‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 4 sur 40 · BLESSURES PAR ARMES A FEU · texte numérisé non relu

BLESSURES PAR ARMES A FEU

tuellement extraites sans difficulté; cependant elles adhèrent souvent aux

os et exigent, pour être détachées, un certain effort de traction. 5 Ce que nous venons de dire s'applique aussi bien aux projectiles qu'à

tous les corps étrangers accidentellement rencontrés par eux et entrainés

dans la profondeur des parties : ces derniers, néanmoins, en raison de-

leur forme et de leur volume très-variables et tout à fait imprévus, peuvent offrir plus de difficultés à l'extraction que les projectiles réguliers ayant conservé ou perdu leur forme primitive.

Le volume des projectiles de calibre supérieur aux balles, et celui des ‘

éclats de projectiles creux que l'on rencontre dans les parties, est quelquefois tellement considérable qu'on en demeure fort surpris; la surprise s'accroît encore, quand on voit des boulets de petit volume et des fragments de projectiles creux, pesant plusieurs kilogrammes, échapper aux premières explorations des chirurgiens. L'extraction de ces corps étrangers volumineux ne saurait comporter de règles fixes : elle est en général facile; dans le cas contraire, les ressources pratiques et inventives du chirurgien doivent ÿ pourvoir.

Les projectiles ou les corps étrangers pénétrant dans les cavités et y restant engagés sont une des complications les plus graves des coups de feu. Leur recherche et leur extraction commaudent les plus grandes précautions en raison de l'importance des organes que ces cavités reuferment :

les procédés spéciaux qu’elles réclament nous engagent à nous en occuper *

en traitant des lésions particulières à chacune des régions du corps.

Les balles ct les corps étrangers peuvent pénétrer dans les os et y rester logés sans en rompre la continuité. Leur extraction présente toujours des difficultés, et quelquefois des obstacles insurmontables. Les balles

pénètrent dans les os à une profondeur variable; les balles sphériques LS A

restent fixées, en général, que lorsqu'elles y ont engagé la majeure partie de leur volume. Œlles peuvent encore rester enclavées entre deux os peu distants l'un de l'autre, comme les os du métacarpe el du métatarse, les os de l'avant-bras et de la jambe vers leurs extrémités,

Elles demeurent fixées solidement dans le tissu compacte de la surface de l'os, ou engagées plus ou moins étroitement dans le fond d’un canal

qu'elles se sont creusé dans la substance spongieuse. Dans le premier cas, :

leur solide implantation résiste à l'action. des pinces tire -balles, insuffisantes

pour les ébranler; les balles sphériques, en particulier, se présentent dans |

des conditions qui ne permettent pas de les saisir, et font glisser les mors de la pince sur leur surface. Dans le second cas, les pinces tire-balles demeurent encore impuissantes : la dimension de l'ouverture faite à la

lame compacte de l'os, est souvent moindre que celle du canal creusé dass .

tétsence du projectile et d'en faire l'extraction. Très-fréquernment, au di siner des aboès, le corps étranger ne fait que s'opposer à la cicatri=

te de la plaie, qui se rétrécit considérablement et se con AT fistuleux allant du corps étranger aux léguments, ne se ferjamais et fournissant une quantité plus ou moins considérable de pus. \ fois encore, la plaie se ferme complétement et le blessé peut se croire guèri : mais une légère inflammation survient, la plaie se rouvre pour laisser échapper

reproduire très-souvent, jusqu’à soit extrait où expulsé, on jusqu'à ce qu'il ait imp droit de domicile dans les Al est quelquefois arrivé, même à des chirurgiens attentifs et 1ès, de se tromper sur la nature d’une tumeur profondément ou supé Teiment située, de l'attribuer à la présence d'un corps étranger et Ales incisions et des dilatations pour en pratiquer l'extraction. Afiu de a'agir qu'avec certitude, il convient d'avoir toujours ces faits ! et de se rappeler que des noyaux de tissus, indarés par l'infammation eu donnent uon-seulement au toucher inunédiat, par leur mob Jité ou leur forme globuleuse, mais encore à l'exploration avec le st: Aa sonde, par Le frottement qu'ilsevercent sur ces instruments, La de corps étrangers ou de projectiles. L L'extraction des carps étrangers ilepois longtemps arrêtés dans a amie, n'est pas toujours aussi facile que lcar extraction immédiate. Dans Îe parties molles profondes et sous la peau, ils sont, comme nous eaveloppés d'un kyste plus ou moins solidement organisé, de ti

pose, Daus les us, où mème au voisinage des os fratturés, ils

d'une loge osseuse plus où moins épaisse et solide, qu'il faut

truire pour les rendre accessibles. Les plaies qui résultent de ces ions ne se ferment pas immédistemeut et suppareot pendant un lemps 258 prolongé, jusqu'à ve que les paris da kyste où de La loge soient

véritalle altération : 69 troute entre lee aspérités de celles qui ont nr de pe où deb inc le D nneenmme phosphaté

a eee mon à eut habituellement.

come les balles en plomb : ils s'oxydent et s'altèrent cependant plus feis

ee et sur le cuivre, d tet ; Le bois ne subit aucune altération, sinon une imbibition assez considé + rable qui le fait augmenter de volame suivant qu'il est plus ou moins pos veux : il coutracte quelquefois, dans les parties en suppuration, une 0 infecte et repoussante.

Les tissus des vétenrents ne se désagrégent pas: on retrouve, après À D mn de lier dune l'énemis, de Vans le Ba de SR laine et de soie imprégués de sanie où de pus, ayant plus où moins perdu leur couleur première, mais conservant toujours leur solidité + le drap ga rance des pantalons de nos soldats et le drap gris de leurs capotes

a) Ladran. Treë de pénis d'armes à Jon Paris 4700, pe 22 1 (2) D. 3. Larrey, Mémoires sur les amputations des membres à la Eoups de feu, Paris, 1797, p. 2.

4 (3) Morand, Mémoires de l'Académée de chirurgie, Paris, 1819, t. U, pe » ie

“assez grand nombre de bandes, afin d'avoir immédiatement sous la main le moyen d'arrêter une hémorrhagie, sons avoir recours aux sacs el aux museutes d'ambulonce portés par les infirmiers qui les accompagnent. Les sol. dais de la plupart des armées étrangères ont dans leur sac un peu de linge ét quelques bandes propres à faire un premier pansement, et un certain \ - nombre d'entre eux sont spécialement exercés à faire des compressions artérielles, Tout lien, tout corps dur peut servir à confectionner un com presseur : un mouchoir, une cravate, une corde, une courroie de l'équipe-

ment militaire, certains menus objets que porte tonjours le soldat, un

morceau de bois, un caillou où une pierre entourés de linge, pruvent être. transformés en garrot par un chirurgien ingénieux. La flexion forcée, arrê= tant Ja circulation dans certaines régions des membres, peut être mise 60 usage, à défaut d'autre moyen.

Ces hémorrhagies, comme les hémorrhagies en général, s'arrêtent spontanément et par le même mécanisme, auquel il faut pout-£tre ajouter, dans certaines circonstances, la présence du projectile dans la plaie, de © étrangers où de portions de vêtements offrant un point d'appui aux eail et favorisant leur formation.

Lorsqu'une hémorrhagie s'est arrêtée spontanément, elle peut ne plus reparaître; néanmoins, le chirurgien doit prendre la précaution à quer lâchement entre le cœur et la plaie un tourniquet où un garrot est mis immédiatement en action, si l'hémorrhagje se reproduit, et fi placer le blessé dans un endroit où il peut être constamment survéill et immédiatement secouru. Lorsque l'hémorrhagie a été suspendue une compression au moment même de l'accident, et que l'appareil est core en place, celui-ci doit être respecté et n'être enlevé que lo détermine des douleurs vives ou qu'il menace de provoquer des Si l'on est obligé d'enlever l'appareil et que l’hémorrhagie ne se rep pas, on se conduit comme pour le cas où l'hémorrhagie s'est arrdtée tanément* on place un lourniquet où un garrot d'attente, et on 0b blessé avec sollicitude, Si l'hémorrhagie se reproduit aussitôt qu'on ên l'appareil, on procède à la double ligature du vaisseau, portée l’une dessus, l'autre au-dessons de sa division, dans la plaie même.

On se conforme, pour les soins ultérieurs, aux règles que nous exposées à l'article des plaies par instruments tranchants compliq

Fe crime, où de CrEEn étendues et comminutives des membres ‘inférieurs, que dans toute autre circonstance, Les auteurs classiques nous paraïésent donc avoir beaucoup exagéré la fréquence de la stupeur locale À et de a stupeur générale, en présentant ces accidents comme une compli- À cation presque inévitable des plaies par armes à feu, et surtout des plaies w de feu, La description et le traitement de la commotion et de la pen donnés dans les chapitres qui traitent des contusions et contusès, et des blessures par les gros projectiles. * m dés nerfs. — Des plexus ou des cordons nerveux volumineux souvent atteints par les petits projectiles : ils peuvent être divisés | complétement ou incomplétement, dilacérés daus une assez grande étendue ou subir une perte de substance plus ou moins considérable. Cette complication des coups de feu est toujours accompagnée de dou= leur : la douleur est moins vise dans la division complète que dans la divi= | sion incomplète dés nerfs; mais, quoi qu'on en ait dit, elle est souvent immédiatement très-intense. Les blessures des nerf par coups de feu favo= visent l'engorgement des parties, l'apparition de la stupeur locale 6 gén nérale et le développement da tétanos; elles ont surtout pour principal m . caractère la persistance et la ténacité des accidents immédiats, c’est-à-dire . déla paralysie et des douleurs, Celle particularité nous engage à réportél . à l'histoire des suites éloignées des blessures par armes de guerre, ls” considérations qui se rattachent aux accidents et au traitement des lésion des nerfs. « Lésion des os. — Une des complications les plus fréquentes des coups: de feu consiste dans la lésion des os. Les projectiles peuvent attéindre les os du squelette; ils y déterminent un grand nombre de lésions, dep la simple contusion jusqu'au broiement complet, et ils agissent différer ment suivant qu'ils frappent des os courts, des os longs, des os plats, les 08 spongicux ou des os à texture compacte.

Les extrémités des os longs et les os courts, formés de lissu spongi selaissent pénétrer plus facilement par les balles que les os ns subissent une sorte d'écrasement. Ils présentent tantôt une simple dépres=| sion, un enfoncement complet de la table externe restée en place, tantôts des sillons plas où mains superficiels ou profonds; tantôt ils sont pénétré à une certaine profondeur par le projectile restant enclavé, lantôt ils son perfurés d'outre en outre et creusés comme d'un canal. Dans les fractul

€ QE RP hane © NS à 5 oi nr Es ÉxrSie et des surfaces planes séparées par des arêtes; celle dispo donne souvent lieu à la déviation et à la division des balles.

< … Dans toutes les fractures par coup de feu accompagnées d'esquilles, que . ces fractures affectent des os courts, des os plats ou des os longs, il existe

- dés esquilles libres et des esquilles adhérentes. Les premières, tout à fait détachées de l'os et immédiatement privées de vie, sont quelquefois entrainées à l'extérieur par le projectile continuant son trajet : plus souvent, elles sont enfoncées dans les chaies dans la direction de la balle, ou simplement déplacées au milieu du foyer de la fracture, Ces esquilles ont des bords tranchants et à cassure nette, des angles à vive-arête, des surfaces unies. |

PDupaytren (1) les a parfaitement comparées à des morcéaux de porcelaine brisée, et les a qualifiées de primitives. Les esquilles adhérentes ou secon— ; datres restent en place où flottent quelquefois daus le foyer même de la fracture, retenues par les parties molles, les tissus fibreux où des lambeaux M de périoste, Dans le plus grand nombre des cas, elles finissent par se séparer M dés adhérences qui les retiennent aux parties voisines et devieunent libres M comme les premières; elles présentent les mêines caractères physiques, sauf quelques traces du travail de physiologie pathologique qui les a élimi= nées. Les fentes, les félures, les fissures des os se rencontrant sous des | angles et à des profondeurs diverses, la contusion, la dépression et l'enfon= 1 cement des os circonscrivent soit immédiatement, soit médiatement des M esquilles où des portions d'os qui, adhérentes, restées en place et immobiles, peuvent quelquefois continuer à vivre, mais qui, le plus souvent, sont conséculivement frappées de mort et éliminées à la manière des sé questres , avec lesquels elles ont les plus grands points de ressemblances physique : ce sont les esquilles tertiaires.

Nous avons dit, à propos de la déviation, de la division et de la défors mation des projectiles, que les os sont la cause principale de ces phéno mènes, observés aussi bien sur les balles sphériques que sur les balles” oblongues. La plupart des chirurgiens, qui ont pris part aux dernières, guerres, ont remarqué que les fractures faîtes par les balles oblongues,. sont plus graves que celles qui sont déterminées par les balles rondesÿ, nous sommes aussi de cet avis, et nous nous sommes déjà expliqué surda différence d'action de ces deux sortes de projectiles. On à voulu attribuer à la forme conique des nouvelles balles, au mouvement de vrille dont elles sont animées, leur force plus grande de pénétration dans les os; ce n'est

(1) Dupuytren, Leçons orales de clinique chirurgicale, À. V, p. 566,

Les accidents consécutifs ou à redouter dans les plaies par armes à feu | sont d'autant plus à craindre-que les complications des plaies ont été us — sérieuses, Néanmoins celte proposition n’est vraie que dans une certaine. mesure, car les accidents consécutifs peuvent naître dans les plaies les moins compliquées, comme le prouvent de nombreux exemples. Ilest une

circonstance de laquelle il faut tenir grand compte dans l'appréciation

effets des coups de fou et des accidents ultérieurs qu'ils peurent provo=. quer, c'est non-seulement le tempérament du blessé, mais encore embonpoint et le volume des parties atteintes, Chez Le sujet liquides organiques abondants, les congestions sont plus considét "plus profondes ; la tuméfaction plus grande; l’étranglement, les sv “ions et la gangrène plus à redouter : il faut alors redoubler de considérer les débridements comme plus nécessaires, et les pratiquer une plus grande étendue que chez les sujets de constitution moyenne - ou maigres et épuisés. La disposition morale des blessés, aussi bien que leur état de santé même; les conditions actuelles auxquelles ils son soumis et les conditions précédentes qu'ils ont traversées, aussi bieniqu les constilutions médicales régnantes, doivent être prises en sérieuse Inflammation. — Quelque simple que soit une plaie par arme bfet aussi rationnellement qu'elle soit traitée, l'inflammation et ses suites est de tous les accidents à redouter le plus fréquent. Cependant l'inflammas tion se rencontre d'ordinaire dans les plaies compliquées, dans celles oi le gonflement immédiat qui accompagne la blessure et qui se produit l'extravasation des liquides est considérable ; où la commotion et last

les bords tumélés et comme œdématiés se renversent ; suppression de Ia, suppuration ou de | l'écoulement des Tiquides; frissons, anorexié, ot souvent envies de vomir et vomissements, Localisée aux environs de la ple

cette affection n'a rien de sérieux et n'a d'autre inconvénient que d'em retarder la cicatrisation. Mais souvent elle s'étend à toute une région ou à! Ja totalité d’un membre, et détermine l'accroissement de la fièvre et des autres symptômes généraux, Dans ces circonstances, l'érysipèle donne sou: vent lieu à des hémorrhagies capillaires consécutives, provoquées pa l'aflux du sang dans les parties et par l'accélération fébrile de la circula

Le (Petites Lloret de l'érssipèle consiste dans l'application d'un corps grassur les parties pour réndre leur tension moins douloureuse, et dani des fomentations au moyen de compresses imbibées de décoctions tièd de fleurs de sureau ou d'herbes émollientes. Le traitement général doit surtout avoir pour base l'administration des vomitifs plusieurs fois répétées des laxatifs et des purgatifs; il est rare qu'on se trouve bien des saign générales, de même que de l'emploi local des sangsues, à moins quel sipèle ne siège à In face et aux tégaments du crâne.

“Quel que soit, du reste,-le traitement employé, l'érysipèle parcourt place toutes ses périodes, avec plus où moins d'intensité, et dure tuellement trois où quatre jours ; il n'est véritablement modifié que l'intensité des phénomènes généraux qu'il détermine et dans sa tendances l'extension et à la récidive. Isolé et localisé, il n'est pas essentiell grave; mais, lorsqu'il se montre épidémiquement, lorsqu'il récidi place, comme on le voit fréquemment, lorsqu'il devient arnbulant, et du lieu primitivement affecté il passe d'une partie à l'autré du corps! n parcourant de la tête aux pieds, il épuise graduellement les maladi amène fréquemment une terminaison funeste. Dans ces cas, en Lemps que les moyens généraux précédemment indiqués, on em comme traitement local les vésicatoires volants appliqués au centre mêr de l'érysipèle, on promène sur les limites de l'affection un crayon<den d'argent humecté d'eau, on pose quelques sangsues sur les parties! et près des bords de l'érysipèle, on recouvre la surface érysipélateuse d'une couche de collodion ; on peut, à l'exemple de D. J. Larrey, recourir à M plication de pointes de feu, elc., etc, De tous les moyens de lraiten

Au lieu de s'étendre à une grande distance de la plaie, l'inflammatic à ‘ifuse sous-cutanée se borne quelquefuis à son voisinage ; le danger, d ces circonstances, est braucoup moins grand et peut être facilement co: juré par une incision en croix faite sur la plaie elle-même.

Phlegmon cireonscrit. — Lorsque l'infammation superficielle s'empare des plaies d'armes à feu, elle peut donner lieu à un phlegmon circon caractérisé par l'apparition de la douleur locale, par un suintement sang

it de la blessure, au lieu de pus louable, par la

frissons. La rétrocession de ces accidents peut être obtenue par l'ablatio des causes directes d’inflammation que nous avons signalées ; le parcours normal de leurs périodes n'offre pas une grande gravité et se limite di que la suppuration s'est formée et a Eté évacuée.

. — Mais lorsque l'inflammation envahit les plaies d'arn à feu qui intéressent des parties alternativement composées de plans apo névrotiques et de tissus celluleux et vasculaires, elle détermine fréquen ment l’étranglement. Cet accident, ainsi que nous l'avons dit, dans la réaction réciproque qu'exercent les uns sur les autres les tisst mous considérablement augmentés de volume, et les aponévroses s'op sant à leur développement.

L'étranglement se montre généralement à l'époque où la réaction Lræ aille à éliminer les parties frappées de mort ou les corps étrangers, eb moment où la suppuration est à la veille de s'établir : il peut se m encore à des périodes plus reculées, et à l'occasion de toutes" les l sont susceptibles de déterminer l'inflammation des plaies profondes. =

Les symptômes locaux de l'étranglement consistent dans une rou peu vive de la peau qui, quelquefois, ne change pas de couleur des parties n'est pas beaucoup augmentée, et ne présente pas 4 inflammations franches. Gependant, les parties sont plus où moins 4 fées; elles le sont d'autant moins que l'étranglement est plus elles sont tendues, rénitentes, et, au-dessous de l'œdème dont elles sont: siêge, elles présentent une résistance ligneuse. La douleur est intense} P salive, continue, el avec des exacerbations pendant lesquelles elle devient pongitive et excessivement aiguë, À

Les phénomènes généraux ne sont pas moins graves : une fièvre dé plus vives s'allume et présente, comme la douleur, des redoublement.

suppurations p

Re por tm vais restent alors Li tes et ne présentent pas d'autres caractères que ceux des abcès p ment situés, Lorsqu'elles se disséminent, et c'est le cs le plus f elles se comportent tout d'abord comme daas les phiegmons difus,! et tard, suivant les plans aponévrotiques, les loges musculaires ou les dés tendons, isolent les organes qu'elles baignent, produisent de vastes d æollements et cheminent ainsi jusqu'à des distances plus où moins élo gnées de leur point de départ. 4 Fusées purulentes. — Alors est constitué cetaccident auquel on a donn: Je nom de fusées purulentes : c'est dans la gaine des muscles, entre des

plans aponérroliques résistants, dans les couches épaisses de lissu cellulai de long du trajet des vaisseaux, des nerfs et des tendons qu'on les rencon: tre. Les fusées purulentes ont heureusement plus de tendance à se p ? vers l'extérieur que vers les cavités; elles sont simples ou multiples, | senténtun trajet plus ou moins large, étroit, direct ou. toriueux, font con amuaiquer une où plusieurs collections de liquide, donnent lieu à tous li accidents que peut comporter l'anatomie chirurgicale des parties all et souvent même déjouent les prévisions que lc diagnostic, basé aol

maissance exacte de l'anatomie, avait pu concevoir. La fonte gan

des parties étranglées est une des principales causes des er les parties, fibreuses, frappées de mort plus tardivement que. les p : molles, servent de plan conducteur à l'inflammation développée sous | Mluence du travail de l'élimination et de la suppuration. A la suite des: PF. purations profondes et des fusées: purulentes, persistent souvent pe | longtemps des décollements et des clapiers nés de la fonte du tissu. daire et des organes, lorsque le pus s'est fait jour à l'extérieur. L'imp lité de mettre en contact les parois de ces cavités s'oppose à l n le ! parties profondes avec les parties superficielles, et à la cicatrisation : résulte des plaies et des trajets fistuleux de longue durée, d'où s'êc

| pus abondant etséreux, ou un liquide sanieux, Cet état de choses est, | = plus propres à faire naître l'infection putride et le marasme, 0 , Traitement, — Le traitement de l'inflammation et de ses suites doit | envisagé à un double point de vue : le premier, celui des moyens prévenir l'inflammation; le second, celai des moyens propres à le battre lorsqu'elle est déclarée. ‘ Nous avons déjà dit, daus l'exposé des premières indications réclamées

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ont pour ciel” € PER PEUR

poussé jusqu'au fond de la plaie, comme déjà nous l'avons expliqué à pos du débridement, et coupe toutes les parties d'un côté, en donnar à l'incision la même étendue que superficiellement : tourné

‘ensuite du cûté directement opposé, il procède à une incision analogues Dans le second cas, ou bien on incise les tissus couches par couches, en allant des parties superficielles aux parties profondes, jusqu'à ce que l'on soit arrivé dans le foyer même de l'inflammation, et que l'on ait dépassé profondeur de l'étranglement ; ou bien, plongeant perpendiculairement 1e

- bistouri eu le faisant parvenir d'un seul coup aux limites précédentes, on complète l'incision en lui donnant, dans tous les cas, la même étendue dans la profondeur des parties qu'à la superficie.

Les parties molles doivent être incisées parallèlement à la direction muscles, des vaisseaux et des nerfs; les aponévroses, incisées tout d'ab dans le même sens, le sont encore isolément dans une direction perpen

- diculaire à leurs fibres et dans une étendue suffisante pour empècher leur rapprochement longitudinal ne donne lieu à une nouvelle et prochaîne. série d'accidents. On doit observer ici les mêmes règles de prudence, au point de vue de là I6sion des vaisseaux et des nerfs, de l'étendue à donne aux incisious et des parties importantes à ménager, que celles que nous avons indiquées pour le débridement immédiat; mais il est bon d'être prévenu que, dans les parties tuméfiées et bridées par des aponévrases, les. incisions paraissent toujours plus considérables qu'elles ne le sont en réalité, et qu'en voulant éviter l’exagération, on n'arrive quelquefois qu'à l'in fisance des moyens employés,

L'incision ou les incisions étant faites, le chirurgien explore le traje le fond de la plaie primitive, recherche si elle ne recèle pas quelque co étranger dont la présence a pa donner lieu aux accidents, et, s'il ÿ a en pratique l'extraction. Les incisions sont laissées béantes, proté un linge troué enduit de cérat, et recouvertes de fomentations d'eau pour favoriser l'écoulement du sang. Non-seulement les larges ét profom incisions réussissent mieux, dans les cas qui nous occupent, que les. gnées locales et générales, mais elles ont sur elles l'avantage d beaucoup moins les blessés, de provoquer une perte de sang moins | dame mais plus directe, et d'être toujours à la disposition du chirurgiens tandis que l'état général des malades peut contre-indiquer la saignée, et, que les sangsues peuvent manquer soit en nombre, soit absolumer chirurgien en campagac. Quand les incisions sont faites dans une

… Dansnos dernières guerres, ni la glace, ni lesirrigations continues d'e froide n'ont été employées, sinon d’une manière exceptionnelle. . L ‘d Pour nous, nous avons cherché à en apprécier la valeur: … usage étendu, el nous avons reconnu, comme la plupart des 4 l'admettent aujourd'hui, que leur application réussit mieux aux n supérieurs qu'aux membres inférieurs, et que le coude, d'une part, | genou, de l'aatre, sont les limites au delà desquelles elles ne doivent pas. Néanmoins, le nombre de nos insuccès, beaucoup | … dérable que celui de nos succès, n'a pas tardé à nous les £ donner, et nous avons pu apprécier la justesse des reproches qui | its par leurs adversaires.

| Quant aux irrigations continues d'eau liède que l'on a voulu s: aux irrigations d'eau froide, n'ayant pas, sur ce traitement, une personnelle qui nous permette de donner une opinion motivée, no bornerons à dire qu'elles nous semblent d’une application plus encore que les irrigations froides et peu praticables à l'armée. Lorsque l'étranglement s'est terminé par suppuration où par gangr des parties profondes, il faut pratiquer des incisions pour don: pus, aux liquides sanieux dont les tissus sont imbibés et aux es pressions modérées et convenablement dirigées favorisent la liquides et des parties mortifées ; ces dernières ne sont pas toujour plétement détachées et doivent être séparées par le chirurgien et comme de véritables corps étrangers, Dans les cas de suppuralion, sions sont maintenues ouvertes, et le malade est placé dans la post plus favorable à l'écoulement du pus.

premier “Es; on pet rétenir le pus en fermant l'ouverture du foy que l'on incise ensuite comme un abcès ordinaire, Dans le sécond, sonde cannelée ou une sonde de femme est introduite par obrertire 4 clapier jusqu'à son extrémité, soulève légèrement les parties et sert dé guide au bistouri. On peut encore, avec un long trocart cannelé, dont le pointe rentrée dans la canule, pendant son trajet dans le décollement, est rendue dé nouveau saillante en arrivant au fond du clapier, pratiquer 4 dedans en debors, sans crainte de s'égarer, une ponction qui est Wan formée enincision par le bistouri., Mais les trajets sont quelquefois si cons qu'aucun instrument explorateur n'est assez long pour en altcindre le fond; il faut alors, pour parvenir jusqu'à leur extrémité, pra Aiquer suivant leur longueur une série de contre-ouvertures qui serv successivement, les unes après les aotres, à introduire la sonde plus avan jusqu'à ce que l'on arrive au but proposé.

Le trajet des fusées purulentes ouvert à ses deux extrémités plusieurs points de son étendue, doit être lavé par des injections ou légèrement stimulantes : toutes les contre-vuvertures sont 1 ouvertes au moyen de mèches où de tentes engagées assez pro pour x'être pas cntralnées par la suppuration, et assez minces pou mettre l'écoulement du pus.

Les sétuns et les tubes à drainage ont quelquefois rendu sersice dé circonstances, mais à la condition de n'être employés que Que accident inflammatoire a disparu. Dans le cas contraire, ils augmer Vitritation, souvent même ils provoquent le retour des accidents d circonstances où leur emploi semble le mieux indiqué,

Lorsque les fusées purulentes s'accompagnent de pertes d | éprouvées par les issus profonds, les contre-ouvertures d | Î vent fistuleuses, et versent une quantité variable de pus; l'air s

J dans les foyers, et ne tarde pas à allérer les liquides qu'ils séc | compressions judicieusement établies, les injections avec les solutions, nitrate d'argent, de perchlorure de fer, d'iode, d'acide phénique; F4 d'une partie des parois du foyer, leur avivement avec le bistouri, dification par les caustiques de diverse nature sont alors mis en 0 même temps qu'une alimentation réparatrice est libéralement a aux blessés. Quand la suppuration persiste néanmoins, elle est alors en | tenue soit par la présence de corps étrangers, soit par des altérations 0

dont nous nous occuperons ultérieurement, ’

étendue à une grande surface, nina F DD ESA n nes Isle etre ts-fré

êne traumatique est ordinairement humide, Elle nn ten marcher avec une très-grande rapidité : lorsqu'elle atteint une ‘dans une grande | Re ARS dan tés ie P ; rête rarement d'elle-même, fait du jour au lendemain des progrès co rables, et gagne bientôt le trone, * Traitement. — Les saignées locales sur les parties menacées; | quinquina, employés topiquement ; les incisions, les vésicatoires et le ca actuel restent presque toujours sans action contre les progrès du mal, À tation est le seul moyen à lui opposer ; encore n'est-il pas loujours elicacesn Nous avons obteiu des suceès en amputant à la limite entre le mort et 4 Es lou emphysémateux, 11 vaut mieux éviden poter dans des parties saines lorsqu'on peut choisir Le lieu de J'an … Boucher (1) considère que la gangrène non bornée ne doit pas combattu par l'amputation, à moins que la morlification ne soit! à gagner l'endroit au delà duquel on ne peut reculer la section des € encore pense-t-il que celte ressource est 1rès-équireque. Mehée (2) que l’amputation doit être pratiquée dès que la gangrène paraît à lasui d'an coup de feu. Boyer, au contraire (3), et, à son exemple, d’autres: rurgiens, conseillent d'attendre que la nature ait posé Ja ligne dé d tion entre le mort et le vif, pour avoir recours à l'amputation, » expérience de D, J. Larrey (l), confirmée par celle de ses suce sélon nous, définitivement fixé ce point de pratique et démontré Putation faite de bonne heure est le meilleur moyen d'empêcher grène dle faire de nouveaux progrès.

(4) Boucher, Mémoires de d'Acad. de chir,, 4819, t 11 383-216, édit, An Meéhée, Traité des plaies d'armes à feu, Paris, à p. 203. ». » Traité des maladies chirurgicales, À. 4, p. 125. D.J, (Larrey, Clinique chirurgicale, LIU, p. 638,

de mettre en donger la vie des blessés et apparaissant à une époque plus ou. moins éloignée du moment de la blessure. Quoiqu’on ait confondu tontes ces hémorrhagies sous le même titre d'hémorrhagies consécutives, elles peuvent et doivent être désignées sous des noms différents, suivant l'épuquen à laquelle elles apparaissent. I existé des hémorrhagies retardés, d

seconlaires et des hémorrhagies médiates, ; i

Les hémorrhagies retardées ont été rangées à bon droit, par Durs, parmi les hémorrhagies primitives : elles ne sont que le retour très-protm, et comme la continuité de celle qui a eu lieu immédiatement ; où biene apparaissent seulement quelques heures après one blessure qui n'a donné lien à aucun écoulement de sang, Les “hémorrhagies secondaires PRES nent après les hémorrhagies primitives qui n'out été suspendues que p dant un temps plus où moins long, Les hémorrhagies médiates apparais d'emblée assez longtemps après la blessure, sans avoir été précédées d'4 tres hémorchagies, - Les conditions qui donnent naissance aux hémorrhagies retardées la crispation des vaisseaux, la contusion, le froissement des parties n la fraÿeur, la syncope, la commotion ou l stupeur. Si nous continuonsà garder ces hémorrhagies parmi les hémorrhagies consécutives, c'estqu'elle exigent le même traitement.

Les hémorrhagies secondaires peuvent se produire de deux manière suflit, pour le comprendre, de se rappeler le mécanisme par lequel la céssation spontanée des hémorrhagies, c'est-à-dire la formati

caillot aidée de la rétraction des tissus et souvent de la syncope. L'inflame

mation, qui suit tonte blessure par arme à feu, anène dans les tissus

congestion et un gonflément qui semblent expulser les caïllots déjà fi (a et c’est lorsque le gonflement des parties a atteint son summum d'inten

A Acieue des end ‘d'aggraver l'état déjà fâcheux des | C'est surtout 1 ions qu'on Les observe, ou à la sifite de lrges plaies DR En user. des éclats de projectiles creux, plutôt qu'à le feu proprement dits.

hagies véineuses apparaissent très-rarement consécntirement, et d'une violence sur les veines étant de provoquer, dans

r, une inflammation adhésive qui donne naissance à la produe-

obturateurs. Elles se rencontrent plus spécialement à la suite,

emo plaies à laquelle on a donné le nom d d'hôpital, affection irès-fréquente et se déclarant nent chez les blessés réunis en grand nombre, Il est évident, d ce que nous venons de dire, qu'elles peuvent apparaître à 10 | ca ,

Les hémorrhagies artérielles sont troncales où proviennent d'un: de calibre appréciable ; celles des gros troncs se produisent à une rapprochée du moment de la blessure que les autres, et d'autant Éhpidement que la lésion est plus voisine du cœur. Elles sont PT ré quentes que les hémorchagies capillaires et veineuses et s “annoncent quel quefois par un léger écoulement de sang ou de pus roussätre par la plaie à “quand aucun prodrome ne les fait prévoir et qu’elles sont subites et in tanées, elles surviennent presque toujours à là suite d'efforts fañls malade pour se retourner dans son lit ou pour aller à la garde-robe, quel quefois aussi à la suite d'une émotion morale, quelquefois enfin après un pa sement ou spontanément. Les hémorrhagies sont quelquefois primiti mortelles; c'est lorsqu'elles sont assez abondantes pour amener imm tement la mort du sujet où pour donner lieu à cette terminaison fu dans un temps assez rapproché de l'accident, les malades ne se À “an pas de l'état de faiblesse où ils ont été plongés : ce résultat peut & conséquence d'une seule hémorrhagie. Elles sont plus se con vement mortelles par la succession de leurs apparitions ; hémorrhagie prédispose à une seconde, et une seconde à une ne 1 les malades vont alors s’aflaiblissant graduellement et progressive mesure que les hémorrhagies se répètent et que chacune d'elles: après elle un aflaissement de plus en plus prononcé. Tantàt elles se |

Rene Cine coupe me assez grand nombre de

cès pour avoir été érigée en principe général par des chirurgiens du: D Lattes (1), te compie coul des revers assez nombreux pourh | ävoir ébranlé la confiance des praticiens dans son application.

… Dupuytren (2) rejetait la ligature du vaisseau dans la plaie même, parce qu'il considérait les diffieuttés de découvrir l'artère comme étant insurlables, au milieu des parties dilacérées, changées d'aspect où en sup-

n ; il prétendait que les extrémités du vaisseau divisé s'enflamment e foyer de la plaie, devicunent friables et se coupent sous la ligi qu'elles aient eu le temps de s'oblitérer. Ce dernier point de pratiques “contesté par Nélaton (3), qui, d'après des recherches cadavériqué d'après l'expérimentation sur les animaux vivants aussi bien que d'après — W'expérience clinique, a cru pouvoir conclure que la méthode d'Anelest souvent insuffisante, et que la ligature des artères à la surface des plaies suppurantes peut être efficacement pratiquée. L'expérience acquise d

confirmé cette manière de voir; elle a mème prouvé que, contrairem

craintes et à la pratique de Delpech (4), les artères peuvent être liées dans

- les plaies énvahies par la pourriture d'hôpital (5). Lorsque les hémorrhagies sont troncales ou proviennent d'une artère d'un moyen calibre, la diffical de trouver daus une plaie les bouts divisés du vaisseau n'est pas | "grande que l'a prétendu Dupuytren : l'écoulement du sang et, dans le c où celui-ci est arrèté, le cratère du caillot, c'est-à-dire sa partie cent plus molle que les parties périphériques, et l'anatomie, sont des guides. peuvent diriger les recherches du chirurgien. La crainte où le dang faire subir aux parties des délabrements considérables ne sauraient mis en parallèle avec l'imminence et le danger de la récidive d'une h chagie.

“La théorie de Hunter sur l'application de Ja méthode d'Anel à h cure

(4) Huguier, Bulletin de l'Académie de médecine, séance du 26 septembre 838

— Blaudin, fem, 22 août 1848, — NRoux, fem, 22 août 1848.

2} Dupuyiren, Leçons orales, L. IE, p. 5073 &. Y, p. 390-471.

A Nélston, Bulletin de l'Académie de médecine, juillet 1850, L XV, pe 960.7 à) Delpech, Chirurgie clinique de Montpullier. Paris, 1823, 4. ll, p. 6 (5) Jailliot, Thése pour le doctorat en médecine, Paris, 1857, p. 29.

“plus: détaillé des ana qui eishe 6

di spi mm, ain pan de vo à [ qu'en mettant les vaisseaux à d

AR Eh rire: pa

laine; tandis qu'à l'autopsie on put reconnaître « tégumentaire abdominale seule était ouverte et qu'elle aurait chée facilement et liée sans danger, Nous-même, en prés d'une hémorrhagie consécutive à une plaie d'arme à feu siégeant au pli di bras, tous aurions pu lier sans nécessité l'artère brachiale si ï … suivi la méthode d'Aucl; mais, en mettant la plaie à jour, nous l'hémorrhagie avait lier | par l'artère récurrente radiale, d arrêla sans retour l'écoulement du sang. Tous les c w ‘on peu étendue pourraient citer des cas EE Maïs la source des liémorrhagies consécutives dans les plaies: pars D — n'est pas (oujo vidente et fournie par des troncs artériels où des rameaux de & très-souvent la plaie tout entière est le siége d'un en nappe, si rapide et si abondant, qu'il eompromet en peu d du malade. Ces hémorrhagies doivent tre plus particu rapportées aux dispositions du sujet, à ces causes générales précé exposées qui allèrent la plasticité du sang, à la fièvre inflammatoire, 0! quemment aux frissons qui signalent le début de l'infection p Dans ces cas, les opérations directes sur les vaisseaux à ralement impuissantes, où ne font que suspendre un moment | du sang qui ne tarde pas à reparaître, soil dans son siége primitif, des plaies résultant de la ligoture directe où de la ligature par thode d'Anel, Nous avons observé un grand nombre de ces aux armées, CL nous avons eu recours pour les combattre à

À) Nélaton, Fulletin de l'Académie de médecine, juillet 1850, p. 960, À G. 3, Gutlirie, Commentaries on the Surgery of the War, ete, Sixt 68 London, 4855, p. 223. +

mn, 8 qu rt dt 1e mmoll du malade, D x bless; elle est alors p

du sang, et devient par là même plus cie à mener } |2 Fete l'invasion de cet autre fléau des blessés, li fection purulente. Si la ligature n'a pu être faite, ln simple exposition £ - Ha plaie à l'air, un pansement convenable, peuvent prévenir le retour dk " , lorsque les vaisseaux qui lui donnaient naissance sont 4 pet L'écoulement du tang, provenant de vaisseaux plus considés sables, se montre-t-il de nouveau, la source en est plus facilement décou verte dans une plaie large, et le premier temps d'une opération de ligaturé désormais nécessaire est déjà accompli.

Macleod (1) pense,-comme nous, que ne pas opérer, lorsque le vaisseau me donne pas de sang, est une pratique que l'on ne doit pas prendre à lettre, si l'on ne veut s'exposer à donner aux blessés des secours tardif et inutiles. 1 conseille d'intervenir à la seconde apparition de l'hé rie, surtout si elle est abondante. Maïs l'attente, d'un côté, l' d l'autre, conduisent à lâtons le chirurgien entre la vie qui s'éjeiut et nott qui menace, car la seconde bémorrhagie peut fort bien être m telle.

En résumé, nous croyons l'indication de l'opération toujours présente : . toujours, selon nous, le chirurgien doit tenter de la pratiquer. sit, ilaura beaucoup feit en faveur du blessé; s'il échoue par qu unes des circonstances signalées en pareil cas, il se sera peut-être p le suecès d'une tentative nouvelle, ou inénagé certainement le regre résultat funeste par son inaction.

© Anécrysmes. — Les anévrysmes circonscrits sont rares à la suit plaies d'armes à feu; les anévrysmes diffus, sans être cotnmuus, se *1ca trent plus souvent. Le docteur Beck (2) en a observé deux cas, dansé quels il a pratiqué l'amputation secondaire, C'est, en eflet, le dernier remède à employer contre les anévrysmest fus; mais il doit toujours avoir ëté précédé des tentatives po l ligature. C'est dans ces circonstances que les raisons de difficultés de! ation, alléguées par Dupuytren pour donner la préférence à la

F Macleod, Notes on the Surgery of the War ên the Crimeas ps 148 | Van Bernard Beck, Die Schussiounden, Heidelberg, 1850.

BLESSURES PAR ARMES DE GUERRE DANS LES DIFFÉRENTES RÉGIONS aa DE L'ÉCONOMIE,

BLESSURES DE LA TÊTE. =: à © Lésions des tégiments du crâne. — Piares; coupures; contusions et plaies contuss. “Trailemient.

RS Entre par cube dut CAT ÉNTALA Va.

(Lérions des méninges et-de lencéphale, — Piqûres; coupures; commotion; contu- sion; plaies contuses.

Complications des blessures di crâne ef de l'encéphate. — Corps étrangers; hémor= rhagies; compression; épanchements; hernie du cerveau; m ce e

traumatique. É Traitement des lésions des os du crâne et de l’encéphale, — Du trépan et de ses indications. .

Les parties molles et les os du crâne peuvent être atteints.de toutes variétés de lésions observées sur les autres régions du corps, et déterminées. par les armes piquantes, tranchantes eL contondantes,

- Eésions des téguments. — Les plaies des téguments du crâne pro duites par des coups d'épée, de baïonnette, de pointe de sabre, se ren

trent rarement à l'état de simplicité. La surface courbe de la boîte @

mienne et le peu d'épaisseur des téguments, d'uné part ; la forme d

la rigidité des armes, de l'autre, s'opposent à ce que le trajet

rectiligne des plaies présente quelque étendue sans rencontrer et |6

es, Cependant la boîte du crâne n'étant pas parfaitement sphérique,

inét quelquefois aux armes piquentes de petit volume de parcourié ui

assez long urajet en n'intéressant que les parties molles, dans des régio

à surfaces un peu aplaties, comme la partie inférieuré du front et les Les mêmes considérätions sont applicables aux plaies des tégoments 4

crâne par les sabres et les armes tranchantes en général. Néanmoins,

plaies des téguments du crâne par armes tranchantes ont habituel

plus d’étendue que les plaies par armes piquantes : elles ont des di

10 + dés d'un corps arrohdi comme un bâton ou d'un corps à surface assez régulièrement plane ; les lambeaux sont produits par l'action obliqu

bre ülnérant qui, après avoir entamé les téguments, les refoule © devant de lui en glissant sur les os du crâne.

Bords de la plaie. Les piqüres sont recouvertes avec quelques co sses imbibées d'eau fraiche, où avec une bandelette de sparadrap de diachylon 2

talletas d'Angleterre et la percaline adhésive ne doivent pas être ployés ici, attendu qu'ils sont imperméables, retiennent au-dessous d'eux des liquides qui peuvent s'échapper de la plaie, et exposent à des accidents ‘inflammatoires,

… Les lèvres des plaies par instruments tranchants doivent être rapprocl immédiatement, dans le but d'en obtenir la réunion par première inten On emploie à cet effet de longues bandelettes de sparadrap de diachy! faisaut une fois et demie le tour de la tête, afin de pouvoir leur donner plus de fixité : on en applique on assez grand nombre pour recouvrir la plaie dans toute son étendue, et on les maintient par quelques tours den bandes, un couvre-chef ou un serre-tête. Quand la plaie est à lammbeau, et moyen suffit lorsque le lunbeau conserve sa position naturelle; on applique des bandelettes agglutinatives en commençant par la base du latibéan et € … Jes imbriquant successivement les unes sur les autres jusqu'à son somiet, Dans les cas où la base du lambeau étant placée inférieurement, le so! muet tend à retomber sur elle, on est quelquefois obligé de le retenir un point de suture; cependant il vaut mieux chercher ken obten coaptation à l'aide des bandeleites agglutinatives,

J. L. Petit, afa de donner aux liquides un libre Ecoulement, prévenir l'accumalation du sang ou du pus au-dessous du lambeav, C0 seillait d'en inciser longitudinalement la base, avant de le réappliqi Cette précaution est au moins inutile : les lambeaux doivent être Simpi ment réappliqués, soutenus et légèrement comprimés de la base sommet au moyen de longues bandeletes agglutinatives, au-dessou quelles on dispose une couche de ouate en guise de compresse gradiéé} première bandelette est placée de façon à laisser libres les deux angles di la base du lambeau, afin de permettre au sang ou au pus de s'écoule.

Les plaies contuses des léguments du crâne, qu'elles soient nettes qu'elles soient accompagnées de déchirures, de lambeaux et ml dénudation des os, doivent être pansées comme les précédentes ; c'est

comme les plaies contuses ordinaires, a les M de perte dd S4HétR ee GG MA FIeinn qui doivent néc names plus on moins abondante, Les plaies

rude de cérat et d'on plamasseau É charpie, ou d'une compresse

» imbibée d'eau froide : le tout est maintenu par un bandage léger, mais solide, afin d'empêcher tout frottement. Les plaies en séton ne sont päs débridées, et le trajet en est lavé au moyen d'injections d'eau tiède, destinées à entraîner les cheveux qu'il peut contenir : il est inutile de fendre » le‘trajet de la plaie dans toute sa longueur s'il est court; mais s'il a une longueur de plusieurs pouces, on peut pratiquer vers son milieu une contreouverture pour donner une issue plus facile aux liquides,

“Lorsque les eschares sont Lombées, les sillons puraissent plus considérables qu'au moment de l'accident; ils mettent toujours un temps fort Jong à guérir, en raison de leur mode de cicatrisation par l'interposition: d'un tissu cicatriciel entre les lèvres de la plaie qui ne peuvent être nn)

Les dons guérissent plus vite que les sillons, mais ils se transforment “quelquefois eux-mêmes en sillons par la mortification consécutive de leur paroi externe. \ Lorsque les os du crâne sont dénudés, les moyens locaux de trtcen n sont les mêmes que ceux que nous venons d'indiquer; c'est-à-dire que Ja réunion immédiate n’est pas tentée, attendu que l'os à 616 plus ou moins « contus par le projectile.

. Complications, — Les complications des blessures des téguments ducräne sont : la présence des corps étrangers, l'hémorrhagie et la lésion des nerfs,” Les corps étrangers se rencontrent rarement dans les plaies par Piquantes et par armes tranchantes : ils sont plus fréquents dans les pla contuses et dans les plaies par armes à feu. Le corps vulnérant lui-mi la pointe d'une épée, d'un fleuret ou d'un couteau, un fragment de verre une balle ou un petit fragment de projectile creux, les corps accidentelle ment entraînés dans les plaies, des cheveux, des lambeaux de coiffure, à sable, du gravier, sont les corps étrangers que l'on observe le plus: tuellement. Leur recherche et leur extraction doit être immédis pratiquée : celle opération est, en général, facile et ne présente indication spéciale, I arrive cependant quelquefois que Les corps € logés dans la fosse temporale au-dessus de l'arcade zygomatique, ne 50 pas faciles à découvrir, et que des balles mêmes ont pu échapper àl'e ration du chirurgien, en raison du plan résistant que forme l'a n du muscle temporal. Une légère tumélaction de la région, la douleur loc

RAT SÉLIS l'infrmité pére qi tous les traitements employés. Léa | Accidents. — Les accidents qui peuvent survenir dans toutes les lésions à des téguments du crâne, sont : l'inflammation érysipélateuse, l'iuflamma= tion phlegmoneuse, la dénudation consécutive des os et le retentissement desces divers accidents sur l'encéphale, Ces complications, toujours graves, nous ont paru moins fréquentes que ne l'ont dit les auteurs. . Laréonion trop exacte des plaies, et surtout la réunion par les bande= leues de percaline adhésive, les pansements rudes où trop fréquents, la de corps étrangers, l'irritation déterminée par la présence, entre

lèvres des plaies faites en dédolant, de cheveux coupés dans l'épaisseur M dé la peau (1), sont habituellement les causes déterminantes de l'iuflammation.

Dans l'immense majorité des cas, il suffit de remédier à la cause des ac= cidents pour remédier aux accidents eux-mêmes : dès que le inalade accuse un peu de douleur, d'agitation ou d'insomnie, il faut enlever les bande . leutes agglutinatives, rechercher les corps étrangers, couper les cheveux à. la racine, et recouvrir la plaie, dont les bords se sont tuméfiés, d'un cata= M plasme ou de fomentations émollientes. Du jour au lendemain, les menaces N d'accidents ont souvent disparu : les applications émollientes sont conti

- nuées jusqu'à ce que la plaie soit revenue sur elle-même et fournisse nne suppuratiôn louable ; elles sont remplacées soit par un linge fénêtré «4 d'abord d'onguent digestif, puis de cérat, soit par une croix de Malte em sparadrap de diachylon, jasqu'à la guérison complète. Dans les cas des plaies à lambeau, le lambeau est mollement maintenu en place et compression à l'aide d'une bandelette agglutinative.

Lorsqu'au lieu de s'arrêter l'inflammation progresse, elle prend leste ractères soit de l'érysipèle simple, sur lequel nous n'avons pas besoin d'in sister, soit du phlegmon diffus. Dans ce dernier cas, le volume de la paraît considérablement augmenté, les téguments se tuméfent, devienn œdémateux et conservent l'empreinte de la pression du doigt; des points. fluetuants isolés apparaissent; des abcès plus vastes sê forment, décollent les parties molles dans une grande étendue et peuvent fuser jusqu'aux bosses sourcilières en avant, jusqu'aux arcades zygomatiques latéralement, j

(4) 3 L, Polit, Œuvres complètes, Paris, 1844, p. 342

= le corps frappé, ou, EM ne ra comme une balle, il le traverse et continue sa marche. La résistance est-elle plus grande, une partie plus considérable du mouvement est nécessaire pour la surmonter, et dès lors l'ébraulement est plus grand et s'étend plus loin »

— dans toutes les directions. L'ébranlement est souvent concentré, rompu pour ainsi dive par les solutions de continuité du corps frappé : le corps agissant perd alors proportionnellement de sa force, et s'arrête parfois à une faible distance. Lorsque la résistance est supérieure au choc, le choc cède an Esp La totalité de sa force, et, s'il est produit par un projectile, le

s'arrête immédiatement. L'ébranlement se propage alors par des \ D a lenlires proportionrée en rapidité, en nombre eLen étendues -* à Ja somme de mouvement communiqué,

Plusieurs circonstances modifient Les Késultats de la transmission du mouvement. 4° La (direction du choc : un corps contondant cède d'autant plus de son mouvement, et par conséquent en conserve d'autant moins, que l'angle sous lequel il agit se rapproche davantage de l'angle droit. 2° La direction du mouvement de rotation qui anime les projectiles: cette direction n'a pas d'influence sensible, lorsque le choc à lieu sous J'angle droit; mais, à mesure que cet angle devient plus petit, ellé en acquiert davatitage. Dans certains cas, le projectile ne cède que pen. mouvement à la surface frappée et semble avoir seulement roulé sur en la pressant. $° La composilion du projectile.: lorsque celui-ci est tu dur, comme du fer, par exemple, il cède à la surface frappée tout sou mouvement; s'il est fragile, comme le verre, la pierre, etc., la force do il est animé se partage au moment du choc, et une partie est employée» de briser en éclats, tandis que l'autre se perd dans l'ébraulement du cor frappé ; s'il est mou ou ductile, Le même partage a lieu, avec cette rence qu'au lieu de se briser, il s'aplatit et se déforme.

Fractures par piqûre et coupure. — Les fractures par les armes b -ches sont des fractures directes par piqûre et par coupure.

Les épées, les baïonnettes, les sabres, les couteaux, etc. , en agissan Jeur pointe sur les os du crâne, peuvent ne pas en intéresser Loute 1 seur; ou bien ils les traversent totalement et pénètrent à une cerlail fondeur dans la cavité crânienne. Dans le premier cas, la blessure ne dif fère pas essentiellement d'une blessure des téguments seuls ; dans

Mntienx ve

* az Z 2 “]: 2 cpl he se a des fractures peu étendues de leurs bords, soit sur la table externe, * soit sur la table interne de l'os, soit sur les deux à la fuis (fig. 14 et 45): elles sont quelquefois fort étendues, Nous avons su, dans la campagne M d'Italie (1859), chez un capitaine de chasseurs d'Afrique blessé par un

Mic. 44. — Fracture du crûne par . coup de sabre. pièce précédente.

Coup de sabre porté perpendiculairement La table interne de l'os a été onfontée, sur la partie gauche du frantal. — mais non coupée par Ja lame du sabre > — Fracture et enfoncement deux fractures parallèles, réunies par

des bords de la coupure, une fracture qui leur est perpendicu « (Musée du Val de Grâce.) : laire, délimitent l'enfoncement,

huhlan autrichien, un coup de sabre porté directement en travers sur le sommet de la tête, couper les os et pénétrer jusqu'au niveau du bord supés rieur du pavillon des deux oreilles.

Les coupures obliques peuvent se borner à faire une entamure en forme de pelite écaille où un lambean assez conéidérable, dont la base est em continuité parfaite avec le reste de l'os (fig. 16 et 17).

Elles donnent lieu quelquefois à une fracture par éclatement de l'os, telle sorte que la lésion est une coupure d'un côté, el une fracture propre ment dite de l’autre (#g. 18) : enfin, elles enlèvent en totalité des portions osseuses et déterminent des pertes de substance, dont les unes sont à la table externe et à une partie de l'épaisseur de l'os, et dont les anl intéressent les deux tables et ouvrent plus ou moins largement la crânicnne (/ig. 19).

1 petit volume, r “étendues de La voûte dx crie, LEE en ie an lieu ol

Toi opinspangie >: - Ein

Fic, 48. — Fracture du erdne par coup de sabre. use du pariétal “iron sas de ras de l'os vers la

force font des fractures plus nettes que les balles animées d'une force moins considérable. Les gros projectiles, au contraire, produisent des fractures

| Fi. 19, — Fracture du crâne pur éoup de sabre. | Séparation complète de la bosse frontale gauche; perforation de la voûle du

coupure quilles. — Aposképarnismos, LL. PER ARE Las du Yade Gr) L- [1 multiples et étendues, un véritable fracas des os : nous reproduisons lé | | exemple d'une fractore du crâne produite par une bombe au siége

. Sébastopol (Ag. 20).

| . La gravité même de ces derniers accidents, presque toujours tement mortels, les prive d'intérêc.

4 Les balles, qu'elles soient anciennes ou nouvelles, c'est-à-dire sp ue

4 ou cylindro-coniques, ont, sur les os du crâne, un mode d'action dépens

A Paniopsie, la table interne de Los Frontal, près de Ha c et à gauche de la ligne médiane, fut trouvée fracturée. NN ni ucune solution de continuité de la table externe, qui était ramollie à l'endroit ot

F6. 21, — Coutusion par covp de feu dle la tabir externe æ Fa frontal, de la lame vitrée, — Fragment détaché de cette dernière. (Ariy MES

dical Museutn : spécimen n° 2513,) le péricrâne avait été détruit par la balle, Un fragment d'un pouce et de long et d'un demi-pouce de large est complétement détaché de La interne.

Le musée médical de l'armée des États-Unis d'Amérique possède sf exemples de celte sorte de fracture; le musée de l'École de médecine militaire de Netley (Angleterre) en possède an; le musée du Val-de-G a renfermé celui dont nous avons parlé précédemment; celui que # avons fait représenter |/fg. 22 et 23) existe au musée Dupuytren. Le n sur lequel il a été recueilli était atteint d'une plaie en gouttière des tég € ments avec dénudation de l'occipital, sans solalion de continuité et

changement de couleur de l'os. Une couronne de 4répan, ippliquée le licu où les parties molles avaient été divisées, a permis d'arriver sure fragments osseux appartenant à la table interne détachée de l'externe rest intacte.

Ces fractures de la table interne, mises hors de doute aujourd'ht ne peuvent être produites que par l'action obliquement dirigée d'anp jectile, ou par le choc médiocre d'un corps à surface étendue, plane

Quand les projectiles agissent perpendiculairement aux os du crâne suivant une direction voisine de la perpendiculaire, ils déterminent, sek da force d'impulsion qui les anime, des contusions, des fractures Si

Mo. 25, — Fracture par enfincement de da partie supérieure du frontal.

. Lalable externe présente trois fragments, dont Late la able interne est fracturée dans une étendue plus considérable; un des fragments esl tout à fait libre, (Musée du Val-de-Grâcé.) :

Les perforations du crâne par coup de feu ont aussi, comme les enfon= cements, une forme se rapprochant de celle des projectiles, Elles 80 pré

ai

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