‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 105 sur 460 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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3. Gama nous dit qu'à l'hôpital de Metz, dans une salle de 120 lits, il mourait chaque ■ur 13, 20 et jusqu'à 30 malades dans les vingt-quatre heures. O. c. , p. 278. En dix-huit «ois, six cents médecins avaient succombé.

qui' l.o 1 1 1 olliciei* de santé français, pharmacien, chirurgien ou médecin, sera mis, de 18 à 10 ans, à la disposition du ministre de la Guerre1. Quinze jours après la publication du décret, chacun d’eux devait fournir, oulre des renseignements personnels, des indications précises sur ses ouvrages et son temps d’exercice. Le recrutement de nos chirurgiens est dès lors assuré.

En 1790, on comptait aux armées 4000, en 1794, plus de 8000 officiers de santé de tous grades et de toutes catégories, et un nombreux personnel qu'on pouvait réquisitionner au furet à mesure des besoins était terni en

réserve pour assurer et au delà les nécessités du service. Ainsi, à des armées considérables était, pour la première fois, adjoint un personnel sanitaire nombreux. Ajoutons que le sage Règlement du 3 ventôse 1793 déterminait de la façon la plus précise et la plus satisfaisante les dispositifs généraux à suivre par les chirurgiens sur les champs de bataille, en leur laissant l'initiative la plus complète. On était allé jusqu’à adjoindre au chirurgien en chef, un chirurgien en chef en second, dont le rôle, réduit dans les combats ou les luttes partielles, s’élargissait dans les grandes batailles. Il partageait alors avec le chirurgien en chef la surveillance du service sanitaire des postes avancés, des ambulances du champ de bataille, des hôpitaux temporaires ou d’évacuation.

Cette période brillante, où, malgré les difficultés de toutes sortes qui semblaient devoir entraver notre organisation et le fonctionnement de nos services, nos chirurgiens avaient su si bien faire face aux plus pénibles épreuves, allait malheureusement faire place à une période bien différente, qui se continuera pendant toute la durée de l’Empire, et durant laquelle leur action, réduite par celle des commissaires des guerres et de perpétuels conflits, fait, comme le dit Bégin, rétrograder le service de santé de quarante ans. Si les chirurgiens apportent à l’accomplissement de leurs devoirs le même zèle, le même dévouement, l’effet produit n’est souvent pas en rapport avec ce que les circonstances exigent.

L’influence directe du chirurgien en chef ne s’exerce souvent plus que sur ses collaborateurs les plus directs et ils ne doivent qu’à l’éloignement, ou à l’importance de leurs services, de rester maîtres de la situation. Les nécessités pressantes exaltent souvent certains hommes ; ils brisent les obstacles qui paralysent leurs généreux et indispensables efforts, mais leur action ne peut être que momentanée, car ils n'ont pas le texte de la loi pour les soutenir. Percy a usé sa vie à ces luttes que Laurent et'Gama nous ont retracées et ses dispositifs ingénieux, ses combinaisons les plus pratiques et les plus nécessaires, dès qu'elles dépassaient les limites étroites d’une intervention chirurgicale directe, étaient accueillies tantôt avec mauvais vouloir, tantôt avec indifférence. Plus heureux dans ses relations avec les commissaires des guerres, puisant dans l’appui direct du souverain et dans la sollicitude de ce dernier pour une portion de l’armée qu'il s’était particulièrement attachée des forces qui manquaient à ses collègues^ D. Larrey rencontre moins de difficultés, mais les vices de l’organisation n’en pèsent pas moins sur l’ensemble du service et du personnel. Ils étaient d’autant plus sensibles encore que la période qu’on venait de traverser avait habitué à une plus grande indépendance d’action. Sans doute

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