CONGÉLATIONS
che de charpie et une ou deux feuilles d'ouate complètent le pansement, maintenu en place par une simple bande ou par un bandage trianghlaire.
Les opérations consécutives aux congélations demandent une grande surveillance ; le chirurgien doit s'assurer fréquemment de l'état des parties, les modifier suivant le besoin par des topiques de diverse nature, et le plus souvent par des topiques excitants, réprimer ou activer le développement des bourgeons charnus, laver fréquemment les téguments jusqu’au bord des plaies avec de la térébenthine ou de l'alcool, afin de les maintenir toujours dans un état de propreté parfaite et de permettre aux fonctions de la peau de s'exécuter sans entraves. Lorsque les moignons sont revenus à l’état de moignons ordinaires, ou lorsqu'ils n'en diffèrent pas tout d'abord, ils sont soumis à des pansements rares, suivant les règles générale- ‘ment adoptées.
Demme (1 6 hôpitaux nt la compagne de 1859, Dans ce nombre, les Autrichiens entrent les Frinco-Sardes pour 30. Le tétanos s'est montré 39 fois à la su ions des parties molles ; 22 fois après l'amputation; 22 fois dans des compliquées ; 3 fois seulement à la suitede lésions des nerfs, Dans cas, les blessures se compliquaient de la présence du projectile; dans cas, elles consistaient en une simple contusion, Le pied avait été atteint 3 fois; la main 40 fois; le tronc 5 fois; les téguments du crâne 2 fois; le: nis 2 fois. Les autres blessures étaient réparties d'une manière à peu ès égale sur les membres inférieurs et sur les membres supérieurs, Causes. — Toutes les lésions traumatiques peuvent produire le tétanos. moins, on s'accorde généralement à reconnaître que celles qui le minent le plus souvent sont les blessures des articulations, celles qui es, contuses, compliquées de corps étrangers, et siégent plus ülièrement sur des parties à tissu dense, serré, abondamment pournerfs, comme la paume des nains et la plante des pieds. 2s hommes vigoureux et dans la fleur de l'âge, les sujets nerveux, à on sèche et irritable passent pour y être plus disposés que les Celte opinion paraît être moins fondée que celle qui accorde aux Hiations hygrométriques et thermométriques de l'aumcsphère une influence développement du tétanos. D. J. Larrey (2) attribue à l'humidité et. isinage du Nil et de la mer les cas de tétanos qu'il observa après la des Pyramides, après la révolte du Caire, et dans les hôpitaux andrie, où les blessés de lu bataille d'Aboukir avaient été transportés; que les.nombreux cas de tétanos qui frappèrent les blessés de la d'Elkingen, transportés dans l'ile Lobau, furent dus à la répercusproduite par la transition subite et brusque du chaud au froid, on de l'air froid et humide des nuits glaciales du printemps à celle de la choleur très-forte de la journée (3). Bégin rap le(h) qu'après la bataille de la Moskowa, pendant les plus vives cha- 5, eu de blessés furent atteints du tétanos; tandis qu'un grand bèrent à cette affection après la bataille de Dresde, parun 4 et froid succédant à une grande élévation de température, n'avons point observé que le tétanos ft très-fréquent dans les hôpiantinople, situés la plupart sur le Bosphore, et qu'il se mani Larrey, ne de chrug Lilo Pace Paris, 4842, et suiv,
J. Larrey, Hbid., 4842, 1. 111, p. 292. De.
Diciéonnaire de médecine et de ehirurgie pratiquer. Paris, 1886,
L tétaniques sont fréquemment À ss per an lime mer leon x: deur, Elle “ 1) | sal
0 fra le deuil ph el haie Cle les poesie q par 2 espirati
observateurs qui, en raison des phénomènes déterminés
ière, ont cherché dans cet organe les altérations ë la maladie, et y ont trouvé, tantôt la confirmation, tantôt la négation r opinion. C'est ainsi que la moelle à été vue enflammée et indarée, par de la sérosité ramollie, diffluente, et la plupart du 1e
ls opinion a dû être abandonnée comme la première. Les lésions anato=" spéciales du tétanos sont encore tout à fit inconnues, et sa nature à tenir d'une action réflexe de la moelle, provoquée par l'excitation, “blessés.
L Wtanos est‘ généralement facile à diagnostiquer. Cependant, nous ne EL { . Le rhumatisme des muscles du cou, la
er : on le nt à À du froid et des courants d'air, sont les seuls moyens tétanos.
nt de cette redoutable affection consiste en moyens lo
des |toplques chauds et stimulants, où même un vésicatoire
és sur la plaie; la cautérisation, le débridement des parties: la sec= nerfs et l'amputation du membre lui ont donné quelques succès. d l'expérience n'a pas sanctionné cette pratique essentiellement ‘2
dans les cas de véritable tétanos ; quelques-uns admettent la névroto- Cette opération, pratiquée dans neuf circonstances, a donné six Elle semble particulièrement indiquée dans les cas de spasmes 1éta= avec douleur locale ou douleur provoquée par la pression sur le t des nerfs qui se rendent à la blessure; rien n'empêche cependant de: . dans les cas de tétanos traumatique, où manquent les symn- ‘que nous venons de signaler, Avant de procéder à cette opération, ire de se livrer à de minutienses investigations faites dans le M le reconnaître le cordon nerveux qu'il convient de sectionner, lanévro- "inultiple divisant tous les nerfs qui se rendent à la plaie ayant jusqu'à .h ou échoué, et la section isolée du nerf principal ayant ie.
(2) a conseillé l'anesthésie locale au moyen de l'éther sulfurique à goutte sur la pl s médications générales dirigées contre le tétanos sont aussi nome que variées, et chacune d'elles compte un certain nombre de
Les sudorifiques semblent l'emporter de beaucoup sur la plupart des Fu de traitement. La diaphorèse abondante qui accompagne Ia sison du tétanos, les observations d'A. Paré et de Fournier-Pescay, dans. les malades ont guéri après des transpirations exagérées, indiquent de tous les moyens capables de provoquer de copieuses sueurs. dans une atmosphère d'une température élevée, l'administration chaudes, de l'ammoniaque à la dose de dix à douze gouttes, toutes les deux heures, de bains de vapeur prolongés et pris dans e, tels sont les moyens qu'il convient dé mettre en usage.
Miëvant, Névrolomie dans le télanos . Lyon, 1870, jux De l'ampuletion et de l'élhérisme dans D te e Preutue (L
les liquides ou les b 5 Dogg a 1 traitement du tétanos, malgré la proscri «ay (1) qui prétend que ce médic le laudanum par la bouche ou en laven jusqu'à 25 centigrammes, toutes les dé successivement jusqu'à 4 grammes dns | termiuer de narcotisme et sans p tions musculaires. Lorsque le m : convulsions tétaniques ou une ab dant quelques jours à la même dose, et suppression totale,
Les saignées générales, les applications à e sangsues le long du rachis; les bains tièdes répétés; les affusions froides employées d'a] piques ; l'hydrochlorate de morphine .ap que, ont quelquefois amené la guérison.
Vella employa le curare avec-succès dans un cas de f plaie avec une solution de 0“,08 de curare, dans
» médicament à été employé depuis sans suce « dans de petites incisions de la peau; par nées ; par Gintrac (de Bordeaux). Chassaignac l'intérieur (3) à la dose de 10 centigrammes, | Jotious d'une solution de La même substance sur la, malade. Les succès de Vella et de Ch c tétanos chronique, qui guérit quelquefois par spontanément, n'ont pas toute la valeur que soir leur accorder.
) Fournier-Peseay, Du téfanos traumatique. Pa) dv Comptes rendus de l'Académie ces T %) Chassaignne, Buflétine de la Société da chirurgie, AB!
2 difficile de faire la part de res midicitens 8 D ms énumérées, et de dire ce qui revient à chacune d'elles : elles n'ont ie rarement, en effet, sinon jamais employées seules,"mais associées.
des médications narcotique et sudorifique est la pratique généra=
usitée, celle dont l'utilité paraît être le mieux établie et qui compte | P nombre de succès.
résumé, le tétanos est une de ces affections que l'on à vu guérir »
1 SEP par contre, a résisté à tous les moyens de
1 puruïente. — L'infection purulente a été désignée sous les * ns En ie parue, mésan «€ die para.
urulente, pyohémie, fièvre purulente, qui sont en rapport avec les qui ont été émises sur la nature et les manifestations de
on puralente est une maladie fébrile, caractérisée par la forma- ARE de pas dans dire palais de l'écmomie, * 1 D si les plaies qui suppurent, quelle que soit leur dimension, peuvent lieu : certaines plaies, cependant, telles que celles des veines et ‘exposent plus que les autres. L'infection purulente survient à là saignée du bras, après les opérations pratiquées sur la prostate, le cou, l'aisselle, etc.; après les amputations, les désarticula= résections suivies ou non de phlébite ou d'ostéomyélite ; à la fractures compliquées de plaies, de blessures pénétrantes des arti= suivies de suppuration, d'arthrites purulentes, avec où sans lion avec l'air extérieur.
plaies contases avec fractures, les blessures par armes à feu, nent si souvent les os, présentant un trajet étroit et sinueux, t lieu à des suppurations abondantes et à des fusées purulentes, se ent fréquemment d'infection purulente.
e sang abondantes et les hémorrhagies consécutives favori= | MN ment de cette alection, dont elles sont aussi quelquefois | nène précurseur. I de réunion des plaies a une influence manifeste sur l'apparition |
Se de l'affection générale. Un signe qui mérite plus Je long du trajet des SAS Rene
ni Pptp mde À | Elle débute toujours, dans la forme aiguë, par un violent accès di ’ ut à fait comparable à un accès de fièvre intermittente. Le fi
ense, se prolonge quelquefois pendant une heure et même davani Déaje de chuieur @ court itcimaen tel crient ondi
durée. Dans un très-grand nombre de cas, après l'accès de f
blessés reprennent l'apparence d'une santé parfaite, et le « | Éroe aol A 04 ado RON A REA ibriles qui n'ont rien de fâchenx et que l’on voit qu fois sur rès les grandes amputations, chez des sujets depuis
s que l'action fi des progrès et eur atermitienge en mots ane an et les sclérotiques se colorent en jaune peu foncé ; la physio- « iomie s'altère profondément ; les malades maigrissent rapidement et sont
quelquefois d'une petite toux sèche, La respiration s'accélèrez le pouls est petit et irrégulier ; l'intelligence conserve son intégrité DE symptômes factieux ne iardent pas à s'aggraver. intense ; le pouls est petit, filiforme, mais très-fréquent; la re éourte et rapide ; la langue se sèche et se couvre, ainsi ‘que les lèvres, d'enduits fuligineux ; des sudamina se forment en abondance. Le ialade accuse des douleurs dans un des côtés du thorax ou dans la | | du foie : tès-souvent il se plaint LE ehnmesaete nt dans un point quelconque da corps, et plus partici 1 d'une grande articulation. Got die cost n de collections purulentes dans le lieu où elles siégent : d'autres 0 $ déclarent n'éprouver aucune souffrance,
eus que du feu SEE Hé mème ot jun er
Trends ue nous dirons. que l'ixéadèa RETIRE ñ souvent avec une très-grande rapidité et enlève les n re où cinq jours; elle se prolonge rarement au delà de dix jours. elle affecte dans quelques circonstances une forme moins sons sont moins rapprochés et laissent entre eux un intervalle : lequel les malades semblent devoir se rétablir, mais conservent cepen- | léger mouvement fébrile le soir, des frissons vagues et irréguliers, iappétence, un teint terreux, de la :faïblesse et du découragement iction du pus dans le sang paraît se faire successivement et en » quantité; la maladie ne prend ane marche régulièrement continue V: après des additions répétées de pus au sang, et peut durer quinze où
en qu'elle ne soit pas nécessairement funeste, la pyohémie se termine cu limellement par la mort. Quelques faits très-rares prouvent qu'elle pent k spontanément; d’autres, peu nombreux, démontrent que la gué- | été obtenue par l'emploi de moyens thérapeutiques, Nous pensons guérison n’est possible qu'autant que l'affection reste bornée aux tions premières de l'adultération du sang par le pus. Nous l'avons 6 des cas où les abcès métastatiques avaient pour siége le laire sous-cutané et sous-aponévrotique; elle nous paraît iradlorsque des collections purulentes se sont formées dans les viscères \ les cavités splanchniques, ent. — Le traitement de l'infection purulente consiste dans des RE et généraux, dont les uns sont prophylactiques et les autres
ur traitement préventif consiste à éviter l'encombrement. La est infiniment plus rare dans la pratique civile que dans la pra à hôpitaux, et l'expérience des campagnes d'Afrique, comparée à guerres d'Orient 1854-56, d'Italie 1859, et de France 1870-74, | atré d'une manière incontestable que cette affection était beaucoup chez des blessés transportés journcllement à dos de mulet, L des tentes, placés sous des abris insuffisants, où même à l'air a ez des blessés rassemblés en grand nombre dans des lieux lion d'hôpitaux sous tentes, due à Michel Lévy, a rendu, d'Orient, de très-grands services, et à pu arrêter où fois la marche de l'épidémie cholérique ” décimait
— 2e édit.
Lai ont 1 pire tes pont rh green ap ele de donner à tous les malades qui ont subi une opération grave, ét mputation, et que ce médicament est an préventif de la pyohémie.
| de l'infection purulente, la cautérisation de la plaie paraît ta et tent du pus dans le sang; pour quelque temps la sappuration et sèche la surface de la plaie ‘elle convertit en eschare. Bonnet a proposé la cautérisation avec le actuel qui lui a valu un succès; Follin (1) donne la préférence au re de zinc dont on fait avec la farine une pâte avec laquelle on re= toute la surface de la plaie et que l'on introduit dans ses profon- Ce chirurgien a obtena une guérison par ce moven qui donne des d'une épaisseur facile à calculer à l'avance et très-lbngues à se Nous l'avons employé plusieurs fois sans aucun avantage; néanmous n'hésitons pas à le conseiller et nous nous proposons de nouveau, si douloureux qu'il soit, parce qu'il est des inels. La cautérisation transcurrente ou ponctuée pratiquée avec: le trajet des veines voisines de la plaie a été proposée ct mise en M k Sédilior (2), dans le but d'amener l'oblitération de ces vaisseaux , et a quelquefois réussi entre les mains de ce chirurgien # , nous lui accordons moins de confiance qu'à la cautérisation de (Ole surface de la plaie; les veines superficielles seules peuvent, en être Dre ce moyen, tandis que les veines profondes restont … j : Mais la cautérisation directe de la surface de la plaie. t difficile et impraticable, tandis que la cautérisation transcuronce peut toujours être employée : ce dernier moyen mérite conservé dans la pratique et peut quelquefois être suivi de
catoires appliqués en série sur le moignon, le long du membre us les points douloureux ont paru donuer de bons résultats; on ne pas comment ils ont pu modifier la rarche de la maladie,
une révulsion favorable à la disparition de l'engorgement du L des douleurs. l
Traité élémentaire de pathologie exterue, +. À, 864. t, De l'infection purulente ou pyohémie. Paris, 4849, «
© ANFECTION PURULENTE. | CLENTE. A
1 a rt à été.
changerait presque instantanément la nature des pr Haut Podeur disparatiraie rapidèmen r'en dé püralentes, il les rendrait moins toxiques et peut-être ivolfeusives, l'a ce que l'établissement définitif de la membrane protalquil alpes
absorption.
indications de l'emploi du perchlorure de fer sont hi tives, On peut appliquer le médicament sur toutes les plaies de … aspect, d'une cicatrisation lente et difficile, comme on en rencontre uvent daus certaines circonstances de guerre, afñn de prévenir la mafestation des complications traumatiques. Dans la première période de n puralente, l'application du perchlorure peut modifier rapidement suspendre les phénomènes d'intoxication et amener la disparition ls généraux, Lorsque la pyohémie présente déjà des symptômes: nent lieu de craindre le développement ou l'existence des lésions les, le perchlorure de fer, promptement et énergiquement em s'iln'est pas toujours suflisant pour guérir la lésion principale, prés l'avantage d'enrayer les complications et de laisser à l'organisme et. Ê la médication interne le temps d'opérer les modifications constitution »s nécessaires à la guérison de la lésion locale. ir prévenir ou enrayer l'intoxication purulente, l'application du pere de fer doit être faite sur toute l'étendue de la surface traumatique blement abstergée, régularisée et largement mise à découvert par des us. Un plumasseau de charpie imbibée du liquide est placé sur de manière à être en contact avec toutes ses parties, et maintenu in appareil convenable. 1 suit de foire un seul pansement dans les “quatre heures, à moins qu'il ne soit urgent d'obtenir une modificacomplète et plus rapide. Il est indispensable que toute la surface nt soil mise en contact avec le perchlorure de fer; c'est pourquoi porter jusqu'au fond des plaies profondes et sinueuses, qu'il serait ible ou imprudent. de débrider, des bourdonnets de charpie imbibée ide, ou des injections que l'on fait pénétrer directement ou avec de gomme élastique et que l'on retient en place le plus au possible pour assurer l'action du médicament, eur peut êtré employée pure ou étendue d'eau : il faut CR concentration à la nature de la plaie, à la période du mal, à l'effet | moins rapide que l'on veut obtenir, Al ÿ a tout avantage à faire | e application énergique, afin d'obtenir un effet de plus longue Delon de liquide plus ou moins concentré seront SUCCOS= M L rép à des intervalles assez rapprochés pour ne pas perdre le …
ni elle a été confondue, soit qu'elle due es degrés, soit comme une forme chronique de cette jé D (1) a parftemeu AE Entre cet et Séilt ) na as ame et que admet pas, au 0 ogique, les partisans de la théorie Fropes sigualé que l'infection putride à marche lente et pout dire chronique; mais l'infection putride affecte une marche plus où mi pide : tantôt elle est pour ainsi dire foudroyante, et elle enlève le du jour au lendemain; tantôt elle dure plusieurs semaines, et dans ( dernière circonstance elle est souvent susceptible de guérison. Dans les cas aigus, il est rarement possible de la distinguer del’ purulente : RE lièvre; mais la plupart du temps la période apyrétique 1 fébrile persiste, s'exaspère, anne où a apr on le déie, eu ju oême des contractions musculaires convulsives, Sa durée di 0 on elog post cle on paie D EE n'est pas dans les cas de plaies-suppurantes qu'on la voit Æommée apparaît l'infection purulente, mais à la suite de l'in angrén use, ou à là suite de la pourriture d'hôpital envahissant les ies, notamment les plaies d'amputation. La gravité et la ne 1! sont en rapport avec celle de ces alfections. is analomo-pathologiques qu'elle dAeraie ca ts de sanie purulente dans la plèvre, eu des épanchements co-sanguinolents daus le péricarde. On ne rencontre pas d' À tastatiques dans les divers organes ou tissus de l'économie ; le | ro présente très-exceptionnellement, encore sont-ils peu ne petils et situés-à la base de l'organe, 2 Le parenchye polmondire est presque toujours intl d'un 2 nguinolent. La membrane interne des veines et même des en rouge lie de vin; le sang présente une difluence remarle, et il exbale quelquefois une odeur fétide.
Bérard, Dictionnaire en 30 vol., t XXII, p, 494, art. Pus, Ch. Sédillot, De l'infection puruteate ow pyohémie. Paris, 1840,
au traitement local, il consiste à donner nn lil soit à l'aide dé tubes à drainage, soit au moyen d
eou de perchlorure de fer en solution plus ou moins diluée. Les | malades sont entourées tout entières de flanelles imbibées de décocns aromatiques et slimalantes, et ls ae pas avc y ne if animé d'essence de térébenthine.
Dans l'infection putridé chrouique, l'amputation jugée æ suivie de succès : c'est dans ces conditions que nous avons souvent les opérés être pris d'un accès de fièvre suivi de sueurs profuses, qui mblent constituer une crise salutaire et servir de moyen à l'économie | ur se débarrasser des principes Loxiques dont elle est infectée. L'infection putride aiguë est moins fréquente dans la
de guerre qu'un accident des premiers instants; elle : fout dans les cas de fractures des membres traitées sans am avec vases pertes de substance, de blessures suivies d'i ral nglement, de suppurations profondes et de fusées purulentes. 'ourriture d'hôpital, — La pourriture d'hôpital est caractérisée par eloppement d'ulcérations ichoreuses, d'exsudations uses, d'une altération patride, gangréneuse et tout à fait spéciale dés it LED iqurices erdia a D On RMS néresceuce putride, de diphthérite des plaies, de typbus traunia= d'ulcère gangréneux, ulcère putride des plaies, etc., qui ne ent une idée assez exacte.
le affection est une des complications les plus: répantes des D à : EE ones dl, et se développe sur toutes les plaies, en général, S les hôpitaux encombrés de malades. Jadis très-commune à l'Hôtelde Paris, elle a presque disparu aujourd'hui des étblissements hos= liers, mieux installés que par le passé, au point que bon nombre de kgiens civils ne l'ont jamais observée.
: — Les causes de la Re Eu DS contradictoires out eee er sons et l'état de l'atmosphère sur le di
in déjections, altèrent l'air des salles, et impriment aux. are une disposition à la pourriture. L'existence de maladies épidé=
jui le mélange de ceux-ci avec les blessés semblent aussi la déterminer.
revers des armées, la nostalgie, ont été invoqués comme autant s capables de la faire naître, Néanmoins, nous ne saurions trop le nombre des cas et la gravité de la pourriture d'hôpital à ‘d'Orient, où on a pu l'observer pendant deux ans, ont toujours. onnels à l'encombrement des hôpitaux.
sépidémie. — La propriété contagieuse de cette affection, regardée comme incertaine, est mise aujourd'hui hors de doute. est-il encore possible à des chirurgiens qui n'ont vu apparaître la d'hôpital qu'accidentellement, de nier là contagion médiate de on; mais les chirurgiens qui l'ont vue régner épidémiquement en douter, et se rangént complétement à l'opinion de Delpech (2). Quant à la contagion par inoculation, les mg “<È A. F. Olivier (3), sur eux-mêmes, contredisent les expéde Willaume, rapportées par Percy et Laurent (4), et desquelles il it que cette affection n’est pas inoculable : Pouteau contracta la au doigt annulaire de la main droite, sur une piqüre qu'il s'était disséquant; Olivier se Ja fit inoculer directement dans la région nne, et en fut atteint trois jours après, au lieu même de l'inocula- Plu de nos aides la contractèrent en Orient, à la suite de piqûres gts faites avec des épingles, en pansant des blessés, Si l'on ne se
ins eston en droit d'admettre que la pourriture d'hôpital se
les autres le rôle de foyers morbides, lui sert de moyen de Pour nous, nous demeurons très-convaincu de l'existence
Mémoire sur la complication des plaies et des ulcères connue sou fus 1 Paris, 1815.
Œuvres posthumes, 1783.
ue a En cr gungréne ui
EPtue ce . F. Percy. Versailles, 1827.
is, 1yphus, choléra, scorbut, dysenterie, le voisinage des fiévreux, et
causes déprimantes, physiques ou morales, les privations el les -
suisamment autorisé à ériger ces derniers faits en règle géné ? infection ; l'aunosphère daus laquelle vivent les blessés jouant
- er < vives, la pâleur de la plaie, l'altération de la plus liquide, précèdent habituellement l'apparition de la d'hôpital ulcéreuse. D pente caie Rate 0e M TER OS os des lambeaux d'une amputation, de tout le moignon et même du re dans son entier, signalent les progrès du mal, qui s'étend an-desdes téguments et dans les interstices musculaires, et atteint particu= nent le tissu cellulaire, forme pulpeuse succède quelquefois à la précédente, dontelle semble lé dernier terme; d’autres fois, au contraire, elle débute d'em est caractérisée par la production de fausses membranes forte: rentes et tapissant hn plaie dans une partie de son étendue ou Ltutalité, Gette matière demi-concrète, d'un blanc sale, grisâtre, &t iblée de points noïrâtres, recouvre exaclement les parties qu'elle + elle augmente graduellement et rapidement d'épaisseur et de se ramollit et se transforme en un putrilage d’un gris violel, ble fétidité, qui tombe ‘en totalité on partiellement, et laisse de lui tantôt des ulcérations, tantôt des couches de matière qui it les mêmes transformations, 4 horgement œdémateux des parties est beaucoup plus considérable | LES polpense que dans là forme ulcéreuse; les douleurs. sont las vives. Il se développe dans l'intérieur des membres des collecde matière putrilagineuse qui se traduisent par une fluctuation ure et diffuse, forme pulpeuse de la pourriture d'hôpital se rattache la forme * : celle-ci débute du jour au lendemain, et généralement dans les amputations récentes. Toute la surface traumatique est l'une couche de matière qui présente l'aspect de la gangrène », dans laquelle on rencontre de nombreux tractus celluleux morliés de petits caillots sangoins colorés en gris, en brun ou em, s'écoule un liquide grumeleux, grisâtre et très-fétide, La he gangréneuse se détache en bloc où par lambeaux d'une certaine du deuxième au troisième jour de sa formation : les parties mor istituées surlont par le tissu cellulaire, sont retirées en masses ü moins considérables des interstices musculaires et des plans sous- Iés. La peau qui avoisine le mal est d'un rouge lie de vin, amincie ns endroits, et ramollie dans d’autres, où elle présente de la
lieu, surtout pendant là nuit, à des douleurs vives qui préet accompagnent l'invasion, et se prolongent pendant toute la durée al : les bords des plaies, désunis en certains points, encore maintenus s par des ponts pulpeux ou gangréneux, rougissent dans une ndué, tendent à se renverser et présentent quelques portions qui frangent leur contour; les parlics environnantes sont un peu tuméfiées et sans changement de couleur; elles semblent conservent l'impression du doigt, et sont très-douloureuses à la
sand la pourriture d'hôpital, quelle que soit sa forme, fait des progrès, se borne pas à la surface des plaies : elle envahit spécialement le > Ÿ
l ire qui semble lui servir de voie de propagation ; elle chemine \ fa peau, entre celle-ci et les aponévroses qu'elle frappe de mort; entre qui s'infiltrent d'une sérosité grisâtre, fétide et extrêmement dans les muscles eux-niémes qui sont convertis en pulrilage : de les tendons, les dissocie et les détruit; elle atteint de la même parois des vaisseaux, et provoqne des hémorrhagies redoutables efois mortelles; elle pénètre dans les articulations, ramollit te cal dénude les os et détermine la carie on la nécrose. Les ma= eut rapidement dans Les formes les plus graves de la pourri « qui n'a pu être arrêtée, Lorsque le mal marche lentement, \ nbent dans un temps variable, sous l'influence des progrès de
de la fièvre hectique, de la diarrhée colliquative, et souvent de k nte, d'hôpital a été considérée, par certains chirurgiens, comme à purement locale, et par d'autres, comme une manifestation ll néral de l'économie, Cette dernière opinion nous parait être on de la vérité, Le caractère épidémique infectieux et contagieux tion, l'insaffisance des agents thérapeutiques dirigés locale= tre elle, son apparition concomitante avec des productions dides muqueuses, les phénomènes généraux qui, là plupart du précèdent, sont autant de raisons qui militent en faveur de notre e voir. Les circonstances productrices de cette maladie sont les”
que celles qui président à l'apparition des épidémies miasmatiques, €
rappor: à avec sa gravité et la rapidité de à qu'on pourrait appeler foudroyants, les pl matoïre sont portés au dernier degré; la st ième revenant par accès, les mouven souvent. Dans les cas où Ja marche de Ja 0 moins intense se rallume le soir, la peau est de vomir se manifestent, la diarrhée s'établit ainsi dire chronique, les malades succon ï ds un état de marasme avancé, à l'in bémie qui peut les enlever à toutes les périodes de
Traitement. — Le traitement de la pourriti moyens préventifs et des moyens curatifs
DR opRTNtE de cos ES campagne, où les circonstances de guerre :
tions, Il est rare, en effet, que l'on puisse pn Leie à l'éendue des: bons tuile TRE l'encombrement. C'est à prévenir cette cause les médecins doivent s'appliquer, s'ils veulent ass lions hygiéniques passées aujourd'hui dans les habitui hospitaliers, telles que la ventilation, la propreté » température des lieux habités par les malades. À 6 a conseillé d'ajouter des fumigations, dités di salles avec des solutions de chlorures alcalins, le ls cinération des pièces de pansement qui ont servi moyens prophylactiques peuvent être employés, très-grande importance.
et la réunion porc des pansements, 1 rage dar pl ares dr ES LOC on complète destinée à les préserver du contact de l'air. Malheut ces moyens sont loin d'être toujours applicables : la méthode d'amputation est souvent commandée par le désordre des parties et ne pa fait pas du reste avoir une grande influence sur la marche de l'opération ; à réunion immédiate n'est généralement pas, pour ne pas dire jamais, nue dans les circonstances où se montre la pourriture d'hôpital ; l'occlu= don des plaies, les pansements rares sout la plupart du temps impossibles ré en pratique sur de vastes surfaces traumatiques fournissant une 1 nté suppuration, exigeant une surveillance attentive, et, par ConsEent, le renouvellement fréquent des pièces d'appareil. La le dans les épidémies de pourriture d'hôpital est donc à peu près illufoire, et la prophylaxie générale, consistant dans l'observation des lois giéniques qui régissent les conditions des grandes agglomérations dé es et de blessés, est souvent mise à néant par les situations de
d'installation d' “hôpitaux d'une faible contenance, de petites salles
& d'hôpitaux sous tentes, la dissémination des blessés dans les maiso rticulières, les pansements faits en dehors des salles, ont Ë Sices moyens ne conjurent pas sûrement l'invasion de la pourriture | al, ils en atténuent singulièrement les effets, L'isolement des malades atteints est le moyen le plus propre à opposer à propagation de l'affection : malheureusement il n’est pas toujours réaliable à l'armée ; il devient même tout à fait impossible lorsque le nombre les blessés est considérable, Alors même que par les prévisions et les dispositions les plus larges, on verait à réaliser ces conditions, on ne saurait modifier les prédisposis ons individuelles des blessés acquises par les fatigues de la guerre :"s'il ut pas désespérer de prévenir ou d'arrêter l'invasion de la pourriture ôpital, il ne faut pas non plus se trop Matter de réussir ; l'état des blessés le dépendant pas seulement des conditions actuelles où ils se trouvent, M is encore des circonstances précédentes qu'ils ont traversées. L Le traitement curatif de la pourriture d'hôpital compte en très-grand fombre d'agents qui tous ont obtenu des succès et qui tous ont essuyé dés lerers, selon les circonstances dans lesquelles ils ont été employés. traitement comprend des moyens locaux et des moyens généraux, pi l'influence est réciproque, c'est-d-dire, se prétant un cou LEGOUkaT, — de édit.
/ POURRITURE D'HÔFITAL. 6
de bons résultats : stimulants simples ou caustiques légers, ces 1o-
font qu'exciter momentanément les plaies. Afin de donner une.
s longue à l'action stimulante et de mettre les surfaces trauma
à l'abri du contact de l'air extérieur, Dussaussoy (1) et d'autres pra
leiens ont recommandé de recouvrir la plaie d'un mastic composé de
re de charbon, de quinquina et de camphre liés par une certaine
té d'essence de térébenthine, ou de camphre en poudre employé iso.
Sous la croûte épaisse que forment ces substances, la plaie peut se , mais souvent elle reste stationnaire où ne fait qu'empirer.
n de ces modificateurs reste fréquemment insuffisante, et l'on est d'avoir recours à la cautérisation. L'alun calciné, le nitrate d'argent 1, la potasse caustique, les acides minéraux concentrés ont donné des .
De Le perchlorure de fer, bien qu'il ne soit pas considéré ù comme un caustique, à été employé par ce chirurgien avec D mcibie. Le cautère actuel, dans les cas graves, a été vanté 13 uw, Dussaussoy, Delpech, Ollivier, Boyer et Dupuytren.
mode d'emploi de ces divers agents varie suivant les formes de la d'hôpital. Dans la forme ulcéreuse, ils sont portés directement plaie préalablement abstergée du liquide ichoreux qu'elle sécrête, forme pulpeuse, leur action serait affaiblie si l'on ne détruisait, de les appliquer, la couche pultacée qui recouvre la plaie, au moyen ons faites avec un linge rude et grossier.
iques solides sont mis en contact plus ou moins longtemps avec 0 altérées; les caustiques liquides sont promenés où appliqués
s avec un pinceau ou des bourdonnets de charpie. ière actuel, préconisé surtout par Delpech qui eu a retiré le nsuccës, doit être employé avec énergie et avec le plus grand soim. appliqué sur toute la surface des plaies atteintes par l'affection : . des incisions étendues mettent largement à découvert ‘4 nents et les moindres anfractuosités des parties altérées. Le fer cest maintenu en place ou réappliqué jusqu'a ce qu'il donne Rue dure, sonore et de couleur brun doré; "il poursuit le mal dernières limites, jusqu'au voisinage des vaisseaux les plus is qu'il faut se tenir prêt à lier. La modification apportée par le ,% ordinairement rapide; si elle tardait assez pour faire eroire à de l'affection avant la chute des eschares, celles-ci seraient
détachées avec le bistouri, et l'on aurait recours à une cauté- fs
y, Dissertation et observations sur de grnçrène des hôpitaux, ete. n'
étendues pour pérmettre de pratiquer des débridements dans toute: r longueur, on y pousse des HER maintenues dans les le plus longtemps possible.
pp Ra da parchrers done lan à 2 drain EE L pro» :s, et provoque l'afllux à l'extérieur des liquides séreux qui infltrent rties, Elle détermine la formation d'une croûte plus ou moins épaisse té la surface de la plaie : devenue ferme, sèche et sonore en peu le temps, celte croûte, d'un noir brun, est sans doute formée par la coan de l'albumine et n'adhère que faiblement; on peut la laisser er spontanément si les choses marchent bien, et l'enlever, au con= si le mal progresse, afin de pratiquer une nouvelle application, Aux n ts avec le perchlorure on fait succéder les pansements stimulants le vin aromatique ou le styrax, etc.
prétendre que le perchlorure de fer guérisse toujours la pourriture il, Salleron Jui reconnaît une action tout aussi efficace qu'au fer sur lequel il à l'avantage d'être moins effrayant pour les malades, o plus maniable, toujours applicable sans danger et de ne pas donner (l lieu ds pertes de substance.
perchlorure de fer jouit de propriétés désinfectantes qui s'exercent décomposition des gaz sulfureux et la Gxation du soufre. Comme ù des plaies affectées de pourriture ou de suppurations fétides, être employé au moyen de compresses enveloppant les pansements, et arrosées plusieurs fois par jour avee une solution aqueuse au
int la guerre d'Italie, on mit à l'essai, dans les hôpitaux de Milan . Î ulier, la poudre de coaltar et de plâtre de Corne et Demeaux, pour désinfecter et modifier les plaies atteintes de pourriture d'hôpital. xpérience n'a pas justifié les espérances que l'on avait conçues sur la = le action de ce topique. Aujourd’hui on lui a substitué l'acide phénique i ns l’eau en proportions variables. Ni le coaltar, ni l'acide phénique, Les anirés substances désinfectantes n'exercent d'action curative sur la friture d'hôpital : ils n'ont d'autre avantage que d’eu atténuer l'odeur; , ur de l'acide phénique est, pour certaines personnes, aussi désque celle de la pourriture d'hôpital. Ils rendent néanmoins d'utiles à la condition d'être incessamment renouvelés, en décomposant lions fétides à mesure qu'elles se dégagent des plaies. lopiques de toutes sortes, y compris le perchlorure de fer et le cau= , sont quelquefois impuissants à arrêter les pragrès de In pour
HAilia/marche de l'affection, duitétre il flement. Quand l'opération est urgente disposition des parties où en raison du tissus compromis, il faut bien se garder de intention; mais, au contraire, la laisser on avec le cautère actuel, ou la panser avec mode indiqué précédemment.
Dans tous les cas, enfin, où l'amputation, par le siége du mal trop voisin du tronc, ou par 1 ration de la constitution du sujet, on est réduit à local, à s'efforcer de soutenir les forces du malade ptr tonique, et à attendre la guérison des ressources trop soi de la nature. 1