‹ Traité de chirurgie d'armée (volume 2)Chapitre 8 sur 40 · CRE · texte numérisé non relu

CRE

. partie ou le calibre tout entier du tube aérien; il est rare q

| gnent en même teinps l'œsophage. Elles sont longitudinales sales : ces dernières seules offrent un véritable intérêt. Quand, touverte transversalement, l'air entre et sort par la . mouvements de respiration : la phonation est abolie; elle st » A'occlusion de la solution de continuité, Si la division de la 1 que sur une partie de sa circonférence, les paroïs de la plait médiocrement ; si, au contraire, le tube aérien’ est totale deux bonts se rétractent en sens opposé: l'inférieur disparaît inférieure de la plaie qui le comble en partie, et il ne pe «… l'airextérieur pour le conduire dans la poitrine; la respirai ù sivement gênée et le malade est menacé de périr par asphyxie, L L'hémorrhagie et l'emphysème sont des phénomènes plaies du larynx et de la trachév-artère. Le passage de l'ait cellulaire a surtout lieu dans les plaies par piqüre; on l'a vu Jement dans les plaies par coupure, lorsque celles-ci ai Par la suture : il ne constitue pas un accident grave, lursq Le fait suivant en est un exemple : un zouave reçut en ï fleuret traversant la base du cou de part en part; pénétrant , un travers de doigt au-dessus de la clavicule, sur le bord! —. chef stérnal du muscle sterno-cléido-mastoïdien, l'arme était ! gauche au point dismétralement opposé. Une hémorrhagie abs dieu par les deux plaies, au moment même de la blessure, et s'aer ment. Lorsque nous vîmes le blessé, un emphysème notal vahi la base du cou, Nul accident ne survint, sinon une … afaiblissement de la voix vers le sixième jour, Ce militaire,

* soumis au repos, fut parfaitement guéri en quinze jours.

L'hémorrhagie est, au contraire, un accident très-sérieux, €: Ja possibilité de l'introduction du sang D rürgien qui à pratiqué la bronchotomie a pu se convaincre 9

dans les plaies de la trachée-artère, de ne pratiquer Æ suture que sur les bords de la solution de continuité faite aux téguments, et non point sur à trachée même, dans la crainte de déterminer l'inflammation de la muqueuse trachéale (1), nous pensons qu'il faut se borner à rapprocher les bords de la plaie par la flexion de la tête sur la poitrine, et à les recouvrir ‘ d’un pansement simple. Il est fort difficile de maintenir le contact conve- | nable des bords de la plaie qui s'enroulent en dedans, si la tête est trop | inclinée sur la poitrine, et qui s'écartent, si la tête est trop relevée ; l'extrême | agitation des blessés qui ont cherché à se suicider met souvent un obstace | insurmontable au rapprochement des lèvres de la solution de continuité : on peut donc dire d’une manière générale que ces plaies sont à peu près abandonnées à elles-mêmes pay les chirurgiens qui se contentent de les protéger. Le bandage adopté par Sabatier, pour fléchir la tête, ne peut avoir d'utilité que chez les sujets de sens rassis et qui ont été blessés accidentellement. Nélaton (2) donne le conseil de placer immédiatement un point de suture vers chacun des angles de la plaie pour en diminuer l'écartement, ce qui est sans grande importance; il recommande, lorsque les parties molles sont revenues sur elles-mêmes et que la plaie est recouverte d'une membrane granuleuse, d'appliquer quelques points de suture dans le but de rétrécir assez la plaie pour n'avoir point à redouter la persistance d'une fistule; celte dernière pratique ne peut avoir que des avantages. Dans les divisions complètes de la trachée en travers, il se produit un écartement si considérable des bouts divisés qu'il peut être nécessaire de rétablir artificiellement la continuité du tube aérien pour permettre à la respiration de s’exécuter. Une canule à trachéotomie ou, au besoin, une portion de sonde æsophagienne sont introduites dans le bout inférieur de la trachée, et maintenues en place jusqu'à ce que la continuité du tube aérien soit rétablie par la cicatrisation. Richet (3), dans un cas de ce genre, tenta, mais en vain, de maintenir en place le bout inférieur de la trachée. au moyen de fils; il fut obligé d'introduire une canule à deux tubes, l'es. supérieur, l'autre inférieur, destinés à assurer la respiration, en mêæ; temps qu’à s'opposer au rétrécissement de la trachée. À] Dans tous les cas, les plaies du larynx et de la trachée-artère se cidtrisent lentement; elles exposent, après la guérison, à la faiblesse et à h:; raucité de la voix; elles restent quelquefois fistuleuses et apportent, dansk” phonation et la parole, une série de troubles en rapport avec leur siége

(1) Dupuytren, Leçons orales de clinique chirurgicale. Paris, 1839, L. VI, p. 288. (2) Nélaton, Éléments de pathologie chirurgicale, 1. NI, p. 340. (3) Richet, Plaie de la partie antérieure du cou. Division transversale co

de lu trachée (Bulletin de la Société de chirurgie. Paris, 1855, t. V, p. 240).

Lorsqu'une division transversale intéresse une partie de la circonférenæ ‘* de l'œsophage, les bnrds de la solution de continuité tendent à s'écanter : l'un de l'autre. La suture, conseillée ici par plusieurs chirurgiens, pent être appliquée de différentes manières : tantôt on a recours à quelques | points de suture passés dans les téguments et non sur l’œsophage; tantôt, comme l'a fait Jobert dans ses expériences sur les animaux, des points de suture rapprochés et fortement serrés sont placés sur l'œsophage même. Le premier mode nous paraît des plus vicieux : si, en effet, des liquides : s'échappent par la plaie du conduit æsophagien, si l'inflammation. survient, il expose aux fusées purulentes; le second semble n'avoir été mis en pratique qu'expérimentalement, sur l'œsophage mis préalablement à découvert sans lésion des parties voisines ; il exigerait nécessairement, pour être applicable à la pratique, Fagrandissement de la plaie extérieure. Ne pourrait-on pas comparer les divisions transversales de l'œsophage qui, par l'écartement de leurs bords, ne peuvent se réunir immédiatement, aux opérations d'œsophagotomie, où les ièvres de la plaie faite à l'œsophage déà violenté par la présence d’un corps étranger, sont froissées vu déchirées par l'extraction de ce dernier, et ne se réunissent qu'après une inflammation plus ou moins vive et une suppuration prolongée. La guérison, dans ces derniers cas, s'opère néanmoins, la plaie restant pour ainsi dire abandonnée à elle-mêrne. Nous pensons que la position, des pansements simples ‘ et la privation rigoureuse d'aliments et même de boissons, sont les meil- : leurs moyens à employer dans les plaies transversales de l’œsophage. Après trois ou quatre jours, une sonde œsophagienne, introduite par la boucle jusque dans l'estomac, servirait à alimenter le malade, une ou deux fois dans la journée, et serait même, au besoin, laissée en place, si son introduction avait présenté quelque difficulté.

Les plaies qui divisent complétement le calibre de l’æsophage sont cossidérées comme mortelles. En pareil cas néanmoins, il conviendrait d'intre- | duire une sonde dans l’estomac pour chercher à nourrir les malades Le passage de la sonde par la bouche pourrait présenter des difficultés, expeserait à ne pas rencontrer l'orifice du bout inférieür de l'æsophage, età faire des fausses routes; il faudrait donc introduire directement la soudé ‘ par la plaie dans la portion inférieure de l’œsophage. Mais la sonde, ais : placée, ne rétablirait pas la continuité du canal et favoriserait l’établissemest d’une fistule persistante : il nous paraît préférable qu'elle occupe toute k': longueur de l'æsophage, et il ne nous semble pas impossible d'arriver à œ : résultat par le procédé suivant. Une bougie uréthrale de petit diamètre ” serait introduite profondément, par son extrémité terminale, dans la plaie. et le bout inférieur de l'œsophage; sou autre extrémité, garnie d'un log

(jee cales relies à La réviou den pie ES elles peuvent intéresser les gros troncs vasculaires le trajet sterno-cléido-mastoïdien,

es artériels du cou, par l'abondance de l'hémor- |

amène habituellement une mort rapide, La division de l'artère sous-clavière, de la carotide primitive; de la l'externe, ne laisse que rarement à l'art le temps d'in s, cependant, un moyen hémostatique provisoire, la Ectamédiptement, à suspendu l'écoulement du sang rgien. La multiplicité des arières et leurs rapports tion sanguine qui déforme les parties, rendent, le diagnostic précis du tronc qui a été lésé : au ji le tronc brachio-céphalique, la carotide primitive et derrière l'angle de la mâchoire, les deux carotides, les externe et la vertébrale, sont dans un voisinage telue la lésion de l'un de ces vaisseaux peut en imposer on ne saurait guère se prononcer d'une manière ‘ | de l'artère carotide primitive à la ‘ nous Michon, en présence d'une plaie de ie d'une lésion manifeste d’un gros tronc artériel, Ai volssena léeb qu'après aroir mis les partis À se préoccuper, après Fraeys, de rechercher un iree de l'hémorrhagie dans les plaies de la partie u (2).

droite à la suite d'ime plaie

de la Société de chirurgie, 1852, LU, pe 49). es Eh Tu la Saciét de ehérurgie 1858, L'AV, pe 8872

Dans les lésions traumatiques du cou, accompagnées d’hémorrhagie, le précepte de rechercher le vaisseau divisé pour le lier au-dessus et au-dessous de la blessure, doit être appliqué plus que partout ailleurs : dans cette région, en effet, les artères sont nombreuses et assez volumineuses pour donner lieu à un écoulement de sang qui par son abondance peut faire commettre une erreur, et entraîner à lier sans nécessité ou sans atilité la carotide ou la sous-clavière. Cependant, la plupart des chirurgiens qui ont eu à traiter de semblables accidents, arrêtés par l'obscurité du diagnostic et les difficultés opératoires, ont transgressé ce précepte, et porté la ligature sur l'un des gros troncs de la région, notamment sur le tronc carotidien, par la méthode d’Anel : leur pratique, néanmoins, compte quelques succès, en dépit du danger des hémorrhagies consécutives par le retour du sang à travers les larges anastomoses des vaisseaux du cou. Ce qui préoccupe le plus.les chirurgiens en pareil cas, c’est moins de se mettre en garde contre les hémorrhagies consécutives que d'arrêter immédiatement l'écoulement du sang qui s'échappe avec la vie. On ne saurait les en blâmer. Mais la mort immédiate étant conjurée par la ligature à distance d'un des gros troncs vasculaires, il convient de rechercher séance tenante dans la blessure même Vartère lésée et de la lier au-dessus et au-dessous de la lésion : cette opération reste encure délicate, bien que facilitée par la suppression de l'écoulement du sang due à la ligature à distance.

Les blessures du tronc innominé nous paraissent être au-dessus des ressources de l’art : il en est de même des blessures de l'artère sous-clavière en dedans des muscles scalènes, et peut-être de la carotide primitive, depuis son origine jusqu'au {ubercule de la sixième vertèbre cervicale ; les malades mourant d'hémorrhagie avant d’avoir pu recevoir des secours. Si, cependant, le chirurgien était présent à l'accident et qu'il fût asser heureux pour arrêter l'hémorrhagie par l'introduction du doigt dans la plaie, nul doute qu'il ne dût rechercher le vaisseau saïgnant pour l'étreindre dans une double ligature. Bien’ que la ligature du tronc innominé, restée jusqu'aujourd’hui sans succès dans les cas d'anévrysmes, soit rejetée de la pratique, elle seule donnerait cependant, dans les cas de blessures, :! quelque chance de vie au blessé. Quelques malades atteints d'anévrysmes “| ayant subi cette opération par la méthode d'Anel, ont en effet survèca assez longtemps pour faire espérer la guérison : celui de Val. Mow (4) succomba vingt-six jours après la ligature à une hémorrhagie, dont la source était une ulcération de la portion de l'artère supérieure à la ligature ; an caillot ferme et adhérent remplissait une partie du tronc innominé au-des-

(1) Val. Mott, The medical and surgical Register of New-York Hospital. Neejo 118 va 1, p. 8. — Burns, Surgical Anatomy of Hewl and Neck, Glasgow,

lié la carotide primitive et la sous-clavière dans lion de Liston, constata l'occlusion du trone inez résistant, dix jours après l'opération. Tous ces par hémorhagis consécutives, dues au retourdu

ï ob nait dans le menibre supérieur

nt espérer que cette oblitération peut être obtenue ét

7 on se met en garde contre les liémorrhagies secon— ligature,

l tes de l'artère sous-clavière, pratiquée en dedans

cas d'anévrysmes, est, comme celle de la ligature un véritable nécrologe; sur neuf opérations relevées ruf fois les opérés ont succombé, et huit fois ils out suc gie consécutive. Ce triste résultat, dit ce chirurgien, w éloigner désormais toutes les tentatives de lier la sousdes scalènes. Nous partageons celte opinion pour les: , mais dans les cas de blessures où fa mort est imminente, ‘ | faut porter une double ligature sur le vaisseau, À plus: la même recommandation pour une blessure de à son origine, | la conduite à tenir immédiatement par le chirurgien | mais dans les cas où, en l'absence du chirurgien,

par les assistants, au moyen de linges, de mou | arrêter l'hémorrhagie, faudrait-il l'enlever pour 4

re? Nous ne le pensons pas, malgré le précapte }

arteria fnnominata (London med, and plysio, Jour À 6); Journal der chirurgie, von Walther. Berlin, 1822,

Jowraal of the medical st 4833, p. 509. — Hall, ne, 2° Dre ES £ VI, pe 26 1827, p. 600.

Dre: ü 1842, & UE | en F Apr rer 1860, |

FE Ne de ent de ei 1,4

4 de la ligature, et mis en demeure de lier le vant one opération jusqu'à présent si malheureuse, | - blir une compression qui arrêta définitivement les malade, le sieur Follens, du 2"*zouaves, Cd tivément l'ablation du bras nécessitée par une ostéo-n aujonrd'hui d'une pension de retraite. On ne pi d'obtenir en pareil lieu une guérison radicale par la rysme peut survenir et placer le chirurgien dans la mécessit Et la vie du blessé n'est pas immédiatement en danger, stances sont moins pressantes ; le traitement de Valsalya, mis en usage par D. J. Larrey, les nouvelles méthod - Jation du sang, etc., moyens tous bien précaires, 0 chance dé succès que la ligature. Cuvellier (4) a doute cas d'anévrysme traumatique succédant à une lésion de l: 1 de meure l'artère à découvert en dedans de Ja tumeur et cours du sang, en la soulevant par une anse de (il et-en le doïgt d’un aide sur le vaisseau ainsi soulevé ; on pro wuné incision, à la recherche et à la ligature des deux exb lésée. C'est là un retour à la méthode ancienne, que l'urg A sité de remédier à un anévrysme menaçant de se rompre peuvent! accepter comme dernière ressource. ras Les blessures de la carotide primitive sont généralement faciles à 0 gnosliquer par leur situaLion, l'abondance et l'impétuosité de | du sang auquel elles donnent lieu : à la base du cou et à droite, vent laisser quelque indécision; il n'en est pas de méme à gaue tère noi isolément de la crosse de l'aorte, et dans le reste de 4 jusqu'au larynx. Est-il besoin de dire qu’en pareil cas, c'est È ligatgre au-dessus et au-dessous de la lésion qu'il faut avoir L moins d'impossibilité absolue.

Les blessures des parties latérales du cou, depuis la partie su}

ich

(4) Cuvellier, Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 4860, pe 8x

peuvent cependant encore laisser place au doute. Qua carotide primitive immédiatement au-dessus du transverse de la sixième vertèbre cervicale, l'écoute: ralement suspendu, lorsqu'il provient de la carotide tidé externe et de ses divisions : si l'hémorrhagie © bablement de l'artère vertébrale échappant à la D canal ostéo-musculaire où elle est engagée. Ci : fois l'artère carotide primitive et la vertébrale avant - s'engage dans son canal protecteur, c’est-à-dire entre la bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, jusqu'au niveau de l'apophyse transverse de la sixième si l'on arrête l'écoulement du sang, il provient de la pression faite alternativement au-dessas et au-dessous du tube tidien permet donc, en général, de porter un diagnostie | une hémorthagie de la vertébrale et ne hémorrhagie tronc carotidien.

Cependant, il pourrait arriver que la compression prall dessus, soit au-dessous du tubereule de la sixième vertèbre rêtât pas l'hémorrhagie, le sang continuant à être versé par | dans le bout périphérique du vaisseau. Dans ce cas, c'est d'occipitale qui ont été lésées; ces artères étant celles dont términales sont les plus directes et les plus rapprochées du 1 sure. Une compression exercée sur l'artère occipitale nienne de son trajet, c'est-à-dire depuis le bord postérieur de | mastoïde jasqu'au milieu de la ligne courbe supérieure de l'o ) gera la question : si cette compression arrête l'hémorrhagie, Le ro est lésées si elle ne l'arrête pas, c'est la ve

op Ein de l'hémorrhagie par la compression de la c:

(1) Th, Valette, Mémoire sur la possibilité de lier l'artère de médecine, de ehirurgie ef de pharmaeie militasres, 4852, t. IX, p, :

rs le vaisseau saiguant ep = du de la lésion, Si ses tentatives restaient infruc= |

sens de diagnostic que nous venons d'exposer, Dans les vertébrale, on lierait celte artère entre la clavicule et se de la sixième vertèbre cervicale : si l'hémorrhagie aurait d'autre ressource que de porter dans la plaie un imbibé de perchlorure de fer et d'établir une com-

n du système carotidien, où mettrait à découvert [a primitive et on comprimerait la carotide intérac re dans l'incision ; si l'écoulement du sang cessait, en une ligature sur Le ralsseau: si au contraire wait, abandonnant la carotide interne, on lierait la Re Paugninéponlements 1 og (PERAnIRRBa itale, où l'on établirait dans la plaie uue compression ER HD de pachonte date On éviterait ainsi Ja carotide primitive, et les accidents qui appartienion de ce vaisseau, hémiplégie, aphonie : et l'on i sûrement l'hémorrhagie soit innnédiate, soit secon+

nt à l'aveugle l'une des divisions de cette artère. troncs veineux du cou sont toujours graves par Jaquelle elles peuvent donner lieu, On rencontre ire, la veine sous-clavière située derrière la g 3 en bas et sur la ligne médiane, les veines innone interne et externe, des sous-cla= br: a AR 77

le, 1841, p. 138.

le sous la peau et dans les interstices m) brin ei toncer Gi ET SEE yran ouvements de soulèvement en masse : la diffé

urement de soülèrement et le mouvement d'ex nes empêche de confondre celte dernière lement circonscrit ou diffus de sang veineux. La compression est le moyen auquel un a le plus souvent des veines en général : elle peut être, et elle à »s du cou, soit médiatement, soit immédiatement. te portée sur le vaissean divisé nous paraît sécurité : on la pratique avec les doigts où au moyen de introduits jusqu'au fond de la plaie, Quel que soit le pro doit être longtemps prolongé en raison du folume des v4 rapporte qu'un individu, ayant eu la veine jugalaire ouvert

parfaitement (1); Talpius (2) dit que la même chose fut pr prince pour la même blessure, d'après le conseil Botal (3). Mais la compression digitale n'est, le plus souvent, q

rasée L (3) Olier, Der plais les veier. Thèse do concours, Paris, 1857,

de la ligature. La ligatore des veines, et en particulier es, a été foite un grand nombre de fois dans des cas de

ou de lésions pendant le cours d'opérations chirursur le cou. Däns les divisions complètes des vaisseaux du tiers de leur calibre, la ligature se pratique, comme. res blessées, au moyen d'un lien serré au-dessus et au- Dans les &as de plaies n'intéressant que le quart où reanférence du vaisseau, les bords de la solution de conti- 1 Lêtre traversés avec un tenaculum et liés au-dessous de lui. » latérale, applicable aux grosses veines seulement, à () avec succès par les auteurs du Compendium (A) et par Vaxillaire. Nous l'avons vu pratiquer heureusement par , À aire interne ouverte pendant l'extirpation d'une tumeur a , comme toute lésion des veines, expose à la phlébite 3

ne détermine pas cet accident plutôt que la compression q t moins puissants qu'elle contre l’hémorrhagie. 3), dans un cas de blessure du tronc brachio-céphalique | e, accompagnée d'hémorrhagie cousidérable, employa la 4 rti en ayant soin de saisir une grande épaisseur et une

de tissus, sañs comprendre les parois mêmes de la veine, t, d'obtenir une action compressive puissante sur le vaisrt, d'éviter autant qe possible les accidents de phlébite, les aiguilles furent retirées le qua-

na.

D nimes qu gaine. D. J. Larrey (1) a été ir, par les saignées, la glace et les moxas, une

IE, — Plaies les veines. c -

tte des Hpitas civile et militaires, 30 mai 1865. chirurgicale, Paris, 1829, 1. cer

1 deberenant physiologistes p | de chacun de ces nerfs, permet d'établir le disgacatie récis

2 désin.

Coups de feu. — De même que les plaies du cou p

“buccale et DER RER e ne l'atteindre qu'après avoir intéressé la fac

serre des plèvres à sa partie supérieure.

dont nous avons signalé la lésion par les armes blagches blessés par les projectiles lancés par la poudre à canon, et troubles fonctionnels que nous avons décrits, et sur lesq réviendrons pas, Lorsque les coups de feu au cou

ils sont regardés comme simples, bien qu'ils puissent êu

- mation et de gonflement apportant un trouble plus ou ;

dans la respiration -et la déglutition.

-L'os hyoïde peut être fracturé isolément ou en partie emp projectile : cette blessure n'a de gravité que parce qu'elle flammation, Nous pensons qu'en pareil cas il faut se b les’esquilles en grande partie détachées, à couvrir la plaie Siraple, à faire fléchir la tête en avant pour prévenir les déplac LEE les nccideats qui peuvent survenir.

: Les plaies par armes à feu du larynx et de la trachée dis les organes dans toute leur continuité; elles les ina de part en part, enlèvent une portion de leur calibre où perforation. L'air s'échappe par la plaie avec un sifflement br sang qui s'écoule dans la trachée, faisant obstacle à la re

- s'accumale dans le tube aérien, et éprouvent toutes les

phyxie, Si l'on ne peut extraire Le sang par la plaie, il ne à ouvrir le larynx ou la trachée : le liquide s'échappe alors e ou moins volumineux (1).

A survient habituellement ua gonflement des parties n en même temps que des tissus qui, taplssent li

(4) D. 3. Larrey, Clinique chérurg, Poris, 4829, & Ia pe 4882 |

Tarynx par une balle, introduisit un tuyaude

6e pour rétablir la respiration empêchée par le gonflece chirargien ne dit pas s'il fit la trachéotomie pour | le passa par la plaie. Nous avons vu une fracture l'extrémité mousse d'un morceau de bois, nécesplaie d'une canule à crachéotomie que le malade

rver toujours, sous peine de suMocation imminente, , mort tuberculeux dix-huit mois après l'accident, fit rynx siégeait sur la membrane crico-thyroïdienne vocales : toutes les parties du larynx étaient un peu par une muqueuse d'on blanc mat; la glotte supé-

du larynx et la gloute inférieure ne formaient plus ut lisse, à peu près triangulaire, du diamètre d'une cependant assez dilatable’ pour admettre une sonde

soudain : quoi qu'il en soit, la trachéotomie

ction auquel on puisse avoir recours.

er la trochée sans y avoir pénétré, occasionner de

ion et des douleurs continuelles : il faut en faire arrêter par le danger de faire au cou de longues

dans les manœuvres opératoires la prudence et

la région.

x et de la trachée guérissent quelquefois rapition de la voix; parfois au contraire ils gué-

dé l'Acad. roy. de chirung.s 1: IN, p. HAS, édit. 1819, in de la Sci de chirurgie aéene bre 1838, LI, pu 258 1 1, pe 102

rissent lentement en laissant après eux une altération et une raucité de la voix plus ou moins considérables ; d'autres fois encore, lorsqu'ils ont déter. miné des pertes de substance, une fistule persiste et abolit la phonation, si elle siége au-dessous des cordes vocales. Dans ces cas, les blessés peuvent parler en fléchissant fortement la tête sur la poitrine ou en bouchant la fistule avec le doigt.

Le pharyox et l’œsophage peuvent être anssi blessés par des coups de feu : le premier de ces organes est souvent traversé de dedans en dehors par les coups de feu tirés dans la bouche. Outre les blessures des vaisséaux et des nerfs accolés aux faces latérales du pharynx, les blessures de l’épi- * glotte méritent un intérêt particulier. D. 3. Larrey (1) relate deux observations de blessure de l'épiglotte avec perte de substance ; l'une d'elles esj relative ‘ à Murat, blessé à Aboukir. Un écoulement abondant de sang spumeux par la bouche, une toux violente et douloureuse, des mehaces de sufocation, * une suif ardente et l'impossibilité d’avaler aucun liquide, tels sont, d'après D. J. Larrey, les signes de cette lésion. Ils nous paraissent tout à fait insuffisants, et ils n'auraient pu servir à établir le diagnostic, si les deux me lades de D. J. Larrey n'avaient l'un et l’autre craché une portion de l'épiglotte. On est étonné de voir ces blessés être obligés de se servir pendant : longtemps, pour manger, de la sonde œsophagienne, tandis que les sajets chez lesquels l'épiglotte a été détruite par des ulcérations peuvent manger sans avoir recours à-ce moyen, la base de la langue se portant en arrière pour recouvrir le larynx.

Les projectiles peuvent pénétrer dans le pharynx et en être rejetés immédiatement par la bouche ; ils peuvent être avalés et rendus par les selles: enfin ils peuvent rester logés dans les parois du pharynx et n'être. rejshls qu'après uu certain temps. Bartholin rapporte l’histoire d’un blessé quisejeta une balle logée dans le pharynx depuis six mois (2). ë

Les plaies de l'æsophage par coups de feu se révèlent par les mêmes 6 gnes que les plaies par armes blanches, c'est-à-dire le passage des là par la blessure. Elles présentent cette circonstance fâcheuse, qu’ane faction considérable peut survenir et non-seulement entraver La ï mais encore mettre obstacle à l'introduction d’une sonde danger de voir survenir un abeès profond, qui peut fuser vers la est plus à craindre que dans les blessures par armes blanches, Mais le gr: ryax el l'œsophage sont tellement situés, qu'ils sont rarement blessés per coup de feu, sans que les organes environnants ne soient intéressés els

4) D.J. , Clinique chir ale. Paris, 4829, t. Il, p. 4a2. ique chirurgie > P ] Bartholin, Hést. analomic. Cent. 6. Hat. 45.

‘comme partici=

es vasculaires du cou, ils sont fréquemment lésés

: blessés meurent habituellement foudroyés par l'h@= arr Dre s'arrêtät sous l'influence d'un re Ement, on devrait se tenir en garde contre les. qui, dans tous les coups de feu du cou, sont parti- . D. 3. Larrey (1) rapporte cependant une obéervation suffit, à son grand étonnement, comme au nôtre, à uné blessure de In carotide externe, Si le chirurgien ur secourir le blessé, il se conduirait coinme nous ppos des blessures des vaisseaux du cou par armes

artérioso-veineux peuvent résulter de la lésion simul= e feu des vaisseaux artériels et veineux du cou dont le me, Verneuil(2), Giraldès(2), Letenneur (de Nantes)(4),

(de Metz), Marx, Rufz, Randorph, Jorct (de Vannes),

jouissent d'une innocuité relative lorsqu'ils sont artériels.

es arrêtés dans le cou, semble inspirer à la

es craintes qui nous paraissent exagérées. Dupuy

aie l'ère de la chirurgie opératoire, recom-

ons au cou qu'avec la plus grande circonspec-

et des nerfs importants de cette région. Si, dit-il,

balle, ou si, après l'avoir rencontrée, on trouve trop

il vaut mieux l'abandonner ; à moins, se hâte-t-il

onde. Paris, Safe 128.

de Paris, 2 série, À. X, p. 487.

Pi arcanes Paris, 1899, L VI, p. 302.

À eglenéch sans danger et facilement. Quant ER ‘gions antérieure et latérales du cou, elles doivent être rechere plutôt encore que les premières, en raison des accidents dés abeès et des fusées purulèntes, plus graves ici que d sion, qu'elles peuvent déterminer. Nous sms vo, vrai, abandonnées dans la profondeur du cou sans autre incon 0 gêne dans les mouvements bite mais at avons vu extraire el nous avons extrait nous-même, sans crainte de | des organes importants, sans grandes difficuhés et au grand bénéfice des! . blessés, des projectiles qui les auraient exposés pe des corps étrangers : c'est la pratique que nous recoi en usige, Corps étrangers dans l'œsophage. — Nous croyons de mot des corps fortuitement tombés ou introduits dans l'œsup que cet accident est d'une très-grande fréquence à l'armée. Le mémoire d'Hévin (4) et les nombreuses observations qui 0H depuis, ont fait connaître la grande variété des corps étrang vent re arrêtés dans le pharyux et l'œsophage. Ceux que l habituellement chez'les hommes en campagne sont les fragments d'os. Les sangsues sont souvent avalées avec l'eau, sont encore d'une extrême ténuité ; elles s'attachent aux parois d ? dela partie supérieure de l'œsophage, au pourtour des arriël nourrissent et grossissent sur place, en donnant liea à un mode, à des envies de vomir et à un écoulement de sang inter là bouche, écoulement qui peut se renouveler assez souvent p ‘ le sujet. Lorsque les sangsues sont facilement accessibles, il faut avec des pinces : quand elles sont profondément situées dans Ja rieure ou les anfractuosités du pharynx, elles se détachent sous l'ingestion d'eau fortement salée, d'insufflation de sel ou d passage de la fumée de tabac par les fosses nasales. I suffit d' de la possibilité de cet accident pour trouver le moyen d'y rèm ÆEn mangeant la soupe, et surtout en ingurgitant d'un lange de pain, de légumes, de bouillon, etc. qui reste au les militaires avalent très-souvent des 0s qui s'arrêtent dans dans l'æsophage. Quand les os sont aigus, ils s'implantent

{4} Mévin, Mémoires de l'Académée royale de chirurgie, in-8, Lu

où les corps étrangers, tels que les os, sont

ensuite la portion de l'œsophage où ce conduit lé, en traversant, avec les autres éléments du. formé par la colonne vertébrale, les premières côtes

er est-il arrivé dans le pharyax où l ent de strangulation, de la toux, des envies de “et des contractions énergiques de ces parties tone peut parler, court et s'agite ; sa face devint oyants, saillants et injectés ; il porte constamment

moigue dela plus vive anti et de la plus grande

ü en quelques instants, si lé-corpe. est rejeté. ou JS cie seeent, oque Fan xt que déplacé, plus où moins rapprochées.

seal Bip du temps on est tenté de le »

précipiter immédiatement les corps étrangers dans d

pirenet de les extraire. Très-souvent, comme

arrêtés dans le pharynx, où le doigt peut aller à

sont plus profondément engagés ils doivent encore 4!

d'extraction au moyen des différents instruments |

, pinces æsophagiennes ou crochets de différentes M

tre prévenu qu'avec les pinces et les crochets, on saisit 1

le l'os hyoïde, croyant saisir le corps étranger, et

es fractions aussi vaines-que douloureuses : quand

il suffit, pour dégager ses instruments, de les

ément, et de retirer la pince fermée et le ero- +

ne vertébrale. L'administration d'un vomitif favo- 1l

on du corps étranger.

les tentatives d'extraction ont échoué, qu'on peut

le corps dans l'estomac, Des moyens vulgaires, et

# quand le corps n'a pu être extrait, consistent à C

e d'œufs durs ou des bols voJumineux de mie J Ans baicine, garnie d'une éponge à son extrémité, :

refouler en bas les corps étrangers ; à son défaut, on « @

318 BLESSURES DU COU PAR ARMES DE GUERBE. ‘ pourrait se servir d'un poireau, qu'Ambroise Paré n'a pas dédaigné d'employer (1).

Lorsque les corps étrangers n’ont pu être amenés au dehors ou précipités dans l'estomac, ils donnent naissance à l'inflammation et au gonflement. Quelqueois ils provoquent, après quelques jours, une suppuration et une ulcération des points de l’æsophage avec lesquels ils sont ea contact ; ils s’ébranlent et sont avalés, ou ils sont reudus dans un effort d'expulsion : à cette époque on peut de nouveau tenter de les extraire, et nous y avons réussi. Mais très-souvent aussi ils s’engagent de plus en plus par leurs aspérités, donnent lieu à des suppurations fétides et mélées de sang, gênestla respiration et la déglutition, amènent des accès de suflocation, perforent : l'œsophage, pénètrent dans la trachée, blessent les gros vaisseaux, donnent : naissance à des abcès profonds du cou et entrainent la mort des sujets, soit ; rapidement par bémorrhagie, ou après un temps plus ou mois prolongé de 1 souffrances et de marasme.

Toutes les fois qu’un os introduit dans l'œsophage n'a pu en être extrait ou n'a pu être poussé dans l'estorñac, on peut, pendant quelques jours, attendre qu'il se déplace spontanément, s’il reste à peu près inoffensif; s'il ne se déplace pas, et surtout s'il provoque quelque accident alermamt, il . faut l'extraire en ouvrant l'æsophage. L'essai sur l'æsophagotomie de Guattani (2), le remarquable mémoire de Bégin (3) sur le même sujet, dintéressanies observations anciennes et récentes donnent à cet égard les ind

cations les plus formelles et les mieux justifiées. ï

(4) À. Paré, Œuvres complètes, édition Malgaigne, t. If, p. 448. (2) Guattant, Mémoires de l’Académie royale de chirurgie, in-8, t. nu, +. 5. (3) Bégin, Mémoire sur l'æsophagotomie (Joufnal universel de médecine

chirurgie pratiques, etc., 1833).

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