de peine, est loin ce aux espérances que nous avions conçues, il y a douxre aus, wec. le peu d'éléments que nous avions alors à notre disposition, 2 hions à établir une comparaison entre la désarticulation de la on et la simple extraction des esquilles à la suite des coups Fort, Mémoires de d'Acad. de médecine, t. XXN. n, Medical Gazette. London, 1835, p. 488.

, Histoire chirurgicale du siège de la citufelle d'Anvers. 4833, de re de médecine, de chirurgie ét de pharmacie militaires, ani turgical History of the British Army, ele. 1858, Londôn, es LA, Otis, À Report on ercision of the femur for SePRENNS "22. Wor Department, Surgeon general's Ollice, Washington, January, 2,

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