SULTATS ÉLOIGNÉS DES BLESSURES PAR ARMES DE GUERRE
ées : Peu; membranes séreuses et muqueuses; lissu cellulaire; muscles; 3 lendons; nerfs; vaisseaux, artères et veines; os. Affections dés cica-
res de da tête, Bessures de In faco. — Nez, — Mâchoires. du rachis et de da moelle épinière, du éou. Blessures du thorax. Blessures de l'abdomen, du bassin et des
es pathologiques ou à des infirmités que nous allons ae * : Cette partie de l'histoire des blessures de guerre a été étudiée yeren (1), par Hutin (2), et par D. J. Larrey (3). Les deux prechirurgiens se sont particulièrement occupés de l'anatomie palho= des cicatrices; le second, des effets consécutifs des lésions trausur lesquels s’est également portée l'attention de ses successeurs. tes éloignées des blessures peuvent être étudiées dans les différents ins les différents organes de l'économie, ces. — Peau. — Lorsque lé tégument externe a été divisé où ilse répare au moyen d'une production organique nouvelle, qui a. Etui le nom de cicatrice et dont nous avons fait connaître le développement. #s cicatrices de la peau varient d'aspect et de forme, suivant l'époque elle on les examine, suivant le mode de cicatrisation des plaies, suibäture dé l'agent vulnérant qui a produit les solutions de continuité. Icatrices cutanées récentes se présentent sous la forme d'une pellirougeâtre et fragile, toujours moins étendue que les pertes de
qpiren, Leçons orales de cl chirurgicale, 1, VE, p. 446. Anatomie pathologique pee Les différents ds dissus (Méféodémie dé métrane, P Paris, 1855, t. XIX, p. WU
Harrey, Clinique chirurgicale, À NY.
Ne
linéaire où légèrement elliptique. Si né pt ou ae Ü plus grande que celle de son double tranchant, each Ge PRET obtus à été immergé dans la plaie, la cicatrice se termine végue
hi Len pointe du côté de la plaie qui a Eté atteint par le tranchant;
elle est plus ou moins large et irrégulière du côté de la plie quinétéen
a “avec le dos de l'arme. Les cicatrices des plaies faites par les armes chantes agissant parallèlement à la surface des parties sont linéaires, elles n'ont pas une grande étendue ; dans les ae
3 ent une ellipse plus ou moins allongée,
Les cicatrices de coups de feu simples sont babitoslenentue AS
ai La cicatrice de l'ouverture d'entrée des balles sphériques est,
it du temps, ronde ou légèrement elliptique ; elle est mince, un idée, et se froisse facilement sous le doigt ; quelquefois elle est au
je niveau que les téguments voisins ; d'autres fois elle est un peu dé-
, et le doigt qui la touche semble pénétrer dans une sorte d'in-
m constitué par la perte de substance des tissus sous-jacents. |
ce de la plaie de sortie du projectile a des caractères moins tran-
Île est souvent irrégulière et rayonnée ; elle est moins ténue, rare-
vimée, et présente moins souvent la seusation d'une perte de
ce sous-tégumentaire. Les cicatrices résultint des plaies par les oblongues sont en général moins régulières, tout en conserranc la } art des caractères que nous venons de signaler.
plaies contuses et les plaies faites par les gros oies de :
u, selon qu'elles sont plus où moins étendues et plus où moins irrégu à
à des cicatrices rayonnées, froncées, et à surface plus ou moins
La gangrène, la pourriture d'hôpital et certaines plaies ulcéreuses
nt accompagnées de perte de substance, sont souvent suivies de cica=
difformes et étendues.
ren a signalé (4) les nonibreuses variétés de cicatrices qui succè-
t aux brûlures, et sur lesquelles la profondeur à laquelle les tissus :
ox ont été détruits exerce une influence marquée. La brûlure du
degré ne laisse pas de trace. La brûlure chronique, cependant, formes de brûlure au premier degré, donne lieu à fa flétrissure,
< ou aux marbrures de la peau. La brûlure du deuxième dene laisse d'autres traces qu'une rougeur plus où moins prononcée de
, qui se dissipe, en général, du douzième au trentièine jour, lors=
a pas de suppuration après l'écoulement de la sérosité des phlye=
Quand la suppuration à eu lieu et a duré un certain temps, la peau
ET
A) bupuytren, Lecons de clinique chirurgicale, t. N, p. 565 et suiv.
à GICATRICES, — relehe ass :
uvent recouvertes d’une sorte | Lensals eee ei A ME par desquamation. Lorsque leur formation date d'un certain elles sont sèches, très-peu sensibles et habituellement dépourvues. oils : on voit cependant quelquefois sur des cicatrices très-superfidus poils longs, très-gréles, et toujours décolorés. La destruction, ou de l'appareil pigæentaire et des bulbes pileux, donnent la rai-
ces phénomènes.
“cicatrices résultant de brûlures par la poudre à canon et les parties avoisinent, sont souvent colorées par des points bleuâtres qui res- ” à un tatouage et résultent de la présence de grains de poudre risonnés dans les tissus. Cette coloration ponctuée est indélébile; qu'elle perde quelquefois un peu de son intensité, elle persiste pentoute la durée de la vie du sujet, Hutin a appelé l'attention sur cétte tatouage (1), et a signalé le transport et l'arrêt dans les ganglions d'unepetite quantité des matières colorantes. \ cicatrices sont rarement doublées de graisse, ce qui leur donne nt l'aspect déprimé ; lorsqu'elles sont anciennes, elles sont très-peu | és « on rencontre cependant quelquefois des cicatrices qui ne t jomais et présentent un réseau de vaisseaux capillaires très-dèvez É ; enfin les cicatrices sont très-hygrométriques, et malgré leur in= msibilité habituelle, elles déterminent quelquefois de vives douleurs, les temps humides. n ue la peau seule à été intéressée, les cicatrices sont libres et mobins les cas de plaies profondes, des adhérences temporaires ou défis blissent entre les cicatrices et les tissus sous-jacents ; lorsque D a s'est étendue jusqu'aux os, les cicatrices sont le plus souvent entes, très-déprimées, et sont recouvertes quelquefois de quantités de poussière et de débris d'épiderme. 1 (2) et EF, Hutin (3) ont signalé l'existence de cicatrices cutatées w'ont pas été précédées de plaies extérieures; la peau violemment ou comprimée par nue tumeur, peut céder et éprouver des éroface profonde, tandis que sa face superficielle reste intacte. \ ses cas, la peau amincie, privée de ses vaisseaux, se déprime sous la ne tache blanche, et contracte d'intimes adhérences avec le tissu sous-jacent. Les vergetures blanchâtres que l'on observe sur €
CD
Hutin, Mémoire sur les tatouages. Paris, 1853, in-8e. « , Dictionnaire de médecine en 30 vol. Paris, seen t. VIL.
Anatomie pathologique des cicatrices dans les différents tireux l'Académie de méterine, Paris, 4865, t, XIX),
Hiésû cELLOtAmMS:-—MoscrsS 0 | PM ED
, aux muscles et aux os par l'intermédiaire du tissu réparateur, ien ONE a nes se RS SSS
1 De le tisna callaire à é£ écalit jar lionamuitn) UT dur, inextensible, rétracté, solidifié, pour ainsi dire, et comme faisant, les parties s0u8-focentes et avec la peau qui a perdu sa mobilité. qu'après une longue période qu'il reprend ses caractères normaux et le rétablissement du jeu des organes. Sa rétraction, où mieux. “action, est quelquefois permanente ; elle provoque alors des difforés irrémédiables, la flexion ou l'extension persistantes des articulations, ition des fonctions physiologiques des parties. cles, — La continuité des muscles divisés se rétablit par un tissu qui se confond avec celui du tissu cellulaire, mais qui ne disjamais complétement. Le tissu inodulaire s'interpose entre la section musculaires maintenues écartées par la rétractilité dont elles et donnedieu à use dépression plus oy moins considérable, suiil a plus ou moins de largeur ; il présente alors, dans la continuité du muscle, la même apparence que les intersections tendineuses des mus- U les droits de l'abdomen.
extrémités d'un muscle divisé, quand elles ne sont pas mises en ct, peuvent se cicatriser isolément et donner lieu, sous la peau, à la de reliefs séparés par une dépression plus où moins marquée. < ns de l'organe sont alors plus ou moins compromises, non-seuleed le défaut de de continuité des fibres musculaires, mais encore par it, l'atrophie et la transformation graisseuse qui s'en enpini sécntivement à l'immobilité forcée. LA, A Die de violentes contusions, de plaies contuses et d'infarnmations D s, les muscles contractent quelquefois des adhérences avec les voisines, muscles, aponévroses, os, ou avec leurs propres gaînes. transversalement où détruits dans la totalité ou dans une partie de. : ume, ils peuvent prendre des insertions nouvelles par leurs extré= ‘es, se souder aux os, et déterminer des ankyloses, des déforet des perturbations fonctionnelles plus où moins marquées. Nous it représenter (p. 461, fig. 68) Favant-bras d'un ancien militaire ut dans les guerres du premier empire un violent coup de sabre dé haut en bas et de dedans en dehors, un peu au-dessous de la ie moyenne de la face dorsale du membre. Les muscles des régions suciélle et profonde, radiale et cubitale, furent coupés, ainsi que les os! ns Loute leur épaisseur : le membre n'était plus retenu que pat les par= les molles des plans antérieurs. Pendant quarante ans le blessé se servit
AA mme pre ni ss et l'on remédie à leurs incouvénients par des bandages lacés en où en tissu élastique, qui suppléent aux fonctions contentives des
Quand la destruction des aponévroses a eu lieu dans une grande étenles cicatrices qui en résultent sont toujours déprimées, plus ou moins hérentes, eu peuvent, selon leur étendue, apporter de la gène dans ion des fonctions.
15, — Les tendons partiellement divisés se cicatrisent et présentôt nne échancrure en rapport avec l'étendue de la division, tantôt neur Gbroïde daus le lieu qu'occupait la solation de continuité. Des ‘établissent entre le tendon et sa gaine ou les parties voisines istent quelquefois et entravent la mobilité du tendon ; d'autres diparsent et le tendon redevient libre Lorsqu'un tendon a té tement divisé en travers, sa cicatrisation diffère, suivant que ses imités ont été maintenues rapprochées ou sont restées écartées, suivant é la plaie est sous-cotanée où qu'elle est exposée au contact de l'air ou k es, Nous ne parlerons pas ici des plaies sous-culanées des léendons . par le chirorgien dans un but thérapeutique, et nous ne nous vécu us que des ruptures tendineuses, ruptures tendineuses se réparent par première intention, si le conextrémités du tendon est parfaitement exact; dans le cas contraire, comblent par l'intermédiaire d'une matière plastique qui forme un is dont la disparition se fait attendre plus où moins longtemps et longue, présente toutes les apparences d'ane portion nouvelle de
ées par la position ou la suture, les extrémités d'un tendon à l'air peuvent se réonir régulièrement bout à bout; quand n'est pas exact, le nodus formé par le tissu fibroïde est ble et persiste plus longtemps. < d les tendons sont blessés au voisinage de leur implantation sur les s'ossifient quelquefois dans une certaine étendue, à partir de leur. eut arriver que les tendons complétement ou incomplétement divisés, Wactent des adhérences indestructibles avec les parties voisines, et par- f Lavec les os sur lesquels ils glissent, quand ceux-ci ont été ns compris dans le cal sont alors soudés aux os d'une ma=
, = Soudure du tendon du long fléchisseur commun des orteils, avec Le tibia fracluré par une balle, (Collection de F. Hutin.)
ltrès-appréciable : dès que la contraction musculaire cesse, les tendons
nent à leur situation première, "fs: — Jusqu'à la fin du siècle dernier, on pensait que la cicatrice qui es deux bouts d'un nerf divisé était composée d’un tissu analogue à celui toutes les autres parties molles de l'économie. Cruiskhank (1), ,en1776, parla de la reproduction des nerfs. Admise par les uns, autres, la régénération des nerfs fut établie par les expériences eck (2) qui répéta toutes celles de ses devanciers. Postérieure- Esperinents on the nerves on their reproduction (Medical facts AGE D nrieth énauguralis physiologiea de nervorn Berolini, 1838,
Ancôumer — 2 édit. ‘ 4
W NET >| suile des coups de feu qui donnent lieu à une si p
à la formation d'an tissu cicatriciel considérable,
selles ont quelquefois une extrême moyens employés: elles s'éteignent à la longue plutôt qu'elles ne i ec persistent quelquefois pendant la vie entière. Denmark (4) à
l'observation d'un soldat qui, à la suite d'un coup de feu au voi pli du bras, éprouva, aussitôt après la cicatrisation de cette bless douleurs intolérables persistant le jour et la nuit, s'étendant du des doigts, sauf de l'annulaire et du petit doigt, à tout le bras juscicatrice. Al fallut recourir à l'amputation du bras, À la dissection on trouva le nerf radial doublé de volume, contracté suivant ueur et renfermant dans ses filets postérieurs nn petit fragment. qui y adhérait intimement, et qui s'était sans doute détaché de » quand ce projectile contourna l'humérus, a douleur persistant à la suite de la lésion des nerfs a reçu le nou de ysie de la sensibilité et du mouvement, ou de l'une de ces deux ct isolément, succède habituellement à la section complète d'un
et, ainsi qe nous l'avons dit, peut n'être que temporaire, ou per