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I.' tube contourne L'index gauche

LE TUBAGE.

Kis. 105.

Le tube, arrivé au-devant de l'index, pénètre dans le larynx.

Lorsque le doigt explorateur a nettement la sensation du tube au-dessous de ce pont membraneux, on peut être sûr que le tube est dans le larynx. »

Fixez-le donc avec l'index gauche, placé comme ligure 107, qui pèse sur sa tète, la maintient et Yenfonce, pendant que la main droite déclenche l'introducteur et le retire. La manœuvre, qui ne doit jamais se faire avec violence, exige quelque fermeté, pour triompher du spasme laryngé, souvent intense, L'index gauche complète l'introduction du tube ( fig. 108), désormais libre, jusqu'à ce qu'il ait disparu tout entier dans le larynx (fig. 109).

On bruit très spécial signale le passage de l'air

dans le manchon métallique; et, une fois la respiration tabulaire bien établie, on retire le fil, dès lors inutile, en coupant l'un de ses chefs et en fixant la

tête du tube avec l'index (fig. 110). L'ouvre-bouche est enlevé et l'opération terminée.

Telle est la technique, dans ses temps successifs, et les figures ci-contre, dues à Martin et empruntées à l'article de Sevestre, permettent d'en saisir parfaitement toutes les manœuvres. Mais, il faut le dire, la pratique est loin d'être toujours aussi simple, surtout entre des mains peu expérimentées, que ne pourrait le faire supposer la « théorie ».

Sans parler même des difficultés que l'on éprouve parfois à mettre en place l'ouvre-bouche, l'entrée du larynx est difficile à reconnaître et à atteindre dans certaines conditions.

Fig. 101). — Recherche du pont membraneux.

TItAUlEOTiiMŒ ET TUBAGE M LARYNX.

L'épiglotte est parfois mollasse el malaisément reconnaissable chez les tout jeunes enfants, où l'on es! encore gêné par Pétroitesse de la bouche;

Lie. 107. — Le mandrin est retiré pendant que l'index lise le tube.

à sept ou huit ans. le larynx est assez bas et difficile à atteindre ; il faut savoir le fixer et immobiliser l'épiglotte. Lors de spasme laryngé considérable, le doigt explorateur rencontre « une sorte de boule sur laquelle il est à peu

près impossible de trouver un orifice ; en tout eas, cel orifice serait trop petit pour laisser passer un tube ». Que faire ? Ne jamais chercher à passer de force . au hasard ; « avec l'index gauche, on obture la glotte pendant quelques secondes. Le petit malade, contrarié par cette manœuvre, veut alors respirer et fait des efforts dans ce sens. On retire à ce moment l'index qui obturait la glotte ; l'enfant fait une large inspiration, sa glotte s'ouvre et vile on en profite pour introduire le tube ».

peut glisser du mandrin :

fossettes pré-épi glottiipies.

Fie lus. — L'index achève la descente du tube dans le larynx.

Pendant la manœuvre d'introduction , le tube il peut être « mal posé », rester dans une des

IX TUBAGE.

pénétrer dans l'œsophage, ou même, ce qui suppose toujours une main brutale, se créer une fause route dans le ventricule ou à travers la membrane crico-thyroïdienne. Le lil

sert alors à l'extraire, pour reprendre l'intervention de façon plus régulière.

1 ne fois en place, il peut donner lieu à divers accidents : il peut être rejeté par la bouche, dans un effort de toux, ou tomber clans l'œsophage, où il est dégluti ; il peut être bouché par les fausses membranes ou les mucosités : l'obstruction brusque, qui succède parfois immédiatement à l'opération , commande , sous peine d'asphyxie, l'extraction du tube: l'obstruction lente cède quelquefois à une injection d'huile mentholée; sinon, elle nécessite aussi le détubage d'urgence.

Fig. 109. — Le tube est dans le larynx.

Fig. 110.

Enlèvement du lil.

Ce sont précisément ces accidents ultérieurs, toujours possibles, qui rendraient si périlleuse, après le tubage, l'absence de surveillance, d'une

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