‹ Traité de chirurgie d'arméeChapitre 127 sur 174 · MOMENT DES AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

MOMENT DES AMPUTATIONS

lrc ÉPOQUE. 2e ÉPOQUE.

Immédiate. . .

Immédiate ou

primitive . .

Primitive. . . .

Sur-le-champ.

Immédiate. . .

Immédiate. . .

Immédiate. . .

Primitive. . . .

Primitive ou

immédiate.

Immédiate. . .

Immédiate. . .

Primitive. . . .

Primitive. . . .

Immédiate. . .

Primitive ou

immédiate.

Immédiate. . .

Immédiate ou

primitive . .

Immédiate ou primitive . .

Secondaire ou tardive.

Consécutive.

Consécutive.

Tardive.

Consécutive.

Consécutive ou secondaire.

Secondaire.

Consécutive.

Consécutive ou secondaire.

Consécutive.

Secondaire.

Secondaire.

Intermédiaire. ..........

Retardée.

Consécutive ou secondaire.

Médiate

Consécutive

Médiate

3° époque.

Secondaire.

secondaire

Phases

Ultérieure .

j Tardive - ' ' | Ultérieure, phlegmoneuse. 1 Tardive.

< Ultérieure, d'ostéo-myélite ( Consécutive

Quelques chirurgiens n'admettent comine amputations de la première époque que celles qui succèdent pour ainsi dire à la blessure, ou qui sont pratiquées très-peu de temps après l'accident; d'autres prennent vingtquatre heures pour la limite extrême : pour nous, une amputation est immédiate lorsqu'elle est pratiquée avant le développement des phénomènes inflammatoires, lesquels peuvent se montrer quelques heures ou seulement plusieurs jours après la blessure.

II est certain qu'un blessé amputé le lendemain du jour de sa blessure,, ne se trouve pas, quoique sans fièvre, dans les mêmes conditions que s'il avait été amputé immédiatement après l'accident; il a plus ou moins souffert, au moral comme au physique : mais l'apparition de la fièvre est un phénomène pathologique d'une importance capitale, qui trace, entre la période des amputations immédiates et la période des amputations médiates, une démarcation tellement nette qu'il est impossible de les confondre. Que d'ans cette première époque des amputations on établisse, d'après le temps écoulé depuis la blessure, des divisions qui peuvent avoir une valeur, c'est néanmoins l'apparition de la fièvre et des phénomènes inflammatoires qui signale l'entrée du blessé dans une phase et dans des conditions absolument nouvelles.

Le plus grand nombre des chirurgiens range dans la deuxième époque

5/li AMPUTATIONS ET RÉSECTIONS.

toutes les amputations qui ne sont pas immédiates. Il faut établir une distinction entre les amputations faites pendant la période aiguë de l'inflammation, et celles qui sont pratiquées au moment où l'inflammation a perdu de sa violence ou est tout à fait calmée. Nous désignons sous le nom d'amputation médiate, l'amputation faite pendant la période inflammatoire, et sous celui d'amputation ultérieure, celle qui est pratiquée à l'époque où la lésion est devenue pour ainsi dire locale et se rapproche, par ses manifestations et sa durée, d'une affection chronique.

Il conviendrait que les chirurgiens de tous les pays s'entendissent au sujet de la dénomination à donner aux amputations, suivant le moment où elles sont pratiquées : une dénomination uniforme des amputations déterminerait exactement la place de ces opérations dans les statistiques, et fournirait un élément capital à la fixation de l'époque où il convient d'opérer dans les cas de lésions traumaliques.

Amputation immédiate. — De nombreuses discussions, dont la date remonte à l'Académie royale de chirurgie, ont altéré l'exactitude de l'appréciation de la nécessité et de l'époque des amputations à la suite des coups de feu. La nécessité absolue de l'opération domine toute cette question: lorsqu'une amputation est inévitable, elle doit être faite immédiatement, c'est-à-dire le plus tôt possible avant l'apparition de la fièvre. Quoi qu'on •en ait dit, on substitue, en effet, une plaie moins grave, pouvant guérir, à une blessure plus grave dont les accidents doivent entraîner la mort. Cette règle ne souffre d'exception que pour l'extirpation totale de la cuisse, ainsi que nous l'avons établi précédemment.

Amputation médiate. — Lorsque les accidents inflammatoires ont paru, .•l'amputation doit être, autant que possible, retardée jusqu'à ce qu'un peu de calme soit revenu. Mais souvent les accidents ne diminuent pas, et leur violence est quelquefois telle que l'on est dans la nécessité d'amputer en pleine inflammation, dans la crainte que le blessé ne succombe. La période des amputations médiates peut avoir une durée de quinze jours à un mois ; c'est surtout dans son déclin qu'il faut opérer ; mais ici le chirurgien se trouve dans une perplexité dont il est souvent difficile de sortir. Convient-il à cette époque de sacrifier ou de conserver le membre ; et le blessé, ayant échappé aux premiers accidents, ne pourra-t-il pas faire les frais d'une guérison complète sans amputation ? En pareil cas, la détermination à prendre repose tout entière sur le diagnostic et le pronostic de l'affection. Amputez lorsque les conditions générales sont mauvaises, c'està-dire quand les blessés doivent être transportés, quand les hôpitaux sont encombrés, quand régnent des épidémies, lorsque l'inflammation très-violente a envahi les os dans une grande étendue, lorsque la suppuration a

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