DES GRANDES HÉMORRAGIES DE L'ULCÈRE DE L'ESTOMAC ET M DUODÉNUM
un surjet séro-musculaire, d'adossemen incisions seront menées suivant pratiquée verticalement (fie. ]$)())
Aillant
(|iu' possible, les deux
le grand axe de l'estomac, et la réunion
Lors d'u Icère de la petite ou de la grande courbure, qu'il v ait, ou non une érosion de la coronaire stomachique ou de la
Kig. 190. — Réunion de la petite courbure, après excision d'un ulcère.
gastro-epiploique, on jettera d'abord deux pinces sur l'artère (C, Qg. 190), en amont et en aval de la zone à exciser, en trouant l'épiploon correspondant ; puis on fera l'excision et la réunion, connue tout à l'heure, et les pinces seront remplacées pailles ligatures.
Roux et Mickulicz ont olitenu deux beaux succès, en traitant ainsi des ulcères de la petite courbure, com-
F. iil initial de la suture profonde. — F', fil initial de la suture pliqués (l'érosion (le d'adossement. — E, épiploon gastro- hépatique. — C, artère coronaire, I.. fnmnairo le ma pincée. — S, surjet séro-musculaire. — M, surjet muco-mnqueux. u""'"u' l'K I"',~
ladede Roux (') était
« un gros brasseur allemand, qui évaluait à 1 litre 1/2 sa première et à 2 litres sa seconde hémorragie stomacale : le l'ait est qu'il était exsangue ». On trouva « à la petite courbure, non loin du pylore, un ulcère rond circonscrit, qui avait rongé l'artère coronaire. La ligature double de Vartère, l'excision de la région ulcérée, la suture furent couronnées de succès. » Dans le cas de Mickulicz [-), il s'agissait aussi d'un ulcère, occupant la petite courbure, et qui avait érodé la coronaire stomachique: l'excision et la suture ('tuent suivies d'une guérison, qui se maintenait encore trois ans après.
Ajoutons que, si l'excision était impraticable, la ligature double extrastomacale de Vartère resterait une intervention fort utile, liniixri va eu recours chez une femme, en pleine hémorragie : là encore, la guérison se maintenait trois tins après.
2° Vous trouvez un ulcère de la paroi postérieure, ulcère calleux, cratériforme, adhérent, et qui « creuse » dans le pancréas; un gros vaisseau est ouvert, le pvloriipie, la pancréatico-diindénale, la spléniqtie peut-être.
La situation esl tort menaçante, chez un malade anémié qui ne survivra pas à une opération longue.
(*] Rorx, Congrès français de chirurgie, 1803, p. 401. (s) Mickulicz, loc. cit., p. 3.
(3) Thèse de Savariaud, nl>s. X.
II y a, sans doute, une voie rationnelle, la suivante : attaquer la zone adhérente par l'arrière-cavité des épiploons, en soulevant .l'estomac, dégager la paroi peu à peu, faire l'hémostase directe, puis curetter et cautériser, s'il le faut, le foyer pancréatique, exciser les bords de l'ulcère, et réunir. C'est à l'opérateur de juger si l'état de son malade autorise pareille tentative.
Sinon, il faudra se borner à des moyens d'hémostase toujours assez précaires. On cherchera à saisir, avec une pince de Kocher, le vaisseau qui saigne et à glisser sur cette pince une ligature médiate ; on s'efforcera d'en découvrir et d'en étreindre les deux bouts. Si l'on ne trouve pas de vaisseau de calibre érodé (et le grattage prudent du foyer, avec une fine curette, peut être utile, en pareil cas), on cautérisera l'ulcère avec le thermo-cautère au rouge sombre, méthode bien infidèle, toute de nécessité et qui ajourne simplement le péril.
Peut-être vaudrait-il mieux passer hardiment, en plein tissu pancréatique, une série d'anses verticales de catgut qu'on nouerait, très doucement et qui exerceraient une compression en masse.
5° Ulcère du pylore et du duodénum. — S'il est petit, mobile, non compliqué de sténose ni d'induration étendue, l'excision sera le procédé de choix, elle se fera en long et l'on réunira en losange les bords de l'excision.
Un pylore sténose, transformé en une tumeur calleuse, commanderait la
pylorectomie d'urgence. Elle a été pratiquée par Elliot de trente - sept
chez une femme
ans
nu vomis -
sait du sang en abondance de puis huit jours et dont l'anémie était extrême, il trouva une tumeur pylorique du volume du poignet : séance tenante, il réséqua le pylore et un segment de l'estomac, représentant à peu près le cinquième de l'organe. L'o-
Fig. 191.
C, cardia. •
pérèe succomba
d'épuisement, au
quatrième jour.
Et, de fait, en pareilles conditions,
tenter une intervention dé ce genre
Large.ulcère perforant de la grosse tubérosité (gastro-entt'rostomiel.
U, ulcère. — 1', perte de substance.
J, anse grêle.
- 0, orifice gastro-intestinal.
peu de chirurgiens se résoudront à : mieux vaudra cautériser largement
Elmot, Observation rapportée par Cutter. Boston med. and surg. Journal, 1897, p. 54-57.