LES GRANDS ÉCRASEMENTS
Voilà une des questions les plus graves et les plus pressantes de la chirurgie d'urgence, et sur laquelle tout praticien devrait avoir sa religion faite d'avance, car elle est de celles qui se présenteront à lui, tout à coup, et dans des conditions telles, parfois, qu'il sera seul à la résoudre. Sauver la vie du blesse', avant fout, sauver le membre, aussi souvent qu'on le pourra, ou restreindre au minimum la mutilation nécessaire : telle est la pensée maîtresse qui doit inspirer les résolutions à prendre, et à prendre séance tenante; telles sont les deux indications capitales qu'il faut s'efforcer de concilier.
Il est utile de distinguer les écrasements qui portent sur la continuité des membres, qui atteignent un segment plus ou moins élevé du membre, de la cuisse ou du bras, par exemple, sans intéresser la zone
['' G\cdard. Sur les chevilles d'ivoire comme moyen d'immobilisation directe de fragments osseux et comme soutien dit périoste. Thèse de Genève, 1892.
M LES GRANDS ECRASEMENTS.
sous-jacente, el les éci^asements périphéi^iques, qui portent sur le pied ou la main et remontent plus ou moins haut.