RUPTURES DE LTRÈTHRE PROFOND AVEC FRACTURE
molle, prenez un long tube en caoutchouc rouge, du même calibre; faites-le passer clans l'urèthre antérieur, puis, à la suite du cathéter métallique, dans le bout postérieur; ne le laissez pas dans la vessie, mais faites-le sortir, à Vhypogastre, d'une longueur suffisante pour qu'il puisse plonger dans un récipient et « faire siphon »; percez de trous la portion intra-vésicale ; enfin, dans le même récipient où plonge déjà l'extrémité vésicule, faites plonger aussi l'extrémité uréthrale du tube : de la sorte, vous aurez largement assuré le drainage de l'urine, et, au bout de quelques jours, vous pourrez remplacer le long tube par une sonde à demeure ordinaire.
On termine l'intervention en rétrécissant par quelques sutures la plaie vésicale, que nous avons supposée assez longue pour donner un accès facile, et l'on réunit aussi partiellement la plaie hypogastrique. Au périnée, on achève la « réparation » dans la mesure du possible.
Toutes ces tentatives de réunion uréthrale, de « remise en état » immémédiate ne sont applicables, bien entendu, qu'aux ruptures relativement récentes et non encore compliquées.
Trop souvent nous nous trouvons en présence d'une infiltration déjà étendue ou d'un vaste phlegmon urineux : l'incision simple, le débridement très large allant jusqu'à l'urèthre représentent alors la seule intervention rationnelle. Elle pare aux accidents menaçants : plus tard, on cherchera à tirer le meilleur parti possible de l'état local, toujours singulièrement aggravé par les hésitations du début .