BLESSURES DU HACHIS ET DE LA MOELLE ÉPIN1ÈRE
Fig. A3. — Fracture de V apophyse transverse et articulaire supérieure droite de la deuxième vertèbre lombaire.
(Musée du Val-de-Grâce.)
siège, ou par la flexion forcée du corps en avant : la fracture survenant par ce dernier mécanisme entraîne, presque toujours, la fracture des apophyses iransverses et, souvent, celle des apophyses épineuses.
Les apophyses transverses sont rarement fracturées seules; il en est de même des lames vertébrales. Celles-ci, faisant partie de l'arc postérieur de l'os, se rompent habituellement des deux côtés de l'apophyse épineuse : la
rareté d'une fracture isolée d'un des côtés de l'arc postérieur des vertèbres, nous a engagé à faire dessiner un exemple de cet accident, bien que nous ne possédions aucun renseignement sur le mécanisme qui l'a produit (fîg. 43). La fracture siège sur la racine de l'apophyse transverse et de l'apophyse articulaire supérieure droites de la deuxième vertèbre lombaire ; elle se prolonge sur la lame de la vertèbre et l'intéresse dans toute son épaisseur.
Les apophyse's épineuses sont de toutes les parties des vertèbres, celles qui sont le plus souvent intéressées isolément, et celles dont les fractures présentent le moins de gravité.
Lésions du rachis par les instruments piquants et tranchants. — Les blessures par les instruments piquants ou tranchants et les blessures par les petits projectiles qui atteignent la colonne vertébrale, peuvent ne pas retentir sur la moelle épinière : dans ce cas, elles ne diffèrent pas essentiellement des blessures de ce genre qui se rencontrent sur les autres os du squelette ; elles ne tirent leur gravité que de l'importance des parties que les corps vulnérants auront dû traverser pour arriver jusqu'au rachis. Les blessures des parties molles qui recouvrent en arrière la colonne verte- ' brale sont généralement sans danger, en raison de l'absence dans cette région de gros troncs vascuiaires ou nerveux. Sur la partie antérieure du rachis, au contraire, où sont en quelque sorte suspendus tous les viscères thoraciques et abdominaux, et contre laquelle sont appliqués les plus gros vaisseaux de l'économie, il est rare que les vertèbres soient atteintes sans qu'un des organes que nous venons de signaler soit lésé : la blessure du rachis n'est plus alors qu'accessoire, et celle du cou, de la poitrine ou de l'abdomen devient la plus importante.
La colonne vertébrale, formée en arrière et latéralement par les lames et les diverses apophyses des vertèbres ; en avant, par les corps des vertèbres superposés et réunis entre eux au moyen des ligaments interverté-