‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 25 sur 40 · PANSEMENTS · texte numérisé non relu

PANSEMENTS

| 271 PEER Lrois jours avant de procéder à un nouvean : partir de cette époque, les pansements ne doivent plus être rarement, à moins que des indications particulières ne se prételles que l'abondance de la suppuration, la nécessité de maintenir ner les lèvres de la plaie dans une bonne situation, etc. Al im D: les pansements soient faits rapidement afin de ne laisser les moi= is exposés à l'air que le moins longtemps possible, Tant que les choses bien, les pansements doivent étre de plus en plus retardés, mal citations des malades, éoujours impatients de voir leurs bles et de les découvrir, Si, au contraire, il existe dans les salles quelque quelque tendance à la gangrène et à la pourriture d'hôpital, si ion purulente y règne, si les plaies sont mal disposées et retiennent celui-ci présente un‘mauvais aspect, il faut renouveler plus bles pansements, y procéder avec un soin tout particulier par la disposition des pièces d'appareil et par l'application de priés, à ramener les plaies à’ de bonnes conditions, hode de pansement, sauf quelques modifications sans impor L la méthode généralement suivie. Nous la croyons eucore la mais nous devous tenir compte des perfectionnements où des considérés comme des perfectionnements, qui ont été intro= dans les autres.

I, les chirurgiens qui rechérchent la guérison par première après les amputations, se bornent à faire la suture de la peau, et x les parties profondes en les matelassant d'ouate ou de char: enue par un bandage approprié. Rarement le but qu'ils se pro- È aleint, ct la réunion ne s'opère dans toute l'étendue de la plaie | exceplionnellement. A la suture de la peau, ou suture superfi- | on a conseillé de joindre et l'on à joint, avec quelques succès, la { profonde enchevillée (1), dont les fils traversent les lambeaux et la | tégumentaire à leur base, et rapprochent les parois du fond de | le de l'autre avec une exactitude en rapport 4 avec le nombre et conétriction des points de suture.

rare que la réunion des plaies d'amputation soit obtenue par les suture ordinaires, que la suture profoude enchevillée mérite rgement expérimentée ; bien que nous ne fondions pas sur elle de es espérances, elle ne nous paraît pas exposer à d'autres inconlie celui de ne pas réussir.

lissait jadis les plaies résultant des amputations avec de la

ah.

Gazette médicale de Strasbourg, janvier 1860:

ae, de sorte que pour déterminer la quantité at, on à pu justement es à 6 d'ounte employée devra être telle que la comp ï oit sans douleut pour le blessé. Et Et n élastique comme un des meilleurs éléments de la g ai empêche les abeès, les fusées purulentes, les i autres accidents. Les malades peuvent être al Es pe je sa grande épaisseur eL Dour

Eper e ï e (pus Alice à travers l'appareil ca: r y pénètre u manchon, on ajoute de en oil Paie ë Le contact prolongé avec l'appareil des liquides | ui # rer ser, cent conbaine par ages 0 Renée où par un peu de poudre de camplre:

beulèvement de l'appareil en pere ii D ee le pli dut semi ttc on:

pi tion ls pie que et past à a

savons reproduit à pou to ee la ouate donnée par A. Guérin ; si ce | DRE auss qu ln mea que RE n médiate que nous avons signalés, nul douto qu'il ne sait tous les rapports à 1x chirurgie d'armée ; mais nc a été faite n'est point encore assez étendue pour autre à le exclusivement aux autres.

7, — 29 édit.

ses a Se La aus US OR ptement afin d'empêcher le décollement de la peau ; les fusées paru. on poursuivies par des contre-ouvertures, et la stagnation du pus

— La gangrène du moignon se montre quelquefois, lorsque ont été dépouillés du tissu cellulaire sous-jacent par nn opéoù lorsqu'ils sont décollés dans une grande étendue par on. Cet accident n'est pas très-grave lorsqu'il est limité, et Ineprovient pas de causes générales, Mais dans les hôpitaux encombrés 2 les militaires qui ont été soumis aux fatigues d'une a e se manifeste assez fréquemment sous une forme grave, Tantôt ETES D op mo 0 ion et de symptômes généraux du côté du tube digestif ; tantôt elle quetent le moigaon sans phénomènes précurseurs, Salleron (4) lement observé ce dernier accident, auquel il reconnaît, cepen- , certains prodromes : pour nous, nous n'avons jamais consympiômes prémonitoires, et nous avons vu, pendant la campagne + des amputés, en apparence bien portants, présenter du jour au n de l'opération une gangrène avec emphysème de la totalité du : La plapart du temps, la gangrène, développée dans ces condilions, funestes : où bien les malades succombent peu de temps ion du mal, on bien ils sont entrainés consécutivement par et la durée de la suppuration, par l'ostéomyélite, l'infection u l'iafection puride. Dans les cas les plus favorables, la répara= plus ou moins heureusement, se fait quelquefois avec une lenet ne donne le plus souvent que des moignons irréguliers, douloureux et sur lesquels il n'est pas toujours facile d'appliquer | reils prothétiques. | le l'os. — La saillie de l'os à travers la plaie peut être le résultat putation mal faite, du transport du blessé, de l'inflammation et de du moignop. La peau et les muscles rétractés donnent peu à | n la figure d'un cône dont l'os dénudé forme le sommet, L'os | rement frappé de mort; il peut se couvrir de bourgeons |

d'une cicatrice mince, violacée, qui se déchire facilement et met | du temps les malades dans l'impossibilité d'utiliser ultérieure | rn on, Quand l'os est néerosé, il peut être réséqué, si le mal | parties molles en bon état; mais dans la grande majorité =

amputations primitives et des amputations consécufines, etc. de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, Paris, 249.)

n située immédiatement au-dessus de l les résultats de la n seule peut ofcir au malade une chance de salut.

oué on élardoe, Dans le premier cs, les opérations n

bord rapidement vers la guérison, mais, néanmoins,

x pas complétement et présentent des pars es; ils se tumélient, deviennent durs, empâtés, un peu

or tion etl'élimisation de séguestres, sit par l'extensiän! e le mal progresse, où en est averti par lapañion de de fièvre auxquels succède un mouvement fébrile conti bation et sueurs le soir, dar, Lite ler, a

ls apparaissent. L'extrémité de l'os dénudée vient faire saillie à travers es rétraciées ; elle est d'un rouge brun et enveloppée comme dans | ne par le périoste décollé et épaissi : une sanie purulente s'écoule eialelre. On peut espérer encore voir guérir les malades par » spontanée de l'affection, par la formation et l'élimination de a ont on hr AA lo nus, ne pen ra me les blessés à l'infoc-

L- ions. Le premier à le plas redoutable; le second, lorsqu'il ren. Dos ls résultats Re DE

f D burnser cé nie cbliqu: 1 proniretrion el rassurés par l'expérience, ils ne tardent pas à manger et à demander une | ugmentation dans leur régime. D'autres conservent, après la fièvre traue e un mouvement fébrile sans embarras gsirique, qui perse sus fuence de la diète et que l'alimentation fait disparaître promptement: | 0 ei tre-cérisinqcient cool les épouiions Has MAMA s ut être convaineu qu'il y a moins d'inconvénient à faire trop de cons à leur appétit ou à le solliciter, qu'à refuser les aliments 1 ‘ la réparation de leurs forces. La diète où une alimentation fus dope Cie lee pt er

comiales ou épidémiques (1). “Un régime alimentaire parte) n conduit prévient les accidents nerveux, soutient les fes quilibre dans l'organisme ébranlé, conjure les absorptions fan } cicatrisation des plaies et le rétablissement des blessés. En campagne, plus que partout ailleurs, il cts dame de À

mettre à un régime généreux les blessés et les opérés, que | fatigues de la guerre ont affaiblis et placés dans les conditions es. Le tarif du régime alimentaire des ambulances et Hô es est le mème en temps de paix qu'en tm de gere; Het com DE pour is oies et sde 6 la manière suivante :

réglementaires combine dans des proportions la mise à profit des ressources oflertes par les localités et par

(1) Verneuil, Gazette hebdomadaire de méslerine et de chirurgie, 1858, D: 529.

oi depot ln Men l n'est oblenue qu'après quinze ou ving age; quelques-uns, enfin, sont à peu | rage aneuhéslq ne Ce Jens ont on ne En crte abae ui à Me RÉ ne pement pas de ire beaucoup d'pérao en un | et, lorsque les blessés sont nombreux, elles entraînent b ERA biee ou aiment peste (6, momen le DIE à

[ de la campagne de Crimée peut en donner une idée : l'assaut off, qui ent lieu le 8 septembre 1855, fit entrer dans nos ambu= es 4472 blessés français et 554 blessés russes (1). Ginq ambulances, par un nombreux personnel de médecins des corps de troupes, posées et réparties sur le front d'attaque : en moins dé huit l'ambulance de Karabelnaïa reçut 900 blessés et celle du Caruage |; en quatre heures, celle du Clocheton en réunit 660 environ. Le 40, soirée, tous les blessés avaient été pausés:; mais sur 550 opérations essaires, 350 seulement avaient pu être faîtes. Tout était terminé ns tous les services. Les blessés opérés les derniers n’ont donc pu trois jours après leur blessure, malgré l'habileté et l'activité des qui restèrent sur pied et fonctionuërent à peu près nuit et le chloroforme, toutes les opérations eussent été faites en moins huit heures, puisqu'après la bataille d'Eylau (7 et 8 février jui passe pour une des plus meurtrières du premier empire, toutês graves des gardes impériales et d'une grande partie des soldats € furent pansées et opérées dans les premières douze heures, et évacués dans les premières vingt-quatre heures (2). qu'il en soit, les bienfaits de l'anesthésié ne sauraient être refusés ts, qui ne manquent jamais de les réclamer, et c'est à nos chide se familiariser avec les moyens les [pus prompis et les plus sûrs” istrer le chloroforme.

tion du chloroforme présente Loujours des dangers, et l'on. {cop s'attacher à la stricte observation des règles et des précauvivent y présider. ‘ : conditions contre-indiquent l'emploi du chloroforme ; ce sont du poumon, du cœur et des gros vaisseaux, la stupeur con d ceoups de feu, l'extrême faiblesse occasionnée par la blessure

de Serive, médecin en clef de l'armée, 41 soptembre 1855, 1 Herr, Mémoires de chirurgie militaire et campagnes. Pise ARCS

EMPLOI OÙ colle” À Fa na nn dar | ue sa digestion soit faite : il est couché horizontalement, rc de, le ventre, là poitrine et le cou largement découverts, aa us les vétements qui peurent exercer une constriction, Un aides'empouls : il doit surveiller, pendant toute la durée de l'opération, la n et la respiration et s'assurer que celle-ci s'exécute, non-senle= Len examinant les mouvements des parois thoraciques et abdominales, en écoutant si l'air traverse le larçnx. La compresse imbibée de chlo= “est présentée à une certaine distance de la bouche et des narines de, que l'on habitue progressivement à l'odeur du liquide et que lé à respirer librement, naturellement et sans crainte ; jamais, surau début, elle ne doit être appliquée sur la face de façon à empêcher accès et le mélange de l'air, en grande proportion, aux vapeurs

ue ET respirent précipitamment ou se défendent et repousà compresse ; il faut s'arrêter un instant, attendre que le calme soit etrecommencer les inhalations qui, à mesure que la tolérance s'él, ét dans un temps 1rès-court, doivent contenir une plus grande de chloroforme. L

x périodes, signalées par des phénomènes d'ordres différents, sesuc * M ralement péndant l'administration du chloroforme : la première : période d'excitation, ln seconde une période de résolution. de d'excitation manque quelquefois, surtout chez les sujets déaussi convient-il d'interroger souvent chez eux la circulation, la et la sensibilité. Elle se manifeste presque constamment chez les vigoureux, habitués à l'usage des boissons alcooliques ou restés. fluence de l'exaltation du combat ; elle s'annonce habituellement s crachotements, et par des paroles incohérentes ou des cris: Se congéstionne et devient valtueuse ; des contractures plus où giques du tronc et des membres se déclarent; un spasme surté du larynx ; la respiration s'embarrasse, devient singultueuse e quelquefois tout à fait suspendue; le pouls s'élève ou s'abaisse en en rapidité et présente les plus grandes irrégularités ; la sensibilité complétement abolie. En présence de ces phénomènes, on doit Je chloroforme pour le reprendre après leur disparition : mais n'entrave ni la respiration, ni la circulation, la continuation est indiquée et amène rapidement la résolution. On est # approche de la seconde période par le rétablissement normal de on, par la régularisation du pouls, et souvent par un ronflement Le qui annonce on profond sommeil. Le malade tombe alors ’

ere

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